‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 13 sur 121 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DU UENHE ACAM'UUDES.

Ce genre est peut-<^tre le plus singulier de tous ceux qui ont disparu de la surface du globe. Il ap|iartient à la famille des Lepidoïdes, et quoiqu’il ne nous en reste que des empreintes Lien incomplètes , elles suflisent cependant pour reconstruire cet animal et rétabli]' ses formes et ses proportions. Comme ebez les Palæoniscus et les Amblypterus, dont il .se rapproche le plus, son corps est entièrement recouvert do plaques rbomboïdales, mais qui sont si ]>etites qu'on peut à peine les distinguer à l'œil nu^ la peau présente alors tout au plus l’aspect d'un chagrin très-lin. Sa fonne générale est à jteu près celle d'un l’alæoniscus , avec cette dilTérence que la tète est plus grosse , qu’elle paraît déprimée, et que c'est la mâchoire inférieure qui est proéminente. L’abdomen est très-gros et pendant ; les plaques qui le recouvrent deviennent insensiblement plus petites vers le milieu du ventre et semblent enlin disparaître en dessous. La queue, relevée comme dans les Palæoniseus et les Esturgeons, se termine également en un lobe supérieur allongé, recouvert d'écailles dans son bord supérieur, et dont les rayons sont insérés sur une série de petites vertèbres qui s’étendent jusqu’à l’extrémité de cotte partie de la queue. Le lobe inférieur est plus large, mais plus court et plus petit.

Ce qui caractérise surtout ce genre, et ce qui, outre la petitesse des plaques, son gros ventre et la mâchoire inférieure proéminente, le distingue essentiellement des Pah'coniscus, c’est la nature et la disposition des nageoires. La caudale dont nous avons déjà parlé, est formée d’une série innombrable de rayons simples, très-gréles, dont les plus longs forment son lobe inférieur, et qui vont en diminuant vers l’extrémité du lobe supérieur. Les autres nageoires, c’cst-à-<lire , les pectorales , la dorsale et l’anale, ont cela de commun que leur bord antérieur est soutenu par un gros rayon simple qui s’étend jusqu’à l'extrémité de la nageoire et qui lui sert de point d’appui ; il est précédé d’un autre rayon simple plus petit et plus court. Les ventrales manquent entièrement. I.a dorsale est très-reculée et très-rappi-ocbéc de la caudale; l’anale est un peu plus en avant. Ces deux nageoires paraissent avoir la même forme. Les pectorales sont les plus grandes de toutes les nageoires ; elles sont placées sur les eâtés et vers le l>as de la tète. Voyez la Tab. A. du premier volume.

Je ne connais encore qu’une seule espèce de ce genre, que j’ai nommée Acanthodes Bronnii.

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