RECHERCHES o.â.pii
<lisconlinuos, irrégulicres, et formées de lignes brisées, leurs ;)Oi>i/s de rebrous- Hement résultcnl de fractures par écrasement (fig. 15, pi, IV).
3° Lorsque la courbe enveloppante ne présente pas de traces de fraclure, les points de rebroussement de la courbe enveloppée résultent de déchirures par couiraction (fig û, pi. III).
Pour se rendre compte de celte dernière règle, il faut observer que la coutraction de la pâle du globule n'étant pas symétrique autour de son centre, il a dû se former des déchirures dan? celte pâte, surtout près des points de rebroussement en saillie à l'intérieur de la courbe enveloppante; ces déchirures ont alors donné lieu à autant de points de rebroussement sur la courbe enveloppée.
Il est facile de comprendre, d'après cela, pourquoi [as points de rebroussement de la courbe enveloppée sont souvent très rapprochés de ceux de la courbe enveloppante, avec lesquels ils peuvent môme se confondre, comme on le voit pour les points de rebroussement désignés par r sur les planches III et IV; ces points de rebroussement r sont alors communs aux deux courbes.
— On conçoit d'ailleurs que les poiîits de rebroussement communs peuvent avoir une origine mixte, et résulter à la fois d'une déchirure et d'une fracture ; car si l'on suppose un globule ayant un point de rebroussement commun r, résultant d'une déchirure, l'épaisseur de ce globule sera nulle ou presque nulle en r; par oonséipiont, si ce globule est encore creux, il sera plus facilement brisé en rquc sur tout autre point de sa circonférence : la pression de la roche qui l'enveloppe formera donc en r, ou du moins autour de r, dos points de rebroussement par fracture.
C'est aussi ce qui expli(iue pourquoi les points de rebroussement communs r se trouvent souvent sur des lignes de fracture, dont on peut très bien suivre la trace à la surface des globules, et pourquoi le rebroussement des courbes enveloppante e\, enveloppée est toujours fortement accusé autour de ces points (fig. 1, pi. III).
Enfin on voit de plus, par ce qui précède, que les ijlobuk's anormaux sont irréguliers , non seulement parce que leur structure cristalline est peu développée, mais encore parce qu'ils se sont contractés , et parce qu'ils ont alors été fracturés, et quelquefois même complètement écrasés.
l'ilons de quariz.
Les globules normaux ou anormaux sont, comme je l'ai déjà fait observer, très fréquemment traversés par des filons ou par des veinules de quartz : c'est , par exemple, ce qui a lieu surtout pour les globules des pyromérides, qui sont entièrement pénétrés de quartz , et sillonnés dans tous les sens par des systèmes extrêmement complexes de filons de quartz; ces fdotis coupent dans certains cas les cristaux indépendants, et on peut les suivre même à travers les cristaux de quartz hyalin (fig. Ih, pi. II; fig. 0, 8, IG et 17, pi. IV).
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"*^i^^"' SUR LES ROCHES GLOBULEUSES. :ir.3
Il csl aisé de se rendre compte de la formalioi» de ces filous; on comprend, en effet, que., par suite de la grande richesse en silice des roches ylobulotiscs qui ont été étudiées, toutes les fentes et toute? les cavités qui se produisaient dans les globules ne devaient pas larder à être complètement remplies par de la silice.
Ces faits ne sont d'ailleurs que la reproduction sur une échelle plus pclile de ceux que nous avons signalés précédemment, quand nous nous sommes occupés des globules fendus, brisés, et à fragments dispersés, tels que les globules de Wuenlieim (fig. 8, 9, pi. I ; fig. 8, pi. II).
Chaque globule a généralement subi un très grand nom!)rc d'accidents, (jui ne sont soumis, il est vrai, à aucune règle fixe, mais dont il est facile de retracer l'histoire en étudiant avec soin la structure du globule, ses points de rebroussejnent, ainsi que le réseau ordinairement très complexe des /?io«5 siliceux qui le traversent (fig. 4, pi. III].
Feldspath conslituant les globules.
Il résulte de ce qui a été dit précédemment sur le gisement et sur la composition dos globules, que le feldspath constituant les globules feldspathiques peut avoir pour alcali dominant la potasse ou la soude ; par conséquent, il appartient tantôt au cinquième et tantùtau sixième système cristallin.
Je ferai remarquer, en outre, que les globuks anormaux se sont surtout développés dans les roches globuleuses qui sont riches en soude , ou dans celles qui contiennent plus de soude que les mêmes variétés de roches à globules normaux. Ils s'observent, par exemple, dans les pyromérides, qui ont une pâte pélrosili- , oeuse et un éclat gras, comme cela a lieu pour certaines variétés de Corse et de Saint-Maurice. Ils s'observent encore très fréquemment dans les trachytes de l'Islande, et en général dans les pcrlites, dans les obsidiennes et dans les roches volcaniques modernes. Ils s'observent aussi dans les porphyres du pays deCalles, (jui ont uniquement pour base un feldspath du sixième système, et ils alleigacnt alors de très grandes dimensions.
Or les roches feldspathiques qui ont un éclat gras, les roches volcaniques modernes et les variétés des roclies qui viennent d'être énumérées, sont précisément celles dans lesquelles la soude est l'alcali dominant (t) ; il est donc probable que la soude est également l'alcali dominant des globules anormaux.
On peut jusqu'à un certain point se rendre compte de celte particularité en observant que , quand l'orthose et un feldspath de sixième système sont réunis dans une môme roche, ce dernier est toujours en cristaux plus petits; le feldspath, dont la soude est l'alcali dominant, a donc, toutes choses égales, une ten-
(l) M. Bunsen a coiislaté que les trachyios de l'Islande conlieiinenl moyennement U,IS de soudt cl 3,20 de potasse. — l'oijQendorffs Annalen, t. LX.XXIII, p. 206.
