‹ Recherches sur les propriétés électriques des alliages d'aluminiumChapitre 19 sur 34 · PU · texte numérisé non relu

PU

Fig. 42. — Al Mg. Conductivité

électrique.

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SONNADPECOMNEO Jurcenlige de My (272 volume

Fig. 43. — AI Mg. Coefficient de température.

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Fig. 44. — AI Mg. Pouvoir thermo-électrique.

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Fig. 45. — Al Mg. F.e. m.

de dissolution,

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purs. Une restriction des limites des solutions solides se produit par le recuit des alliages entre le composé Al? Mes et Le Mg.

La courbe du pouvoir thermo-électrique (fig. 44-A) prend la forme E’ de notre classification (voir p. 30) entre l’Al et Al Mg, la forme B' ou E' entre Al Mg et AIM et la forme E entre Al2Mg et le Mg. Le composé Al Mg est fortement accentué par un maximum de la courbe, tandis que le composé Al?Mg* englobé entre ’élément 1 et l’élément 2, n’est marqué par aucune discontinuité.

La courbe de la variation du pouvoir thermo-électrique (fig. 44-B) prend la forme F entre l’AI et AIMg, la forme C ou F entre AlMg et Al? Mg et la forme F entre Al? Mg" et Mg. Les deux composés définis sont englobés entre l’élément r et 2 et ne se manifestent par aucune discontinuité,

La courbe de la force électromotrice de dissolution (fig. 45) mdique faiblement le composé Al Mg, et d’une façon plus accentuée, le composé Al? Me. Ceci pouvait être, du reste, prévu, a priori, à cause des solutions solides qui entourent Al Mg. Il est intéressant de constater qu’en se servant uniquement de la courbe « minima » de la force électromotrice, nous n’aurions pu arriver à aucune conclusion concernant. les composés définis.

Pour m'’assurer que le deuxième composé défini répondait bien à la composition Al?2Mg', comme me l’avaient indiqué mes premières mesures, et non Al Mg, J'ai préparé une série d’alliages de contrôle dans des creusets en graphite chauffés dans le vide, ce qui évitait complètement la formation de siliciures et d’oxydes. Les résultats obtenus sur ces échantillons, surtout ceux du coeflicient de température et de la force électromotrice de dissolution, se montrèrent nettement en faveur du composé Al? Mo.

Il est difficile de conclure si les composés définis AIMg et AlMo* forment une solution solide continue ou deux solutions solides limites très rapprochées.

La figure 60 représente une filiation entre l’aluminium et le magnésium obtenue dans un tube en graphite. L'attaque a été faite par la potasse agissant sur les parties riches en aluminium et par l’acide chlorhydrique très dilué qui s'attaque surtout aux parties riches en magnésium. Nous voyons du côté gauche de la filiation les cristaux arborescents d'aluminium pénétrer jusqu’au composé Al Mg peu attaqué par les réactifs. Le composé Al Mg le suit, séparé par une bande foncée de solutions solides plus attaquables que les composés purs. Entre Al Ms et le Mg, nous voyons un eutectique dans lequel pénètrent les cristaux respectifs des deux constituants.

Les figures 63 et 64 reproduisent la structure des composés AlMg et AlMo* attaqués par l'acide azotique très dilué. Les figures 62 et 65 montrent la structure des alliages correspondant à la composition Al! Mg et Al My?. Cette structure est nettement hétérogène et ne peut pas correspondre à des composés définis. L’attaque a été faite par de l’acide azotique dilué qui laisse paraître en blanc les cristaux d’aluminium et ceux du composé APMg*. L’alliage répondant à la composition Al Mo a une structure homogène, étant formé par une solution solide du composé AlMg dans le composé Al Mo.

En résumé, nous voyons que l'étude des propriétés électriques des alliages aluminium-magnésium nous a permis de confirmer l’existence du composé Al Mg et d'établir celle du composé Al2M£*. Le composé Al Mo se trouve près du maximum de la courbe de fusion, le composé AIM£ est englobé entre deux solutions solides et ne pourrait être trouvé que difficilement par la méthode de fusibilité.

Les alliages entre l’Al et le composé AIMg se composent

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de deux solutions solides limités et d’un mélange de ces solutions. Les composés Al Mg et Al?Mz* forment une solution solide continue ou presque continue. Entre le composé Al2My* et le Mg, les alliages sont formés par deux solutions solides limites et par le mélange de ces solutions.

Aluminium-argent (!).

Historique. Étude des propriétés électriques. Micrographie.

Les alliages aluminium-argent sont durs, peu altérables et ne présentent pas la zone fragile propre à la plupart des alliages contenant des composés définis.

M. Gautier (?), en étudiant la courbe de solidification commençante, y trouve un maximum correspondant à la composition Al Ag?,

M. Guillet () isola des lingots obtenus par l’aluminothermie un alliage de la composition Al* Ag.

M. Petrenko (‘) a obtenu pour les alliages aluminiumargent la courbe de fusibilité reproduite sur la figure 46, qui correspond aux composés définis Al Ag? et AI A”. Le composé AI Ag? et les solutions solides de ce composé subissent, suivant M. Petrenko, une transformation molé- . culaire manifestée par un phénomène thermique.

M. Puchine (5) trouve que la force électromotrice de dissolution des alliages aluminium-argent varie brusquement après la composition Al Ag, qu'il considère ainsi comme un composé défini.

(!) Bronriewskr, Comptes rendus, t. CL, 1910, p. 1954.

(?) Gaurrer, Comptes rendus, t. CXXIII, 1896, p. 109; Bull. Soc. Encour., 52 série, t. I, 1896, p. 1312.

(*) Guirrer, Bull. Soc. Encour., 2€ semestre, 1902, p. 264.

(*) Perrenxo, Zs. anorg. Chem., t. XLVI, 1905, p. 49.

(5) Pucmine, J. Soc. phys. et chim. russe, t. XXXIX, 1907, p.19; 353, 528 “et 860.

Enfin MM. Dewar et Fleming (*) indiquent la variation de la résistance électrique entre 1009 et — 1839 d’un alliage à 6 pour 100 d’argent.

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20 A0 60 80 [RE am need AE A

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Fig. 46. — Fusibilité de Ag Al suivant M. Petrenko (1905).

L'argent de commerce dit « vierge » contenait environ 1 pour 100 de cuivre et quelques millièmes de plomb. Pour la purification, cet argent était transformé en chlorure, lavé à l’eau chaude, réduit par la fusion avec du carbonate de sodium et rafliné par l’électrolyse. Le raffinage se faisait dans une solution acide d’azotate d’argent; comme anode, servait l’argent réduit par du carbonate de sodium; comme cathode, une plaque de graphite. Le métal se déposait dans ces conditions sous la forme de longs cristaux très fins, peu maniables, mais

(} Dewar et FLeminG, Phil. Mag., 5e série, 1893, p. 271.

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qui m'ont fourni de l’argent plus pur qu’un dépôt compact obtenu dans un bain de cyanure.

Cet argent, fondu dans le vide, a donné pour le coeflicient de température de la résistance électrique entre 0°

et 1000 & — 0,0041).

MM. Kamerlingh Onnes et Clay (1) avaient trouvé pour ce coefficient 4 — 0,00411. La valeur que je trouve se rapproche sensiblement de celle (4 — 0,00417) que fixe la formule établie en admettant la proportionnalité entre la variation de la résistance électrique avec la température et la variation simultanée de l’espace libre entre les molécules (?)

rs= (2F +<T)T X const.

où F est la température absolue de fusion, T la température absolue du métal et r, sa résistance électrique.

Pour calculer le pourcentage en volume la densité de l’argent a été prise égale à 10,50.

Les nombres obtenus dans l’étude des propriétés électriques sont indiqués dans le Tableau suivant et ont servi à la construction des diagrammes représentés sur les figures 47, 48, 49 et 5o. Ils nous montrent l’existence probable de deux composés définis Al? Ag? et AI Ac.

La courbe de conductivité (fig. 47) et celle du coefficient de température (fig. 48) prennent la forme D de notre classification (voir p. 14), entre l’AI et le composé Al Ag* ainsi qu'entre le composé Al Ag° et l’Ag. Ces courbes prennent la forme B entre les deux composés définis, qui forment entre eux une solution solide continue.

() Kamerrinc Ones et CLav, Comm. Phys. Lab. Leiden, n° 99, 1907.

(?) Bronrewsxt, J. Chim. phys., t. IV, 1906, p. 285; t. V, 1907, p. 57 et 609.

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