I. Les phases classiques
Les courbes de Wiechert et Zoeppritz.
L'étude des diverses phases des tremblements de terre préseute d'autant plus d'importance et d'intérêt que la connaissance des ondes séismiques, de leur trajectoire et de leur vitesse constitue le seul moyen qui permetle aux physiciens de se faire une idée de la constitution interne de la lerre. Ces ondes pénétrant d'autant plus profondément qu'elles proviennent de séismes plus éloignés, on conçoit que seule l’étude des tremblements de terre lointains puisse conduire à la soiution des problèmes relatifs aux couches les plus profondes du globe.
Les inscriptions relatives à ces séismes offrent une très grande complexité, à cause des nombreuses phases qui y apparaissent : c’est leur étude qui, dans l’état actuel de nos connaissances, peut faire progresser la séismologie. La détermination des épicentres, sauf quelques rares exceptions (pour certaines régions océaniennes, par exemple), est en général possible et conduit à des résultats satisfaisants, à l'aide des données des stations à distance moyenne : il est naturel que les premières recherches aient porté précisément sur les séismes à distance moyenne, dont les inscriptions présentent une simplicité relative. Les phases y sont, la plupart du temps, en nombre restreint, et elles y apparaissent souvent avec la plus grande nelteté.
L'interprétation des séismogrammes progresse en même temps que la théorie de l’élasticité. On sait que l’on a pu définir, avec Poisson, deux groupes d'ondes : les ondes longitudinales ou primaires (symbole P), et les ondes transversales ou secondaires (S); avec Lamb, Rayleigh, Love, un troisième groupe, complexe, celui des ondes longues ou superficielles (L).
Les ondes appartenant aux deux premiers groupes peuvent subir à la surface du sol une ou plusieurs réflexions : les phases qui prennent naissance ainsi ont été maintes fois observées sur les séismogrammes; on les désigne en faisant suivre le symbole P ou S de la lettre R, qu’on affecte d'un indice égal au nombre des réflexions (PR,, PR,, PR,,... SR,, SR,, SR,).
Les ondes longitudinales peuvent, après s'être réfléchies à la surface du globe, se transformer en ondes transversales. De même, les ondes transversales peuvent, après réflexion, se transformer en ondes longitudinales, mais sous certaines conditions'. Deux cas se présentent : :
1° Les vibralions sont parallèles au plan d'incidence. — Soient b la vitesse de l’onde transversale incidente, a la vitesse de J'onde longitudinale réfléchie, t l'angle d'incidence, et à, l'angle de réflexion. On a :