X. Myliobates gyratus Agass
Vol. 3, Tab. 46, fig. 1-3.
Pendant long-temps je n'ai connu de cette espèce que la plaque figurée qui se trouve au Musée de Paris, sans indication d'origine. Mais depuis la publication de ma planche, j'en ai observé d'autres exemplaires dans la collection de lord Enniskillen et de sir Philipp Egerton , qui proviennent de l'argile de Londres de Sheppy , et qui confirment les caractères d'après lesquels j'avais distingué cette espèce. Comme les précédentes, elle appartient au type du M. aqmla , mais elle se distingue surtout de ses congénères par les larges sillons qui séparent ses chevrons dentaires. Ces plaques ne sont composées que d'un petit nombre de dents faiblement arquées; fig. 1 représente celle du Musée de Paris vue d'en haut , fig. 2 la montre de profil, et fig. 3 en dessous, la racine ayant disparu.
XL Myliobates heteropleurus Agass.
Vol. 3, Tab. 't?, fig. 6-8.
Cette espèce est très-caractéristique , par les proportions qui existent entre les grands et les petits chevrons, et par la manière dont ils sont réunis. L'exemplaire que j'ai en main, le seul que j'aie vu , est loin d'être complet. Les chevrons latéraux sont très-endommagés ; il n'y en a de chaque côté qu'une rangée , mais leur bord est brisé , ensorte qu'il est impossible de savoir s'il y en avait originairement plusieurs rangées. La surface de cette plaque est à peu près plane, ce qui me fait penser qu'elle provient de la mâchoire inférieure. On n'y distingue que cinq grands chevrons , dont le dernier n'est pas même complètement développé ; la partie antérieure de la surface est usée par le frottement. Le bord postérieur est légèrement ar-
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rondi en travers et arqué d'avant en arrière. Les grands chevrons sont proportionnellement moins larges que dans la plupart des autres espèces , car leur longueur égale environ le triple de leur largeur ; ils sont très-peu courbés en avant ; toute leur surface est pointillée ; leurs côtés sont réunis par une suture festonnée ; leurs bords latéraux sont coupés en biseaux inégaux , dont le postérieur est le plus grand; ils sont également festonnés, et s'unissent aux petits chevrons latéraux, de la même manière que les grands chevrons entre eux. Les chevrons latéraux paraissent avoir été de forme hexagonale irrégulière. L'épaisseur de la couronne est plus considérable que celle de la racine , dont les rainures longitudinales sont proportionnellement très-grosses. Les sillons transverses qui séparent les grands chevrons sont plus larges que dans les autres espèces. La surface inférieure est à- peu-près plane.
La fig. 6 représente cette plaque dentaire d'en haut; fig. 7, en dessous; fig. 8, de profil.
L'origine de ce fossile n'est pas bien connue , mais il est probable qu'il provient de Sheppy ; il faisait partie de la collection de M. Stokes ; maintenant il se trouve dans celle de sir Philipp Egerton.
XIL Myliobates jugalis Agass.
Vol. 3, Tab. 47, fig. 13 et li.
M. le D"^ Hibbert m'a communiqué cette plaque dentaire, la seule que je connaisse de cette espèce, mais sans indication d'origine. Il est probable, cependant , qu'elle provient de l'argile de Londres.
Celte espèce se distingue facilement de tous ses congénères par l'irrégularité de ses chevrons , dont les bords ne sont point parallèles entre eux ; ils sont au contraire , tantôt plus larges d'un côté que de l'autre, sans cependant alterner d'une manière régulière. Les chevrons latéraux sont également irréguliers ; il paraît qu'il y en a trois rangées dexhaque côté ; du moins les côtés externes de la seconde rangée ne sont pas en ligne droite. Les bords articulaires de tous les chevrons sont festonnés ou denticulés comme ceux des M. heteropleurus et suturalis. Cette disposition des chevrons rapproche mon M. jugalis de V heteropleurus , mais les grands chevrons sont proportionnellement plus larges et plus nombreux.
Il se pourrait, cependant, que l'irrégularité des chevrons ne fût qu'une variété accidentelle. Dans ce cas , il faudrait probablement la rapporter au M. heteropleurus.