I. Spinax major Agass
Yol. 3. Tab. 10 b. fig. 8—14.
Tous les exemplaires de ce fossile que j'ai vus proviennent de la craie de Lewes et se trouvent dans la collection de M. Mantell. Il ne me pai'aît pas douteux que les rayons représentés par les fig. 8, 10, 11, 12 et i3, proviennent de la dorsale antérieure, et celui de la. fig. 14 dé la seconde dorsale. L'exemplaire fig. 12 et i3 appartenait à un individu de taille beaucoup plus considérable que les autres.
Les rayons de cette espèce présentent des différences analogues à celles- que l'on a remarquées dans les espèces vivantes, c. à. d. qu'il y a des rayons plus trapus et plus
droits, et d'autres plus eflîlés et plus arques; diflférences qui se sont constamment rencontrées entre les rayons antérieurs et les rayons postérieurs des espèces vivantes. Ensorte que loin d'envisager ces deux formes comme types de deux espèces, je me crois en droit de les considérer comme les rayons antérieurs et postérieurs de la même espèce. Ce qui caractérise ces rayons comme espèce, c'est d'abord leur grande taille et puis leur largeur considérable, surtout remarquable cbez les rayons antérieurs. Leur forme est généralement plus arrondie que celle des autres Acantbias, c.à.d. que le bord antérieur forme une quille moins saillante, fig. 9, ii«et iia-^ le sillon de leur face postérieure est aussi moins profond, fig. 11 a. Les côtés et le bord antérieur présentent des lignes parallèles obliques , résultant de l'accroissement de la couclie d'émail au bord de la base , que l'on distingue surtout bien dans les figures 12 et i3. On remarque en outre de fines stries longitudinales qui sont le résultat de l'augmentation de l'émail le long des bords postérieurs et que l'on observe aussi quelquefois , mais difîicilement , dans les espèces vivantes.