SOURCE SULFUREUSE DE PINAC
Cette source fournit à une buvette. Dans la région où elle sourd , on trouve une couche très-épaisse d'une excellente tourbe, couleur de tan , qui , par sa contexture et ses élémens , paraît évidemment provenir du débris et de la décomposition de végétaux ; cette couche est ser-
rée , ferme, et la substance qui la compose assez légère , et presque dépourvue d'humidité, quoiqu'elle soit sous terre à la profondeur d'environ quatre pieds , et qu'elle couvre , pour ainsi dire, le lit de sable et de gravier dans lequel coulent les eaux thermales.
Cette eau laisse déposer dans les canaux conducteurs de la source une substance blanchâtre, floconneuse, et sous forme glaireuse. Elle exhale une odeur hépatique ou de gaz hydrogène sulfuré bien prononcée. Une pièce d'argent, plongée dans l'eau, ne tarde pas à y prendre une couleur jaune tirant sur le brun.
Degrés de chaleur, i5.
'i5 kilogrammes d'eau évaporée ont donné un résidu à l'état sec de 4$ grammes 64 centigrammes.
Couleur du résidu, paillettes brillantes.
Augmentation de poids par son exposition à l'air, 4 grammes 75 centigrammes.
Résultats de l'analyse.
Gaz acide carbonique , quantité inappré-? ciable.
Acide hydro-sulfurique , idem.
Hydrochlorate de soude 38r 4°c
— de magnésie 4 3<0|
Sulfate de chaux 19 90
Sous-carbonate de chaux 11 20
— de magnésie 1 70
Substance grasse, résineuse » 24
— extractive végétale » 19
Matière végéto - animale , quantité
inappréciable.
Silice » 9Ô
Perte 1 11
DE LA GUTIÈRE.
Ce magnifique établissement, situé dans la ville, renferme dix baignoires en marbre, des douches de toute espèce (1), placées dans autant de cabinets, ainsi qu'un appareil fumigatoire. 11 est alimenté par trois sources.
La première fournissait , au mois d'avril 1 82 1 , 3 mètres 1 54 millimètres cubes par heure; degrés de chaleur, 3i; et au 10 octobre, même année, 5 mètres; degrés de chaleur, 3i 1/2.
(1) Nous nous faisons un vrai plaisir de rendre justice aux rues philanthropiques du propriétaire de cet établissement , qui, sur notre demande , s'est empressé a Taire confectionner un appareil complet de douches, inusité jusqu'à ce jour dans les élablissemens thermaux des Pyrénées,
La seconde fournissait , au mois d'avril , même époque, 463 millimètres cubes par heure; degrés de chaleur , 5o ; et au mois d'octobre 432 millimètres; degrés de chaleur, 3o 1/2.
La source du Petit-Bain fournit , pour les douches de la Gutière, 3 mètres 780 millimètres cubes par heure; degrés de chaleur, 07.
25 kilogrammes d'eau de la première source, évaporée, ont donné un résidu, à l'étal sec, de 6 5 grammes 6 centigrammes.
Couleur du résidu, blanc.
Augmentation de poids par son exposition à l'air , 4 grammes.
Résultats de t'analyse.
Gaz acide carbonique, 950 millimètres cubes.
Hydrochlorate de soude 1 r 56e
— de magnésie 8 5o
Sulfate de chaux 46 9"
— de magnésie » 90
Sous-carbonate de chaux 4 »
— de magnésie » 90
— de fer ( quantité inappréciable).
Substance grasse, résineuse » 12
— extractive végétale » 18
Silice 1 20
Perte » 80
La Gutière a trois réservoirs bien couverts : deux conduits en plomb, terminés chacun par un robinet en cuivre, distribuent l'eau dans chaque baignoire ainsi qu'aux cabinets de douches , en sorte que l'on peut à volonté diminuer ou augmenter la chaleur du bain. Le premier conduit reçoit l'eau thermale à sa sortie de la pompe, et le second part du réservoir ou réfrigérant.
il se forme dans le grand réservoir de cet établissement, à la surface de l'eau, une légère pellicule saline composée de carbonate et sulfate de chaux et d'un peu d'argile.
Dans les établissemens où il y a des réservoirs , comme à Believue, Théas , Cazaux et Pinac, on a recours aux mêmes moyens pour la distribution des eaux qu'à la Gutière.