‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 178 sur 284 · II. NOTIDANUS RECITRYUS Agass · texte numérisé non relu

II. NOTIDANUS RECITRYUS Agass

Vol. 3 , Tab. 27, fig. 9-12 (sous le nom de N. primigenius) .

Lorsque je fis lithograpbier ma planche 27 , qui représente les Notidans fossiles , ce type ne m'était connu à l'état fossile que par un très-petit nombre d'exemplaires , et craignant de trop multiplier les espèces d'après des matériaux incomplets , je confondis l'espèce dont il est ici question avec le N. primigenius. Ayant eu plus tard l'occasion d'examiner un grand nombre d'exemplaires du véritable N . primigenius , et les ayant tous trouvés très-semblables, j'en conclus que la dent que je désigne maintenant sous le nom de iV. recmxus devait provenir d'une espèce particulière. Elle se distingue en effet du N. primigenius par plusieurs particularités. Le cône principal est plus droit ou au moins plus vertical ; les cônes secondaires , en revanche , sont très-recourbés en arrière , et contrastent sous ce rapport avec le cône principal. Il n'y en a d'ailleurs que trois, tandis qu'il y en a ordinairement un bien plus grand nombre dans le N. primigenius. Sous tous les autres rapports, le N. recurvus et le N. primigenius sont semblables. La racine est haute et se reconnaît facilement à sa structure spongieuse. Les dentelures antérieures sont fines, mais cependant distinctes: elles ne s'étendent pas jusqu'à la moitié de la hauteur du cône principal.

L'original se trouve dans la collection de M. Regley ; son origine est inconnue. Fig. 9 représente la dent vue par sa face interne , tig. d i par sa face externe. La fig. 10 montre le profil vu par derrière, et fig. 12 , le profil vu par devant.

IIL NoTIDANUS MICRODON Agass.

Vol. 3, Tab.27, fig. 1, et Tab. 36, fig. 1 et 2.

Malgré les difficultés que l'on éprouve à déterminer les espèces de ce genre d'après les dents, je ne doute cependant pas que la dent figurée n'appartienne à une espèce particulière. Elle diffère notablement du A'^. primigenius par ses dentelons beaucoup plus effilés et proportionnellement plus allongés. La dent elle-même est aussi beaucoup plus petite , et comme la disposition des dentelons indique que l'exemplaire figuré est une dent de la mâchoire inférieure, qui, d'après l'analogie des espèces vivantes, a atteint tout son développement, on peut en conclure que le poisson dont il provient était d'une taille bien inférieure au N. primigenius. Les serratures du bord antérieur du premier dentelon sont très-fines. La hauteur de la racine égale à-peu-près celle des principaux dentelons.

Lorsque parut ma planche 27, qui représente une dent de cette espèce, je ne connaissais encore le N. microdon que par un seul exemplaire, que je devais à l'obligeance de M. Alex. Brongniart. Depuis lors j'en ai vu dans la collection de M. Mantell trois autres exemplaires très-parfaits (Tab. 36, fig. 1 et 2), qui ne font que confirmer les caractères empruntés à mon premier exemplaire. Tous se font remarquer par la forme effilée et très-aiguë des dentelons, qui sont également au nombre de cinq, et par la finesse des dentelures du bord antérieur.

M. Dixon a figuré une dent parfaitement semblable à celles que je viens de décrire , sur une des planches de l'ouvrage qu'il prépare sur la géologie du midi de l'Angleterre ; cette dent provient de la craie blanche de Sussex.

Malheureusement toutes ces dents sont fort rares dans les terrains crétacés , puisque jusqu'ici je n'ai pas eu l'occasion d'en voir plus de quatre exemplaires. Ils proviennent tous de la craie d'Angleterre. M. le comte de Munster m'informe qu'il en a reçu deux de la craie de Quedlimbourg parfaitement semblables à celui de fig. 1 , Tab. 27.

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