III. Leptacanthus seruatus Agass
Vol. 3. Tab. 7. fig. T et 2.
Cette espèce diffère de la précédente par sa taille plus considérable, et surtout en ce que toute la surface du rayon est finement striée, et que les dents de ses bords postérieurs (fig. 2) sont plus rapprochées les unes des autres, plus grosses, plus massives, plus droites et plus arrondies. Son bord antérieur est très -tranchant. L'exemplaire que j'ai fait représenter ( fig. i ) et qui se trouve dans la collection de Lord Cole est le seul que je connaisse. Son origine n'est pas très-certaine; il est cependant probable qu'il provient de Stonesficld.
, IV. Leptacanthus longissimus Agass.
\ol 3. Tab. I a. fig. 14, i5, iG, 17 et 18.
C'est avec doute que je rapporte au genre Leptacanthus une espèce d'Ichthyodorulithe, dont je dois la connaissance à l'obligeance de M. Eudes DesLongchamps , qui l'a découverte dans le calcaire de Caen et qui me l'a communiquée à une époque où je ne possédais pas encore assez de matériaux sur ces rayons épineux de Placoïdes, pour oser les distribuer dans des genres différens. Maintenant je le signale plutôt à l'attention des paléontologistes que je n'espère en donner une description satisfaisante. Il serait même possible que les figures que j'ai fait dessiner alors, et que je publie aujourd'hui, ne fussent pas parfaitement correctes, tant il est vrai que l'on ne voit bien que ce que l'on comprend complètement.
Ce rayon a un caractère très-particulier dans sa forme très-allongée et proportionnellement très-grèle ; par-là il se rapproche des Leptacanthus,, mais il est considérablement plus grand que les autres espèces de ce genre -, sa forme comprimée et les dents de ses bords postérieurs confirment encore la place que je lui ai assignée provisoirement. Mais il me reste des doutes sur les fines stries de sa surface que je ne trouve pas mentionnées dans mes notes, bien que le dessinateur paraisse en avoir vu -, cependant il se pourrait aussi que les lignes longitudinales qu'il a tracées sur ce rayon n'aient été faites que comme un moyen de dessin. Les dents des bords postérieurs ne sont pas non plus rendues avec beaucoup de précision. Espérons que 31. DesLongchamps en publiex'a un jour une figure plus soignée et une description plus détaillée que celle que je puis en donner maintenant. Les fig, i5 et 1 7 représentent deux fragmens de ce rayon vus par leur face postérieure et sur les
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bords desquels se dessinent les dents qui interceptent le sillon arrondi de cette face. Les fig. i6 et i8 représentent des coupes de ces mêmes fragmens et font voir que la cavité intérieure du rayon est assez grande et se prolonge très-liaut. A en juger d'après mes figures, les dents disparaîtraient complètement vers la pointe du rayon . et tout son bord antérieur serait moins ti'anchant qu'il ne l'est dans les autres espèces de Leptacanthus.