‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 105 sur 121 · V. l’noi.inopiiORi'S tf.muserhatvs Münstr · texte numérisé non relu

V. l’noi.inopiiORi'S tf.muserhatvs Münstr

Vol. 2 , Tab. .’Î8, lig. 5 , et Tab. I|2 , «g. k.

Je dois la connaissance de cette espèce à M. le comte de Slünster. Son principal oiractère réside dans les écailles qui, quoique grosses, sont niimies de très-fines dentelures au boni postérieur, aiitsi que le représente la hg. h de Tab. 42, en o , et la fig. .V'de Tab. .’38. r«s mêmes écailles sont en outre marquées, à leur face externe, d’une carène droite et trèsdistincte même à l’oril nu , et qui est indiquée par la limite des ombres dans ces mêmes figures. La face interne des écailles n’est pas moiits remarquable (Tab. 42, Gg. 46). L'onglet artinilaîre est court; mais ce qui mérite .surtout de fixer l’attention , c’est que la carèmi mésiiane, au lieu d’être au milieu de l’écaille, est rejetée du c6lé postérieur. Les pectorales sont larges et composées de gros rayons distinctement liifnrqués. On en compte au moins douze qui toiLs sont divi.sés à plusieurs reprises. Les ventrales sont plus (letites et composée.s de rayons ])liis grêles. Il en est de même de l’anale. I.,a dorsale n’est qn’iniparfaitemcnt conservée dans les originaux de mes figures. I>a caudale est fortement écliancréc et portée par un pédicule fort large. Kn avant du premier rayon se voient un grand nomlire de petits rayons indivis. Il y en a au moins dix au lolie supérieur et un peu moins au lobe inférieur ; le rayon extériciu' de chacun des lobes est en outre héris.sé d’une quantité de |ietils fulcrcs , qui en sont comme les proloiigemens. I>es rayons du milieu de la caudale sont didiotomés Jusfjue prés de leur insertion ; les articulations traiisverses y sont , par contre , d’autant plus vagues ; les articles sont plus longs que larges.

Plusieurs os de la lête sont conservés. On distingue surtout les rayons brancliiosiégues , qui vont en diminuant de grosseur, d’avant en arrière. On remarque aussi des vestiges des dents à la mAchoire .supérieure et à la mârlioire inférieure ; elles sont très-fines et coniques.

Les deux exemplaires figurés se trouvent dans la collection de M. le comte de Munster, et proviennent du calcaire lithographique de Kelilheim.

• VI. PiioLiDOPiiomis i.oNGisF.RRATüS .Mfinstr,

Vol. 2, Tah. .IS, fig. 2.

Celle espèce, découverle et nommée par M. le comte de Miinstcr, a la plus grande rcsscnihlance avec le Phulkluphurus lenuUerrutm décrit ci-dessus. Elle n’en dilTere que par un seul caractère, la structure de ses écailles. Tandis que les écailles du Ph. lemiisei'ralus .sont assez épaisses et trés-rineincnt dentelées au hord postérieur, celles du Ph, lomjinerratu» Münstr. sont fort minces et munies de dentelures plus profondes cl moins noinhreuscs (fig. 2')- Si, comme j'ai tout lieu de le croire, M. le comte de Münsler a établi cette distinction d’après des écailles prises sur la même région du corps , dans les deux poissons , il n’y a pas de doute que l'on ne doive conserver cette espèce, bien que sous tous les autres rapports la res«miblance avec le Ph. (eimlserratus soit complète. La dorsale est à-peu-près intacte dans l’exemplaire figuré; les rayons sont assez longs cl bifurtiués une ou deu.\ fois seulement ; le rayon principal est pré'cé'dé de petits fulcres indivis.

C’est une espèce propre au calcaire lithographique de Kehlheim. L’original se trouve dans la collection de .^1. le comte de Miinstcr.

Vil. PnoLinoPHORus stbiolabis Münstr.

Vol. 2 , Tah. 38, fig. U.