3Jli RECHERCHES 0.5,1.31.;
(lance à cristalliser, qui est moins grande que celle de l'orthosc ; on conçoit d'après cela que les globules anormaux, qui sont moins cristallins que les globules Hon«auj, se soient développés surtout dans les variétés des roches globuleuses, dans lesquelles il y a, toutes choses égales, une plus grande proportion de soude.
Il serait d'ailleurs facile de citer des exemples montrant que tous les feldspaths peuvent prendre la structure globuleuse ; c'est donc seulement quand le ùAdsI>uI\h\gs globules normaux on anormaux est nettement cristallisé (ju'il est possible de savoir si ce feldspath appartient au cinquième ou au sixième système cristallin.
La ihéorie de la formation des globules est géiiéiale.
Les explications dans lesquelles je viens d'entrer sur h formation des globules anormaux s'appliquent surtout à six types de globules, savoir : les globules anormaux par contraction ayatit des cavités nettes et non remplies, du trachytede l'Islande (fig. 1, pi. III) ; les globules anormaux parcontraclion ayant des cavités nettes et remplies, du porphyre jaspé de Sibérie (fig. h, pi. IV); les globules anormaux par contraction ayant des cavités confuses et remplies, de la pyroméridc de Corse (fig. 6, pi. III); les globules anormaux par expansion inlérieuro ayant des cavités remplies, de l'Islaiule (Og. 9, pi. II); les globules anormaux par expansion extérieure de l'obsidienne d'Ischia (fig. 11, pi, III) ; les globules anormaux par expansion et par contraction de la perlite de Tokay (figure de la page 321).
La formation de ces six types de globules anormaux ?l eu lieu dans des circonstances extrèmornontdiH'érentcs, et, comme ils résument d'ailleurs les principaux caractères de tous les autres globules anormaux , il est facile de voir que la formation de ces derniers s'expliquerait d'une manière analogue.
J'ajouterai que la théorie par laquelle j'ai cherché à expliquer la formation des globules normaux ou anormaux est basée sur l'étude do leur structure, et qu'elle est en quelque sorte indépendante du minéral même qui constitue les globules; celle théorie est donc générale. On a vu d'ailleurs que cette théorie peut expliquer aussi la formation des concrétions normales ou anormales , quelle que soit leur naiure, et il est évident qu'elle expliquerait également la /"onîia^wi des globulesnon feldspathiques ayant une origine aqueuse ou une origine ignée.
— Je terminerai ce qui vient d'être dit sur la formation des globules en signalant d'une manière spéciale un fait important.
Il résulte , en effet , de l'étude des globules qu'un dégagement de vapeur d'eau et de substances volatiles a joué un rôle dans la formation des globules anormaux par expansion et dans celle des globules anormaux par contraction. Mais les roches dans lesquelles ces divers globules se sont formés contiennent souvent de l'orthose et du quartz ; ce sont généralement des roches granitiques : les
Ihéories proposées pour expliquer la formation des roches graniliquos et fol-lspalhiques doivent donc nécessairement tenir compte de ce fait , que tons ces feldspatlis, y compris l'orlhose, peuvent se développer m.^me on présence de l'eau.
Los roches fjhbuleuses qui sont riches en silice sont l'eurite , la pyroméride , le trachyle, le rétinite, la perlite, l'obsidienne et divers porphyres : elles contiennent habituellement de l'orlhose, et quelquefois du feldspath du sixième système ; quelques unes d'entre elles, et notamment certains porphyres, cunticnnenl môme uniquement des feldspaths du sixième svstènie.
Bien que toutes ces roches soient très différentes, leurs globules présenleul cependant la plus grande analogie de composition et de structure.
lis ont, en effet, une pesanteur spécifique qui varie de 2,1 à 2,6. Ils sont caractérisés par une grande teneur en silice et par une faible teneur en alcalis ; leurs teneurs en oxyde de fer, en magnésie et en chaux, sont également très faibles.
Il est facile de comprendre que la composition minéralogique de la roche dans laquelle les globules se sont développés a nécessairement exercé une grande influence sur leur composition : aussi la teneur en silice des globules est-elle très variable, et augmente-t-elle avec la teneur en silice de la roche.
Dans les roches vitreuses qui sont généralement sans quartz , comme l'obsidienne, la perlite, le rétinite, la teneur en silice des globules est à peu près égale à celle de la roche enveloppante ; mais dans la pyroméride, dans le trachyle et dans les roches porphyriques avec quartz , la teneur en silice est très variable.
La composition minéralogique des globules est assez simple ; en effet, ils sont formés de feldspath ou de pâte feldspathique et de quarlz. Le feldspath est souvent de l'orthose ; dans certains porphyres, cependant, c'est un feldspath du sixième système : du reste, il est rarement cristallisé et pur, et généralement il est resté à l'état de pâte feldspathique. Cette pâte feldspathique contient de la silice, de l'alumine et une certaine proportion d'alcalis; elle n'a pas une composition définie , elle est beaucoup plus riche on silice que les feldspaths qui se trouvent dans la roche, et elle résulte d'un mélange de silice avec une très petite proportion de ces feldspaths.
D'après l'étude de leur structure, je distingue les globules en globules normaux qui n'ont pas de cavités, et en globules anormaux qui ont des cavités dans leur intérieur. Il importe de remarquer que ces deux variétés de globules ne sont pas tellement distinctes, qu'elles ne passent insensiblement l'une à l'autre, et qu'elles ne se trouvent souvent réunies dans le même gisement.
Les globules normaux ou anormaux renferment souvent, surtout lorsqu'ils ont une forme irrégulièro, des cristaux isolés de quartz et de feldspath, qui ne sont