XI. Carcharodoin lanceolatus Agass
Vol. ."), Tab. 30. %. I. (exclus, fig. 3).
La dent que j'envisage comme le type de Celte espèce se trouve dans la collection de M. le <;omte de Munster, qui a bien voulu m'en communiquer le dessin. Quoique elle ne soit pas entière, elle est cependant assez bien caractérisée pour qu'on n'ait pas à craindre de la voir confondue avec d'autres espèces. Sa forme Irès-élancée en constitue évidemment le caractère saillant ; car, à supposer qu'elle fût brisée juste à la base de l'émail, comme cela parait être le cas, la hauteur de l'émail égalerait encore le double de la largeur de la base, ce qui ne se rencontre à ma connaissance dans aucune autre espèce de Carcharodon. L'épaisseur de la dent est assez considérable ; le sommet est un peu recourbé en dehors (lig. I ' j. La face externe est plate et présente, à la base de l'émail , deux profonds sillons qui peuvent également être envisagés comme de bons caractères.
L'original provient des grès ferrugineux tertiaires de Kressenberg. .l'avais d'abord rapporté à cette espèce la fig. 3 de Tab. 30, qui provient également de Kressenberg , mais d'une autre couche. Plus tard j'ai acquis la conviction qu'elle appartient à une autre espèce, probablement au C. aiujustidens (Tab. 28, fig. 20-23).
XH. Carcharodo?>' TOLiAPicus Agass.
Vol. 3, Tab. 30 «, fig. ik.
Cette dent ressemble plutôt par sa forme et sa physionomie aux dents d'Otodus qu'aux dents de Carcharodon. Il y a bien quelques espèces de Carcharodon recourbés qui ont une forme assez grêle , jointe à des bourrelets latéraux très-développés , par exemple les Carcharodon heterodon et megalotis ; mais ils sont cependant loin d'être aussi élancés que notre C. toliapicus, qui en outre est parfaitement vertical au lieu d'être recourbé. La racine est très-forte, comparée à l'étroilesse du cône. Les bourrelets latéraux sont égaux des deux côtés et trèsirrégulièrement dentelés. Les dentelures marginales de la dent sont uniformes et très-développées , eu égard à la petitesse de la dent. L'épaisseur du cône est considérable et rappelle aussi sous ce rapport les dents des Lamna. La face interne est très-bombée ; la face externe est plane.
L'original se trouve au Musée de Bristol ; il provient de l'argile de Londres de Sheppy.