I. Ptychacanthus sublevis Ag
Vol. 3, tab. 5. fig. I, 2, 3.
Bien que tronqué à ses deux extrémités, ce rayon est assez bien conservé pour qu'il ne puisse rester aucun doute sur les dilTérences qui le distinguent de toutes les autres espèces de la formation houillère. En effet , la forme comprimée et la finesse de ses stries Téloignent trop des Cténacanthes et des Oracantlics , pour qu'on puisse songer aie ranger dans ces genres. L'absence de quilles au bord antérieur ou sur les côtés l'exclut des genres Tristychius et Nemacantbus : à certains égards il se rapprocherait des Leptacanthes , mais ces derniers ont en général une forme trop effilée pour qu'il ne soit pas permis de présumer que l'animal qui portait im rayon conforme comme celui sur lequel j'ai établi le groupe des Ptychacanthes en différât génériquement.
J'ai donné à cette espèce le nom de sublevis, parce que les stries qui ornent sa surface sont tellement fines, que le rayon n'en paraît pas moins, au premier coupd'œil, entièrement lisse. Cependant,' vues de près, ces stries sont bien distinctes, et proviennent réellement de plis très-rapprochés et très-fins qui s'étendent sur toute la sui'face du rayon. Les dents des bords postérieurs sont plus éloignées qu'elles ne le sont ordinairement dans ces sortes de rayons j elles paraissent avoir été obtuses , à en juger du moins par l'exemplaire que j'ai examiné, et où elles ne se montrent que comme de petites papilles oblongues peu saillantes. Un caractère assez remarquable de ce rayon consiste dans la grandeur considérable de sa cavité intérieure qui s'étend jusque vers son extrémité. Les fig. 2 et 3 représentent des coupes prises vers la base et vers le sommet, et en donnent une juste idée. Le bord antérieur est en forme de quille assez tranchante.
DU GENRE SPHENACANTHUS.
C'est encore sur un seul rayon , provenant du calcaire d'eau douce de Burdie-House, et qui se trouve dans la collection de la Société royale d'Edimbourg, que j'ai cru devoir établir ce genre. Il a bien, comme les Gyracantlies, des sillons et des arêtes ti'ès-marqués ; mais au lieu d'être disposé obliquement et en travers du rayon, comme dans ce genre, les arêtes et les sillons du Sphénacanthe s'étendent longitudinalement depuis la base jusqu'au sommet du rayon , qui est d'ailleurs de forme arrondie sur ses côtés et à son bord antérieur, mais coupé carrément à sa face postérieure. Ces caractères le rapprochent beaucoup des Hybodes , dont il diffère en ce qu'au lieu de grosses . dents à ses bords postérieurs, on n'y remarque qu'une fine crénelure.