‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 216 sur 284 · V. OioDuscRAssus Agass · texte numérisé non relu

V. OioDuscRAssus Agass

Vol. 3, Tab. 36, lig. 29-51.

Cette espèce se distingue par son épaisseur considérable ; mais contrairement à ce que nous avons observé dans d'autres espèces, la racine n'a point sous ce rapport une prépondérance très-marquée sur le cône dentaire , et au lieu d'être fortement renflée au milieu de la face externe, comme c'est ordinairement le cas, elle est à peine plus gonflée que la base de l'émail, ainsi que le montre le profil de fig. 30 6 et 31 6. Quoique la base de la couronne ne soit intacte dans aucun des exemplaires figurés, l'on voit cependant par le contour de la dent, dans les fig. 30 et 30 a, que la hauteur du cône égalait à peine la longueur de la racine. C'est donc une dent de forme essentiellement trapue; cependant nous rencontrons aussi ici des différences

de forme notable, qui correspondent à la position que les dents occupaient sur les mâchoires. C'est ainsi que la dent de fig. 29 est beaucoup plus allongée que les deux autres, d'où nous concluons qu'elle était sise sur le devant de la mâchoire. La surface de l'émail est finement striée à la face externe (fig. 30) , ainsi qu'à la face interne (fig. 30 a). Les bourrelets latéraux, autant que nous pouvons en juger d'après ce qui en reste, étaient très-gros et obtus, comme dans la plupart des Otodus.

Les originaux de ces dents se trouvent dans la collection de M. le comte de Miinster et proviennent du grès vert de Ratisbonne et de Kehlheim. M. le comte de Munster qui m'en a communiqué les dessins , fait la remarque que les bourrelets latéraux doivent être très-fragiles, puisqu'il ne les a trouvés conservés que sur un seul exemplaire, la dent de fig. 30.

VL Otodus semiplicatus Miinst.

Vol. 3, Tab. 36, fig. 32 et 33.

Le nom de cette espèce en indique le caractère essentiel , qui consiste dans la présence de plis très-nombreux , qui sont surtout distincts près de la base de la couronne , à la face externe ( fig. 32), aussi bien qu'à la face interne (fig. 32 «). C'est du reste une dent de forme assez massive , et quoique le cône principal soit brisé , on peut cependant , d'après la convergence des bords, en conclure qu'il était moins haut que la base n'est longue. Les bourrelets latéraux sont gros, dentelés et plissés. La racine est haute et concave, ainsi que la base de l'émail, qui lui est parallèle à la face externe.

M. le comte de Miinster rapporte, mais avec doute, à cette espèce le fragment de fig. 33. 11 a sans doute la même apparence générale , et est plissé à-peu-près de la même manière , mais le bourrelet latéral est bien plus saillant et plus allongé.

L'original de fig. 32 a été trouvé dans le Planer de Slrahla, près de Dresde, par M. le comte de Munster, qui m'en a communiqué le dessin.

Fig. 33 provient de la craie de Quedlimbourg, et fait partie de la collection de M. le comte de Miinster. Fig. 33 a représente le même fragment grossi.

Vn. Otodus sEREATUs Agass.

Vol. 3, Tab. 32, fig. 27 et 28.

Ce qui constitue le caractère distinctif de cette espèce, c'est que les bourrelets latéraux, ordinairement plus ou moins arrondis dans les autres espèces , sont ici transformés en dentelures anguleuses, surtout à la base du bord postérieur. Sous ce rapport notre 0. sermtus se rapproche un peu des Galeocerdo ; aussi ne suis-je pas sans quelque doute sur la position gé-

nérique de cette espèce, qui ne pourra être déterminée d'une manière rigoureuse que quand on aura étudié sa structure microscopique. S'il résultait de cette élude que la denline n'est pas massive comme dans les Otodus en général , mais au contraire creuse , on m\ devrait pas hésiter à la reporter dans le genre Galeocerdo. En attendant, il m'a paru que sa forme extérieure avait plus de rapport avec celle des Otodus.

Les originaux de mes figures se trouvent dans la collection de M. Bronn, et proviennent de la montagne de St Pierre de Maestricht; tous deux sont vus par leur face externe.

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