‹ Recherches sur les Poissons FossilesChapitre 60 sur 121 · Gvsolspis Alkhtii Agass · texte numérisé non relu

Gvsolspis Alkhtii Agass

Vol. a, Tab. 19.

Cette espèce est la plus commune et la plus répandue du genre, et celle que j’ai connue la première. Eu Allemagne , on la trouve dans le Muschelkalk, dans les localités suivantes ; à Fricdrichshall, à Rottweil, dans le lignite argileux de Rietheim et de Biberfeld, dans une brèche osseuse de ce lignite à Rottenmiinster, dans la Dolomie qui le recouvre , et dans les environs de Bayreuth et de Breslau ; en France , dans les déparlemcns des Vosges et de la Meurthe ; enfin en Angleterre, à VVickwarr près de Bristol, dans une brèche osseuse très-semblable h celle du Wurtemberg qui vient d’être mentionnée.

Os écailles ont une ^irmc rhomboïdale ; leur partie émaillée est équilatérale, leurs bords sont droits, excepté dans la partie cachée qui fait un angle très-obtus avec la partie émaillée. Les rides de la surface extérieure de ces écailles sont assez éloignées, dirigées obliquement du bord antérieur au bord postérieur; elles forment de temps en temps des anastomoses, ce qui les rend sinueuses, et se terminent au bord postérieur sans faire de saillie et sans y produire |>ar conséquent de dentelure. Dans les exemplaires dont l’émail est en partie détruit, on voit très-distinctement au bord des lames d’accroissement de petits bourrelets. La surface intérieure de ces écailles est parfaitement lisse, surmontée vers son milieu d’une quille transversale plate, qui se termine au bord supérieur jiar un onglet articulaire obtus et proportionnellement trèscourt. Au bord inférieur se trouve une fossette, dont les dimensions correspondent h celles de l’onglet.

On conçoit que ce n'est qu'avec la plus grande réserve que l’on doit se laisser aller

To«. II. M

à de< 8app<Mit;ons sur les Tonnes d’animaux dont on ne possède que des fragmens si incomplets. Cependant, ayant lait à l'égard des Ganoïdes la remarque, qn’en général les especes dont les écailles sont proportionnellement plus hautes que longues, ont le corps trèslarge ; que celles dont les écailles sont équilatérales sontpiutdt fusiformes, et enfin que celles dont les écailles sont plus longues que larges, ont ordinairement une forme plus élancée, il me parait probable que les esj)èces do genre Gyrolepis avaient à-peu-près la forme et les proportions des espèces trapues du genre Amblypterus , comme je l’ai fait observer dans les additions à ce genre qui se trouvent à la suite du chapitre des Palœoniscus. Il reste pourtant ici encore une dilTicullé à résoudre : c’est celle de la pluralité des especes trouvées sur le Continent. J’ai déjà fait remarquer à différentes reprises que les écailles n’avaient pas sur toute la surface du corps exactement la môme forme ; il ne serait donc pas impossible que toutes ces écailles du Muschelkalk et du Reuper eussent appartenu à une môme espece, et que leurs différences ne résultassent que de leur position. Je ne le pense cependant pas, et je crois que l’on ne doit envisager comme appartenant au G. Albertii que les écailles dont les rides ondulées , mais continues, ne sont pas extrêmement rapprochées. Car, si même les écailles changent de forme dans différentes régions du corps, il est rare que la nature du relief de leur surface extérieure présente des différences bien notables. Je pense donc que les écailles qui vont être encore décrites proviennent de deux espèces qui diHèrent réellement du G. Albertii.

Quant à la formation dans laquelle on trouve toutes ces écailles, je ferai remarquer encore que sur le Continent c’est dans le Musclielkalk et le Reuper, dépôts que M. d’Alberti envisage comme différens étages d’une môme formation qu’il appelle Trias. Cette dénomination que M. d’Omalius d’IIalloy a changée en celle de terrain triasùfue , en admettant la réunion du grès-bigarré , du Musclielkalk et du Reuper , proposée par M. d’ Albert! , et qui est confirmée par tous les fossiles trouvés dans ses différens étages, et en particulier par les espèces de poissons suivantes : les Placodus impressus et GigaSj trois espèces de Gyrolepis, les Psammodus Elytra, angustissimus, heteromorphus et reticulatus , les Acrodus Braunii et Gaillardoti, et les Hybodtis plicatilis, obliquas et sublœvis.

tl. GyROLÏWS TEKÜtSTÏIATeS AgSSS.

\ol. a, Tab. 19.

Cette espèce est aussi répandue que la précédente ; on la tronre en Allemagne dans les schistes du Lignite marneux de Rottweil ( Primthal ) , dans le grès de Rictheim et de Bibcrfcld, dans celui de Tæbingen, dans les environs de Bayreuth et de Breslau ;

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en France, dans le Mnschelkalk des environs de Lnnëville ; et en Angleterre, dans la brèche ossense de Wickwarr. ( Voy. d’Alberti , Monographie etc. , pag. lao. )

La surface ext^ienre de ces écailles présente des stries très-fines et très-rapprochées, fréquemment parallèles, mais se confondant quelquefois ensemble , et obliques à leurs bords supérieur et inférieur. Leur forme est un peu plus allongée que dans le G. Alhertii, et fait présumer que le poisson était un peu plus étroit. Leurs bords sont munisd’onglets articulaires encore moins marqués, et la quille de leur surface intérieure est moius saillante que dans l’espèce précédente.

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