CHAPITRE III
DU GENRE CTENOPTYCHIUS.
Qu'on se représente de petites dents d'Orodus, fortement coniprime'es, et dont les rides transversales soient disposées de manière à former un peigne de saillies plus ou moins arrondies et plus ou moins détachées, et l'on aura une juste idée du caractère des dents que je range dans ce genre. Elles sont surtout remarquables par leur apparence pectinée, et par leur forme comprimée; leur aspect me fait penser qu'elles jouissaient d'une plus grande mobilité que celles des Orodus, qui étaient trèsprobablement disposées en paA'é fixe comme celles des genres Cestracion et Mustelus, tandis que le bord acéré du peigne longitudinal que forment les nombreuses pointes des dents de Ctenoptychius rappellent ces mâchoires de Squales ordinaires ayant des dents tranchantes, érectiles, propres à couper leur proie ou du moins à la saisir fortement. Malgré cela, la structure microscopique de ces dents ne me permet pas de douter que le genre Ctenoptychius appartienne au gioupe des Cestraciontes , tant elles ont de rapports avec les dents d'Orodus, notamment par la structure tubuleuse de leur couronne , dont la couche émaillée paraît déjà poreuse à un faible grossissement, et par la forme de leur racine qui est large, à base droite et étranglée audessous de la couronne.
Les rayons épineux que l'on trouve associés à ces dents, ont été décrits sous les noms de Gyracanthus, de Ptycacanthus, et de Sphenacanthus ; mais je ne sais pas encore précisément lequel de ces types il faut leur assigner.