M. le comte de Munster a encore distingué cette espèce d'après la structure de ses écailles, qui sont en effet très-hanles et munies de stries très-fines , à-peu-près comme les écailles du Ph. tenui$erratiu. Mais ce qui est surtout digne de remarque, e’est que ces stries dépassent la carène médiane pour s’étcmlrc jusqu'à la^base des écailles (fig. 4'). Les écailles sont bien moins hautes dans ta région caudale qu'ailleur» , et leurs stries et leurs dentelures sont moins fines (fig. k"). Cette différence ne se remarque pas au même degré dans les Ph. lenuiiuiyalut et longiierralus , en sorte qu’à cet égard aussi notre espèce est bien caractérisée.

Les nageoires ne sont qu’imparfaitement conservées ; cependant la caudale est fortement

ofliancrée ; scs rayons cxlcricnrs ne sont pas (lirliotoiiics à leur base; ils stml composés d’arliclcs plus longs «pic larges, «jui vus à la loupe, pr«'’scnlenl l'asiH-ct «le fig. 4 ",

Du calcaire de Solenliofen. L’original se trouve «lans la collection de M. le comte de Miinsler; il ne m'est «'«mnu «jiie par un dessin «pie je dois ii r«>bligea«ice «le mon savant ami.

Mil. PnouiMiPiifiKi s i.sTt'S Agass.

Vol. 2, Tab. 'il.

l/exemplaire original de cette cs[)èce est un p«jisson , très-bien conservé , de l'ancienne collection Bartii, qui est maintenant incorporée à celle de .M. le comte d«« Aliinster. Ce qui le distingue entre Ums s««s congénères, c'est la largeur c«iiisidérable de son abdomen. La hauteur du corps en avant de la dorsale est beaucoup plus considérable que la tète i)’(~<t longue; mais derrière celte nageoire, le tnuic se rétr«k-it sensiblemeiil et d'une manière fort rt'gulière. La caudale est grande, largement et profondément échancréc. Les rayons en sont lrès-gr«>s, articulés d'asscï près et divisés à leur «extrémité en une infinité de filets minces. Celle composilion de filets multiples ne se remarque nulle part mieux que dans les rayons «lu milieu de la nageoire. La formule «le la «ximlale est ; 1, lô, 12, I. La dorsale, ainsi que les vertèbres, ne sont qu’imparfailemeni conservées. On voit cependant que leurs rayons étaient gros et larges. I^es pect«irales .sont petites, mais au rebours des précédentes, elles sont coniposi'es «le rayons Iri^-lins et très-nombreux; il y «m a au moins vingt «lans l'exemplaire figuré, et cependant la nageoire n'a pas un demi-pouce de large. La fig. 4 montre deux rayons de 1a caudale, grossis, pour faire voir les articulations des rayons.

Ia»( écailles de la partie postérieure d«i tronc sont rliomivoïdalcs , tandis que «celles de 1a |iarlie antérieure sont alluugi'‘es et en forme de losange. Les unes et les autres sont «■■paisses; vues à la loupe, leur bord postérieur est légèrement pliss«; ou frangé, les plis sont parallèles et s’étendent rarement jusqu’à la moitié de la largeur de l'écaille (fig. 2). La face interne des écaill«îs est li.sse et ne montre d'autre sillon «juc la rainure destinée à log«'r l'onglet. Ce «lrrni«T est très-long. La fig. 5 nous montre la manière dont les écailles s’engrènent les unes dans les autres. On remarque une «Vbanenire assex notable de chaque côté de l’onglet.

Les os de la tète sont trop mutilés pour fournir des caractères spécifiqiu's. Il n’y a de bien consem's que les rayons branchiostégucs , qui forment un arc sous l'articulation de la mà- «•hoire inférieure ; les postérieurs sont , comme d’«irdinaire , plies larges que les antérieurs.

La pl.i«iue qui porte ce poisson provient du calcaire d’Eichstædt. L’original se trouve dans la collection de M. le comte de Munster.

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