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Vol. 2 . Tab. 33 a, fig. i — 8. ( Cah. suppl. )
Je ne connais encore que des fragmens détachés de cette espèce, provenant du Lias de Lyme Regis et de Whitby, et qui se trouvent dans les collections de Miss Philpot, de M. Johnson et de M.Bowerbank.. Ces fragmens sont cependant très-carac-
téristiques, et indiquent une espèce fort dilTcrente de celles que l’on troure dans cette formation, tant ailleurs que dans ces mêmes localités.
Ce qui caractérise surtout le L. rugosus, c’est que toute sa surface est rugueuse, celle des écailles comme celle des os. La fig. i , dont l’original est au Musée de VVliitby, représente une partie de la voûte du crâne; on y voit les deux frontaux, brisés à leur extrémité antérieure. Celui'dc gauche, qui est le plus petit, forme à son bord postérieur une saillie arrondie qui avance sur celui de droite. Du centre d'ossification de ces os partent des arêtes rugueuses et même tnberculées, qui se dirigent dans tous les sens. Les traces indistinctes des pariétaux et des mastoïdiens qui se voient en arrière, laissent également apercevoir une surface rugueuse. La fig. 2 représente les pièces operculaires et une partie des plaques buccales. Ce fragment se trouve dans la collection de Miss Philpot. La branche montante du préopercule est très-étroite, striée obliquement du bord au centre de l’os vers sa partie inférieure, où l’on distingue quelques pores muqueux. L’opercule est très-large, presque carré; sa face extérieure est légèrement grenue, tandis que sa face interne est lisse et striée en forme d’éventail; on n'en voit que l’angle inférieur et antérieur dans cette figure, mais sa forme y est indiquée par l’empreinte' qu’il a laissée sur la roche. Le subopercule est plus fortement rugueux; son apophyse montante est beaucoup plus courte que dans le L. semiserratus. Les deux plaques buccales que l’on voit en avant du préopercule, sont assez grandes; la supérieure est fortement échancréc à son bord antérieur. Leur surface est ruguense au centre, et plus lisse vers les bords, où ses aspérités sont disposées en rayons divergens.
Les écailles sont très-rugueuses, et leurs bords fortement dentelés; les rugosités de leur surface résultent des dentelures des lames d’accroissement successives. Dans celles de la partie antérieure du tronc (fig. 3 et 7 ), qui sont les plus grandes, les rugosités sont disposées en éventail, et se terminent au bord postérieur par une dentelure assez serrée, mais peu profonde. Les bords supérieur et inférieur de ces écailles sont en forme d’S. L’onglet articulaire est très-grand.