‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 5 sur 121 · fam. PYCNODONTES Agass · texte numérisé non relu

fam. PYCNODONTES Agass

Dents aplaties ou arrondies, sur plusieurs rangées. Ecailles plates, rhomboïdales, parallèles au corps qui en est tout couvert. Squelette osseux. Corps plat, large : Placodiis. Sphœrodus. Pyenodus. Gyrodus. Microdon.

4* fam. SCLERODERMES Cuv.

Arcade palatine immobile; museau saillant, armé de quelques dents distinctes. Ecailles plates forme de larges plaques rhomboïdales ou polygones, obliques au corps qui en est tout couvert. Squelette fibreux ; ossification tardive.

Ost radon.

5' fam. GYMNODONTES Cuv.

Arcade palatine immobile; mâchoires recouvertes d’une gaine d’ivoire, formée de dents réunies. Ecailles saillantes, en pointes ou piquans, obliques au corps qui en est tout couvert. Squelette fibreux; ossification tardive.

Diodon.

G' fam. LOPHOBRANCHES Cuv.

Branchies réunies en petites houppes rondes. Corps allongé, anguleux, recouvert de plaques anguleuses; museau tubuleux, terminé par de petites mâchoires libres. Sqxielette osseux.

Calamostoma. Syngnathus.

Je pense que c’est h la suite de ces familles qu'il faudra ranger, dans cet ordre, quelques familles de pmssons virans , savoir : les Goniodontes Agass. , les Siluroîdes Cuv. et les Acipcnscridcs Agass.

V* famille. LEPIDOIDES.

Tous tes genres de ceUc famille « dont le lobe supérieur de la caudale est plus allongé que riafericur et porté sur une longue série de vertèbres (les béléroccrques) se trouvent dans les terrains antérieurs aux dépôts jurassiques, savoir les Acanthotics, Catoptents, Amblyplerus , Palæoniscus et Platysomus. Ceux qui sont terminés par une eaudalo régulière (les bomocerques) sont de formation plus récente. Cette làmille n'a plus de représentant dans la création actuelle.

1” genre. Aca.xthodes Agass. (Ac.anthocssus Agass.)

Vol. I. Tab. A. fig. I.

Dents en brosse, écailles extrêmement petites. D. (*) opposée à l’A. ; point de V.; P. grandes; premier rayon des P. de la D. et de l’A. épais, fort, roide; les rayons suivans et ceux de la C. très-lins, à peine distincts. Mâchoire inférieure plus allongée que la supérieure ; gueule très-fendue.

:. Acanthodes Bronni Agass. Houille : Saarbrück.

2' genre. Cxtoptebus Agass. (Diplerus Sedgw. et Mureh.)

Vol. I. Tab. A. f. a. (Geol. Traits, a'ser. vol. 3. tab. i5, f. 4-)

D. longue, opposée à l’A. ; les deux très-rapprochées de l’extrémité de la queue; la D. paraît formée de deux parties séparées. Probablement que des rayons cassés ont fait croire à cette séparation; dans ce cas il faut changer le nom du genre, que je propose d’appeler Gitopterus. V. douteuses; P. petites. Ecailles moyennes.

Tous les exemplaires qui ont été décrits proviennent des schistes de Caithness. Sedgwick et Murchison en distinguent quatre espèces :

I. Diptems macropjgopUnis (tab. i5. f. i, 2 et 3.) A. longue.

a. Diplerus brachrpjgoptenis (tab. 17. f. i , 2 et 3.) A- courte.

3. Diplerus macrolepidolus (tab. 16. f. a.) Ecailles grosses.

4. Diplerus V alenciennesi (tab. 16. f. i.) Ecailles petites.

tle qui prouve évidemment que ces espèces n’ont pas été examinées très-attentivement, c’est qu’une des figures (tab. i5. f. 2.) est tournée sens dessus dessous. Je crois que ces quatre poissons ne sont que les düTcrens âges d'une seule espèce, qu’on pourrait nommer Caloplerus analis.

3' genre. Amblyptercs Agass.

Vol. I. Tab. A. fig. 3.

