‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 221 sur 284 · II. OXYRHINA XIPKODON Agass · texte numérisé non relu

II. OXYRHINA XIPKODON Agass

La différence entre cette espèce et l'Oxijrh. hastalis repose sur un seul caractère saillant, qui consiste en ce que la face interne , qui d'ordinaire est régulièrement bombée, présente ici à la base de l'émail un aplatissement très-notable, comme sien cet endroit l'on avait usé la dent au moyen d'une meule (voyez la coupe B de Tab. 37) ; il en résulte que le profil de cette espèce est très-mince (fig. 11 «et 12«) ; mais par cela même que cette particularité caractérise la face postérieure , la détermination spécilique n'est possible qu'autant que ^ette face est bien conservée. Il est vrai que d'ordinaire notre Oxyrh. xiphodon est plus large que VOxyrh. hastalis; mais c'est là un caractère trop vague pour qu'il puisse servir de critère, car je possède des exemplaires de toutes les formes: de très-élancées (fig. 12) , qui probablement proviennent de la partie antérieure de la mâchoire inférieure,, et d'autres plus courtes qui sans doute occupaient une position plus reculée dans la gueule de l'animal. Toutes sont recourbées en dehors près du sommet , de manière à paraître crochues ; seulement cette courbure est plus prononcée dans les grandes dents que dans les petites. La base de l'émail présente à-peu-près les mêmes contours des deux côtés ; elle n'est que faiblement échancrée au milieu , mais elle descend un peu plus bas à la face externe qu'à la face interne. La racine quoi({ue un peu plus épaisse que la base de la couronne est cependant moins développée que dans les autres espèces, et participe jusqu'à un certain point de cet aplatissement qui caractérise la face interne. Enfin on retrouve aussi à la face externe ces sillons latéraux parallèles aux bords qui donnent à cette face une apparence ondulée.

Les originaux de mes (igures se trouvent dans la collection de M. Bronn, et proviennent, suivant l'étiquette, du gypse des environs de Paris. M. Al. Brongniart possède une dent de la même espèce de Castelnau , près de Dax. Il en existe de fort beaux exemplaires au Musée; de Carisruhe, qui se distinguent par un émail d'un jaune clair très-brillant, et d'autres au Mu-

séuin de Paris. M. le comte de Munster possède de fort belles dents de la même espèce provenant de l'ile de Malte: mais la série la plus complète que j'en ai vue se trouve dans la col- -o-^'»— ^— ^ ->/;^-=<' lection de sir IMiilipp Egerton.

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