II. III
Carbone 21, 25 * »
Hydrogène 4>44 u »
Iode » 38,26 38, 20
et démontrent de la manière la plus évidente que c'est l'iodure de sesquistannéthyle.
Lorsqu'on fait agir l'éther iodbydrique sur un alliage formé de 88 parties d'étain et de 12 de sodium (alliage cristallisé qui , au moment où il vient d'être coulé, présente une couleur d'un blanc d'argent), au bout de cinq à dix minutes, tout au plus, une action vive se manifeste, et l'on observe une forte élévation de température. Il est bien entendu que, comme précédemment, l'alliage doit être préalablement réduit en poudre. Dès que le dégagement de chaleur a cessé, la poudre est introduite avec assez d'éther iodbydrique pour en former une bouillie claire dans des tubes scellés à la lampe, qu'on chaulïc pendant dix-huit à vingt beures au bain d'huile, à une température de 125 à i3o degrés au plus. Au bout de ce temps, on retire les tubes, on les laisse refroidir, puis on en brise la pointe; le plus communément il ne se dégage que très-peu de gaz. On traite alors par l'éther rectifié la masse d'un brun jaunâtre qu'ils renferment et qui présente cette odeur forte si caractéristique. On filtre, puis on évapore au bain-mai ie après avoir ajouté préalablement au liquide élhéré £ à de son volume d'alcool ordinaire. Il se sépare, alors que tout l'éther est évaporé, une huile à peine colorée, dont on augmente la proportion en ajoutant un peu d'eau au résidu alcoolique.
Cette huile, qui possède une odeur piquante, insuppor-
table, rappelle à un haut degré celle du raifort et de la moutarde-, elle est sumagéepar une matière visqueuse d'un jaune orangé, dans laquelle on distingue quelques aiguilles incolores. Celles-ci se dissolvent Facilement dans l'alcool bouillant, et s'en séparent par l'évaporation sous la forme de prismes qui possèdent les propriétés de l'iodure de stannéthylc.
Le résidu qu'à laissé l'éther élant repris par l'alcool * lui cède un produit qui se sépare par l'évaporation sous la forme de belles aiguilles incolores qui présentent, ainsi que les précédentes, tous les caractères de l'iodure de stannéthyle. Ce composé ne se forme, du reste, dans ces circonstances qu'en proportions exc&siVerfrcnt minimes.
La matière huileuse, à peine colorée, dont l'odeur irritante rappelle celle de la moutarde, est elle-même un iodure qui bout entre 23o et 235 degrés. Ce composé se solidifie Irès-rapidement dans le bain d'acide carbonique solide et d'éther en une multitude d'aiguilles entre-croisées qui forment une masse incolore. Cette substance, qui forme la majeure partie du produit de la réaction, n'est autre que l'iodure de sesquistannéthyle, ainsi que le démontrent les analyses suivantes :
I. o* r ,6i i de matière m'ont donné, par leur combustion avec l'oxyde de cuivre, o,25o d'eau et o, 479 d'acide carbonique.
IL- o sr ,6i9 du même produit m'ont donné o,438 d'iodure d'argent.
III. o gr ,523 du même produit m'ont donné 0,212 d'eau et o,4n d'acide carbonique.
IV. o gr ,635 du même produit m'ont donne o,448 d'iodure d'argent.
Résultats qui, traduits eh centièmes, conduisent aux nombres suivants :