AP
522,4 IOO,00
Lorsqu'on laisse tomber ce liquide goutte à goutte dans ur> flacon de chlore ou d'oxygène, il s'enflamme immédiatement et brûle avec une flamme violette.
Cette combinaison appartient au môme type que l'alumine, on peut la considérer comme formée d'un équivalent d'iodure d'aluminium avec 1 équivalent d'aluminélhyle.
Lezinc-éthyle l'attaque vivement; il se forme de l'iodure de zinc ainsi qu'un liquide très-inflammable qui probablement est Yaluminclhyle.
L'iodure de méthyle se comporte à l'égard <Je l'aluminium de même que l'iodure d'étbyle on obtient un liquide incolore renfermant tout à la fois de l'aluminium, de l'iode, et les éléments du méthyle. De même que son homologue élhylé, ce produit brûle à l'air et décompose l'eau d'une manière subite en donnant naissance à de J'hydrure de méthyle.
Le glucinium attaque profondément l'iodure d'éthyle lorsqu'on le chauffe avec ce liquide dans des tubes scellés à la lampe. On obtient dans ces circonstances un produit solide qui fournit à la distillation un liquide jouissant delà propriété de décomposer l'eau subitement avec dégagement d'un gaz inflammable; ce mode d'action paraît analogue à celui de l'aluminium, je n'ai pu malheureusement l'étudier faute d'une quantité suffisante de matière.
ACTION DE L'ÉTAIN PUR SUR L'IODURE n'ÉTHYLE.
Stannèihyîes.
L'étain en feuilles est rapidement attaqué par Téther iodhydrique dans des tubes scellés à la lampe à une tempé-
rature de i4« à 100 degrés. La réaction s'accomplit déjà même au bain d'eau bouillante*, mais dans ces circon-
stances elle exige un temps fort considérable pour être complète. Elle s'effectue pareillement, à la température ordinaire, sous l'influence de la radiation solaire, ainsi que l'a constaté M. Franckland.
Lorsqu'on chauffe les matières au bain d'huile à la température de 1 5o degrés, en employant 2 j à 3 parties d'iodurc d'élhyle pour 1 d'élain, la réaction est complète au bout de vingt à trente heures au plus. On trouve alors dans les tubes refroidis deux sortes de produits, savoir : une matière blanche cristallisée en longues aiguilles douées de beaucoup d'éclat et un liquide jaunâtre très-mobile ; quant à rétain, il a complètement disparu. On sépare le liquide des cristaux en inclinant légèrement les tubes au-dessus d'un verre à pied, dans lequel il s'écoule; puis finalement on les renverse enlièrement, afin d'en extraire les dernières gouttes. Ce liquide, abandonné à lui-même, ne tarde pas à laisser déposer de magnifiques cristaux qui sont identiques aux précédents; on les égoutte avec soin , puis on les ajoute à ces derniers. Lorsque Je liquide ne laisse plus déposer de cristaux, on le distille .avec précaution dans une cornue de verre munie d'un thermomètre.
Le liquide commence à bouillir vers 72 à y% degrés ; c'est de l'éther iodhydrique inaltéré. Le thermomètre s'élève bientôt jusqu'à 23o degrés, et s'y fixe un instant. Il passe à cette température un liquide ambré doué d'une odeur trèsirritante; puis le thermomètre monte rapidement jusqu'à 245 degrés. La température se fixe alors et reste constante à partir de ce moment. Le produit recueilli dans le récipient à partir de ce terme se concrète entièrement par le refroidissement en une masse blanche formée d'aiguilles entrecroisées. Quant au résidu cristallin rougeâlre qui resle en très-faible proportion dans la cornue, ce n'est autre chose que de l'iodure d'étain.
Les cristaux extraits des tubes et ceux qui se sont déposés du liquide se dissolvent en très-grande quantité dans l'alcool ordinaire, surtout à chaud, et s'en séparent par l'évaporation sous la forme de beaux prismes incolores, très-friables, et qui sont complètement dépourvus d'odeur lorsqu'ils ont été comprimés dans des doubles de papier buvard et recristallisés, tandis que lorsqu'ils sont imprégnés de la matière huileuse, ils possèdent cette odeur piquante de raifort qui prend à la gorge et provoque le larmoiement. Ces cristaux fondent à 4^ degrés en un liquide incolore et très-limpide, qui bout régulièrement entre et 246 degrés.
L'éther, même froid, dissout ces cristaux avec facilité.
Peu solubles dans l'eau froide, ils se dissolvent en proportion notable dans ce liquide à la température de l'ébullition. Une dissolution alcoolique de ces cristaux est immédiatement décomposée par les sulfate, azotate, acétate, etc., d'argent avec formation d'iodure d'argent et de sels correspondants d'oxyde de staunéthyle qui cristallisent avec fa^ cilité.
L'ammoniaque décompose la dissolution alcoolique des cristaux précédents et donne un précipité blanc amorphe d'oxyde de staunéthyle qui ne se rédissout pas dans un excès de réactif.
L'acide oxalique et les oxalales forment des précipités blancs dans une dissolution alcoolique de ces cristaux.
Cette même dissolution alcoolique est décomposée parle cyanure d'argent, il se forme de l'iodure d'argent ainsi qu'un iodocyanure de slannélhyle qui reste dissous dans l'alcool et s'en sépare par l'évaporation sous la forme de croûtes d'apparence cristalline.
Lorsqu'on chauffe l'iodure de slannéthyle dans des tubes scellés à la lampe avec environ son poids d'iode, il est décomposé d'une manière complète, de l iodure rouge d'étain prend naissance, en même temps qu'il se forme de l'éther iodhydrique.
C'est ce qu'exprime l'équation
C« H> Sn IH- 2 1 = Sn P -h V rP I.
L'analyse des cristaux prismatiques incolores retirés des tubes et purifiés par plusieurs cristallisations m'a fourni les résultats suivants :
I. o gr ,6oo d'un premier échantillon m'ont donné o,i34 d'eau et 0,239 d'acide carbonique.
II. o 8P ,4oo du même échantillon m'ont donné 0,4 38 d'iodure d'argent.
III. o 8r ,4 IQ du même produit m'ont donné 0,448 d'iodure d'argent.
IV. o gr ,75i d'un second échantillon m'ont donné o, 1 65 d'eau et o ,3o2 d'acide carbonique.
V. o« r ,7oo du même produit cristallisé en prismes d'une grande beauté m'ont donné o , 765 d'iodure d'argent.
VI. o 8e ,5oo d'un troisième échantillon m'ont donné 0,546 d'iodure d'argent.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :