‹ Recherches sur les séismographes destinés à l'inscription de la composante verticale du mouvement du solChapitre 20 sur 95 · MARQUES · texte numérisé non relu

MARQUES

Sur les inscriptions faites en même temps, on retrouve exactement les mêmes trains d'ondes, avec leurs particularités diverses, et il n'existe pas sur l'une des inscriptions des trains que l’on ne retrouve pas sur l’autre. À l’œil, les inscriptions peuvent sembler accuser des divergences : celles-ci tiennent à la différence des modes d'inscription. Sur le noir de fumée, en effet, figurent maints petits détails qui disparaissent dans l'épaisseur du trait sur les inscriptions photographiques. Par contre le frottement, négligeable dans les procédés optiques, joue un rôle important dans les inscriptions mécaniques, et cela d'autant plus que l’amplitude est plus considérable. Par suite, les grandes amplitudes paraissent relativement plus importantes sur le papier photographique que sur le noir de fumée. Si l’on s'arrête aux amplitudès moyennes, et qu'on les compare sur les deux inscriptions, on voit que leur rapport est très voisin de celui des agrandissements.

3° Afin de vérifier si le mouvement de la masse est bien le même en tous les points, et s’il n'existe pas de mouvements de rotation préjudiciables à la correction des inscriptions, j'ai fait deux nouvelles séries d'inscriptions. Dans l’une le miroir était placé à l'avant de la

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mouvement pris à la tête de poussée.

— en avant, à la hauteur du centre de gravité.

mouvement pris au bord de la cuve.

— en avant, à la hauteur du centre de gravité.

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cuve, à la hauteur du centre de gravité, dans l’autre il était placé en haut et à gauche de la cuve. Dans chaque cas, j'ai utilisé un dispositif optique analogue à celui décrit précédemment. Le montage destiné à l'inscription du mouvement pris en haut de la tête de poussée ayant été conservé, j'ai pu obtenir dans chaque cas sur le cylindre enregistreur une double inscription.

Une difficulté à vaincre dans ces deux séries d'expériences a été due au fait que les miroirs placés dans ces conditions subissent les oscillations horizontales de la masse. J'ai dû laisser un certain jeu aux pivots des miroirs, afin d'éviter qu'ils fussent bloqués rapidement par les mouvements horizontaux : mais alors, au bout d’un temps assez court, l’axe de rotation du miroir se déplaçait et l’image sortait du champ. Je n’ai donc pu avoir que des inscriptions assez brèves, et je ne suis parvenu à les obtenir qu'après de longs et nombreux réglages. La dernière série surtout, par suite du manque de place, s’est montrée particulièrement délicate.

Les agrandissements étaient 1100 dans le premier cas et 2150 dans le second. La comparaison des inscriptions de l'avant et du bord de la cuve n’a montré aucune différence apparente avec celles de la tête de poussée.

On peut donc conclure que le mouvement vertical est bien le même en tous les points de la masse, et que le mouvement du sol est transmis fidèlement par le dispositif d'amplification.

La période étant très courte, et l'agrandissement étant élevé, les inscriptions étaient complètement brouillées pendant ‘la journée par suite des vibrations d’origine industrielle. Il était donc indispensable d'obtenir une période plus élevée : j'exposerai dans le prochain chapitre le principe auquel j'ai fait appel, le dispositif que j'ai adopté, et les résultats que j'ai obtenus.

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