Toutes les nageoires très-larges et composées de nombreux rayons. P. très-grandes; A. large; D. opposée à l’intervalle entre les V. et l’A.; point de petits rayons sur le bord des nageoires, excepté an lobe supérieur de la queue. Ecailles médiocres.

(*) D. dêsi(jne U nageoire dorsale, A. l'anale, C. la caudale, T. les venlralcs, P. les pectorales.

I. Amblyptenis macropterus Agass. (Palœoniscum macropterum Bronn). Ecailles petites, striées; corps assez large. Houille : Saarbrück. Lebach. Bœrschweiler.

a. .^mÿ/j/>temseup/e^g^iusAgass. Corps plus allongé. Houille: Saarbrück. Lcbach.

3. Ambljpterus lateralis Agass. Corps ovale; écailles plus grandes. Houille : Saarbrück.

4 . Amblypterus lotus Agass. Corps très-large; écailles lisses, grandes surtout sur les flancs de l’abdomen. Houille : Saarbrück.

5. yimblypterus Olfersi Agass. Espèce de Ceara au Brésil , qui n’a peis encore été examinée avec assez de soin, mais dont les écailles sont cependant plus étroites que dans les espèces d’Europe.

4' genre. Palxoxisccs Agass.

Vol. t. Tab. A. f. 4 et 5.

Toutes les nageoires médiocres; de petits rayons sur leurs bords; D. opposée à l’espace entre les V. et l’A. Ecailles médiocres; quelques espèces en ont d’assez grandes et le corps plus large et plus court que les autres. 11 y a toujours de grosses écailles impaires en avant de la D. et de l’A.

Ce genre comprend les Palaeoniscum et les Pabcothrissum de Bl.

I. Palœoniscus fultus Agass. (Hitchcock. Americ. Joum. of scienc. vol. 6.) Caractérisé par les gros osselets qui s’étendent sur les bords antérieurs de toutes les nageoires. Houille : Sunderland. (.Massachussets). Westfield. (Connecticut).

a. Palœoniscus Duvemoy Agass. (Palæothrissum phractonotum Ag. dans un précédent catalogue) (*). Dos voûté, largement cuirassé; queue allongée. Houille : ,

Munster-Appel.

3. Palœoniscus minutas. Agass. Très-allongé, nageoires grandes. Houille : Munster- Appel.

4 . Palœoniscus angustus Agass. Etroit ; écailles petites. Houille : Muse près d’Autuu .

5. Palœoniscus Blainvillei (Palæothrissum inaequilobum de Bl. , mais non pas le P. inaequilobum de quelques géologues qui est synonyme du P. Freiesicbeni. C’est aussi le Palæothrissum parvum de Bl. ; mais qui ne se trouve pas dans le Mansfeld ; les exemplaires de cette localité, que l’on a ainsi nommés, sont de jeunes P.Freieslebeni). Corps large, trapu. Muse près d’Autun.

(*) Dans nn cauilogae mamucrit de tou, les poinons fbsiilet que je connoieMÎt déjà il 7 a deux uu , et que j’ai communique alors à plusieurs amis, j’avais introduit plusieurs noms provisoires que j’ai dû clianger plus tard. J’ai cru nécessaire de les rappeler ici , pour éviter toute confusion dans la synonymie , purce que ces noms ont passé dans plusieurs manuels de géologie.

6 . Palteoniscus P'oltzii Agaas. Corps plus étroit j écailles plus grandes. Muse près d’Autun.

7. Palœoniscus macropamus Agass. (Palæothrissum Gigas Ag. précédemment). Opercule plus large que dans les autres espèces. Ecailles sculptées de quelques stries. Zechstein : Mansfeld.

8 Palœoniscus Freieslebeni Agass. (Wolfart. tab. 12. f. i ; tab. i.'[. f. 2. 3 et 4 > tab. 16, 17 et 20. — Palæoniscum Freicslebense de Bl; mais les exemplaires que de Blainville indique dans les mines de mercure du Palatinat appartiennent au P. Duvernoy. — Palæothrissum macrocephalum de Bl. — Palæothrissum æquilobum Huot. Palæothrissum vulgatissimum Agass. , dans un catalogue communiqué précédemment. — Palæothrissum inaequilobum de quelques géologues dans leurs catalogues de fossiles caractéristiques. — Clupca Lamethcrii de Bl. — Acipenser bituminosus Gcrmar. — Je pense que le Palæothrissum blennioïdes UoU est aussi synonyme de cette espèce, mais je n’ai pas vu d’exemplaires originaux pour pouvoir l’alfirmcr). Ecailles sculptées de nombreuses lignes ondulées. Zechstein ; Mansfeld. Hesse.

