VIII. OXYRHINA LEPTODON AgaSS
Vol. 3, Tab. 34. fig. i et 2 (sous le nom d'Oxyrhîna hastalis) et Tab. 37, fig. 3-f).
Cette espèce tient le nnlieu entre VOxyrh. hastalis et VOxyrh. Desorii , en ce sens qu'elle est comprimée comme la première, mais avec cette différence que la face externe, au lieu d'être concave, est plus ou moins renflée, comme dans VOxyrh. Desorii, et même davantage. Il se pourrait sans doute que ce fût là le caractère des dents du jeune âge de VOxyrh. hastalis, comme je le croyais dans l'origine. Cependant comme je n'ai point eu l'occasion d'observer de pareilles transformations dans les espèces vivantes, je préfère envisager les dents qui présentent cette particularité comme une espèce à part ; d'autant plus que toutes ces dents ont à-peu-près les mêmes dimensions , et que le nombre en est assez considérable dans certaines localités.
La fig. I a de Tab. 5k donne une idée assez précise de cette forme bombée de la face externe. La dent, au lieu d'être courbée en dehors comme les dents de VOxyrh. hastalis, penche au contraire en dedans. La grande dent de fig. 2 a plus de rapport avec le véritable Oxyrh. hastalis , en ce qu'elle est presque droite, et que sa pointe est tournée un peu en dehors ; mais elle n'en appartient pas moins à notre espèce , car sa face externe est légèrement bombée près de la base de l'émail, et l'on ne remarque de ce côté aucune trace des sillons parallèles qui caractérisent VOxyrh. hastalis. Les exemplaires figurés proviennent de la molasse de Wiirenlos, dans le canton d'Argovie; ils m'ont été communiqués par M. Escher de la Linth, qui en a recueilli un assez grand nombre dans cette localité.
J'envisage comme identiques les dents de Tab. 37, fig. 3-S ; elles proviennent des graviers tertiaires de Flohnheim dans la vallée du Rhin , où l'on trouve en général un grand nombre de fossiles identiques avec ceux de la molasse.