‹ Recherches sur les poissons fossiles (volume 5)Chapitre 229 sur 284 · X. OXYRHINA CRASSA AgaSS · texte numérisé non relu

X. OXYRHINA CRASSA AgaSS

Vol. 3, Tab. 3i , fig. 14 (sous le nom d'Oxyrh. hastalis), etTab. 37, (ig. 16.

C'est comme VOxyrh. Mantellii une espèce très-massive; et quoique moins grande que les plus grands exemplaires de cette dernière , elle est cependant plus trapue. Le cône de la dent est recourbé en dedans, au moins dans l'exemplaire de Tab. 37, fig. 16, que j'envisage comme le type de l'espèce. La face externe est renflée comme dans VOxyrh. Desorii, et ce qui mérite surtout d'être mentionné, c'est qu'elle ne présente que de très -faibles traces de ces sillons latéraux qui sont si développés dans VOxyrh. Mantellii et dans VOxyrh. hastalis. C'est en outre une dent sensiblement équilatérale , ou du moins la dilTérence est très-faible entre les deux bords, qui sont très-tranchans, malgré l'épaisseur de la dent. La pointe est par malheur endommagée dans noire exemplaire ; mais d'après l'analogie des autres espèces, on peut supposer qu'elle avait une tendance à revenir en dehors. La racine est fort épaisse. La base de l'émail forme un angle ouvert à la face externe (fig. 16), tandis qu'elle présente une ligne régulièremeut arquée à la face interne (fig. 16a).

L'original de Tab. 37, fig. 16, m'a été communiqué par M. Kaup, et provient des terrains tertiaires de la vallée du Rhin. La racine est fortement empreinte d'oxide de fer, ce qui lui donne une teinte cuivrée.

La fig. d 4 de Tab. 34 est probablement la même espèce ; elle présente le même renflement de la face externe et est également très-épaisse. Elle fait partie du Musée de Stuttgart ; son origine est inconnue.

XL OxYKHINA SUBINFLATA AgaSS.

Vol. 3, Tab. 37, fig. 6 et 7.

A certains égards, cette dent ressemble beaucoup à VOxyrh. Desorii , en particulier par son épaisseur considérable et par sa forme ondulée, lorsqu'on l'examme de profil (fig. 6a). La racine est même plus épaisse que dans cette dernière. Mais ce qui la distingue non-seulement de VOxyrh. Desorii, mais de toutes les Oxyrhines en général , c'est sa face externe qui , loin d'être plane , est au contraire sensiblement bombée (voyez la coupe D). Sur les côtés se voient deux sillons verticaux qui rendent les bords de la dent très-tranchans ; enfin , l'on remarque au milieu de cette face , près de la base de l'émail , un sillon plus ou moins accusé , qui s'étend à-peu-près jusqu'à la moitié de la hauteur du cône. La face interne est régulièrement bombée.

J'envisage la dent de fig. 6 comme le type de cette espèce; celle de iig. 7 est un peu moins épaisse , et sa face externe est moins bombée ; néanmoins elle présente la même difîérencé générale, et comme elle provient du môme terrain et de la même localité , je la crois identique; c'est probablement une dent plus reculée.

Du grès vert de Kemmerlingen. Les originaux se trouvent au Musée de Prague.

On trouve dans le gault de la Perte-du-Rhône des dents fort semblables à celles de fig. 7, (jui pourraient fort bien être des dents de la même espèce. II est ^ rai que la face externe est bombée, mais les bords sont tout aussi tranchans et la forme générale est la même.

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