9. Palœoniscus magnus Agass. (Wolfart. tab. i 5 ). Corps large, dos bombe; écailles sculptées. Zechstein : Mansfeld. Ce n’est pas le Palæothrissum magnum de Bl. qui appartient au genre Pygopterus de la famille des Sauroïdes.

10. Palœoniscus elegans Sedg^v (Geol. Trans. 2' ser. vol. 3 . tab. 9. f. 1). Magnesian Limestone : East-Thickley. 11 reste à examiner si cette espèce diffère du P. Freieslebeni de Mansfeld, et à voir si le Palæothrissum macroceplialum de Sedgw. tab 9 f. 2. et le P. magnum Sedgw. tab. 8. f. i et 2 n’appartiennent pas à la même espèce; car certainement son P. magnum n’est pas le P. magnum de Bl. , malgré l’assertion positive de ce dernier è cet égard , du moins ce n’est pas le P. magnum décrit dans le Notiv. Dict. des sc. nat. article Ichthyolithes.

Toutes les espèces de Palæoniscus appartenant au terrain houiller ont les écailles lisses; telles sont les P. fultus, Duvemoy, minutus, angustus, Blainvillei et Yoltzii, tandis que celles du Zechstein les ont striées; tels sont les P. macropomus, Freieslebeni, magnus et elegans.

Le genre Osteolepis indiqué par Sedgwick et Murchison dans les schistes de Caithness, comprend des poissons qui diffèrent génériquement du Catopterus (Dipterus Sedgw.), et que Yalenciennes a proposé d’appeler Osteolepis macrolepidotus et Osteolepis microlepidotus. Je ne les ai pas vus. Ne sont-ce point des espèces â’Amblypterus ou de Palæoniscus?

5* genre. Platysomus Agass.

Vol. I. Tab. B. f. I.

Corps plat, très-élevé, court; dents en brosse; lobe supérieur de la queue allongé, vertébré, portant de ]>etits rayons à son bord. D et  opposées l’une à l’autre, s’étendant depuis le milieu du corps jusqu’au rétrécissement de la queue; V. douteuses; P. petites. De Blainville range les especes qu’il a décrites dans le genre Stromateiis.

1 . Platjsomus gibbosus Âgass. (Stromateus gibbosus de Bl. — Stromateiis angulatiis Germar. — llliombus diliivianns minor Wolfart tab. i4, f- i)- Dos très-élcvé, anguleux. Zeebstein : Mansfcld.

2 . Platjrsonms Rhombus Âgass. (Stromateus major de Bl. — Stromateus Knorrii Germar. — Rhombus diluvianiis major Wolfart tab. i3). Dos arrondi; corps un peu plus allongé. Zeclistcin : 3Iaiisfeld,

3. Platysomus striatus Agass. (Geol. Trans. 2 * scr. vol. 3. tab. 2 ;sansnom — Üropter 3 Tx striatus Agass. dans un précédent catali^ue). Corps très-court et très-large; écailles striées obliquement. Magnesian Limestone : East Thickley.

4 . Plaljsoums macrurus Agass. (Geol. Trans. 2 * scr. vol. 3. tab. 2 ; sans nom. — Cropteryx uiidiilatus Agass. dans un précédent catalogue). Corps plus étroit; A. plus courte, à rayons antérieurs plus allongés. Queue très-grande. 31agnesian Limestone : East-Tliickley.

5. Platysomus parvus Agass. (Geol. Trans. i" scr. tab. 2 ; sous le nom de Chætodon). Partie postérieure du corps arrondie; queue petite. Tête allongée. Magnesian Limestone : Pallion.

Le genre Gtrolepis Agass. n’étant établi que sur quelques écailles èst encore douteux. Ce qui le distingue, c’est que les stries d’accroissement des écailles forment des saillies concentriques à leur surface. I.ies différences observées font supposer espèces.

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