V. Myliobates Regley Âgass
Vol. 3, Tab. ^6, fig. 6-H.
Cette espèce a été établie d'après un fragment de plaque dentaire , provenant des environs de Bruxelles, qui faisait partie de la collection de feu M. Regley, et qui est le seul que je connaisse. En lui donnant le nom sous lequel elle est figurée, j'ai voulu rappeler à la mémoire des géologues le souvenir d'un savant aussi distingué que modeste.
A en juger d'après ce qui en est connu, cette espèce a dû atteindre des dimensions beaucoup plus considérables que toutes ses congénères ; mais comme la plaque est brisée de tous les côtés , il est impossible de se faire une juste idée des dimensions proportionnelles entre la largeur et la longueur des cbe>7ons dentaires; dans tous les cas, ils étaient très-gros. La surface des dents est plate au milieu et légèrement bombée vers les bords, comme l'indique le profil fîg. 10. Les bords des chevrons sont droits, (fig. 8); à la face inférieure, ils sont séparés par de larges sillons (fîg. 11). La couronne b, 6, 6, b, qui est renversée dans la fig. 6 . est beaucoup plus épaisse que la racine a, a, a, a ; elle est aussi plus épaisse au centre (c, fîg. 7, et d , fîg. 9) que vers les bords , comme on peut encore s'en convaincre en comparant le profil fîg. 10.
N'ayant pas vu la disposition des chevrons latéraux , il me reste quelques doutes sur la véritable position générique de ce fossile, qui pourrait avoir appartenu au genre Âëtobatis ; je suis cependant plutôt disposé à croire qu'il se rapproche des vrais Myliobates à petits chevrons latéraux.