XX. Hybodus apicalis Agass
Vol. 3, Tab. 23, fig. 4 6-20.
C'est une très-petite espèce, mais du reste fort bien caractérisée, et si, lorsque je l'appris à connaître, je n'avais pas déjà appliqué le nom spécifique de (jrossiœnus à une autre espèce , j'eusse certainement dû le réserver pour celle-ci. Le cône principal est, en effet, proportionnellement à la dent , plus gros que dans aucune autre espèce. Sa largeur excède , à la base de la couronne , la moitié de la longueur de la dent ; sa forme est essentiellement conique. Au nombre des exemplaires figurés , il en est même un dont la hauteur n'égale pas même le diamètre de la base (fig. 48); d'autres sont plus élancés (fig. 16, 19). Il y a de chaque côté du cône principal un ou deux cônes secondaires qui se font remarquer par cette même forme large et conique qui caractérise le cône principal. Les uns et les autres sont distinctement plissés ; les plis sont de grosseur variable suivant les dents , mais il paraît que dans aucun cas ils ne se prolongent jusqu'au sommet du cône principal. La base de la couronne est à-peu-près horizontale, au moins dans les deux exemplaires de fig. 18 et 20, qui sont les mieux conservés. La racine ne me paraît pas avoir été bien épaisse.
Je ne connais de cette espèce que les cinq exemplaires figurés , dont je dois les dessins à l'obliiïeance de M. le comte de Munster. Ils ont été recueillis , avec des dents de Saurichthys , dans un grès ferrugineux du Keuper des environs de Hildesheim.
Les fig. 16, 17, 18, 19, 20 représentent la grandeur naturelle. Les fig. 16', 17', 18'. 19'. 20' sont grossies.