LL. Le grand pendule de Strasbourg
Pour des raisons de stabilité, les dispositifs d'augmentation de période comportent toujours deux ressorts, mais ceux-ci peuvent être placés de façons différentes. J'ai décrit plus haut la construction de Wiechert*®. Sur l’appareil de Zurich, les ressorts sont placés de part et d’autre de la masse, et chacun d’eux agit isolément sur un système de tiges et de leviers, les deux parties de la construction étant symétriques et à go° de la plume d'inscription. Peut-être réalise-t-on ainsi une symétrie plus rigoureuse et une plus grande stabilité, mais au point de vue pratique, il y a un inconvénient sérieux, c’est que le moindre réglage nécessite la présence de trois opérateurs : un pour chacun des ressorts et un pour la plume”.
À Strasbourg, on a donc renoncé à cette solution pour en adopter une qui rappelle celle de Wiechert. Les deux ressorts agissent sur le même levier; mais ici, au lieu de construire de nouveaux organes, on a réalisé une construction très simple en faisant agir les ressorts auxiliaires sur le deuxième levier de transmission de la composante verticale.
Pour éviter les ruptures que pourraient occasionner les chocs trop grands provenant de séismes voisins, les tiges de liaison sccondaires sont munies chacune d’un ressort d'amortissement". Ce dispositif est sans doute très utile en certains observatoires ; son intérêt est limité à Strasbourg, où les secousses d’origine rapprochée ne sont jamais très violentes. Pour pouvoir installer la construction que je vais décrire, j'ai dû rendre rigide la tige de liaison secondaire de la composante verticale.
1, Voir par exemple : C. Reynal, Les Ressorls (Dunod, Paris, 1927).