TOUR
surface de ce dernier peuvent se produire des réflexions et des réfractions donnant naissance à de nouvelles phases sur lesquelles je reviendrai plus loin. La profondeur assignée au noyau est d'environ 2900 km."
III. — Tables et courbes pour les distances éloignées. Phases réfléchies ou réfractées sur la surface du noyau.
Pour des distances n’excédant pas 1000 km., on utilise de préférence les tables de A. Mohorovicic*; les courbes de Wiechert et Züppritz ont rendu et rendent encore de grands services jusque vers 4000 km. Les données comprises entre g000 et 13000 km., provenant d’extrapolations, ne conduisent qu’à des résultats défectueux ; d'autre part, les courbes s'arrêtent à 13000 km. : il était donc indispensable de rectifier et de compléter les résultats de Wiechert et Zôüppritz. Parmi les nombreux auteurs qui se sont voués à cette tâche, je ne citerai que ceux dont les travaux me semblent fondamentaux.
Turner‘ a établi une formule empirique réunissant d’une façon satisfaisante les données relatives à des séismes bien connus; après quoi, il a extrapolé pour les grandes distances. Dans « The large earthquakes (1913) », il a publié une table des durées de propagation des P et des S allant jusqu’à 150°; cet auteur a ensuite étudié les inscriptions relatives à des séismes voisins de l'antipode. La courbe des durées de propagation de la 1° phase enregistrée pour ces distances ne se raccorde pas avec celle des P précédemment obtenue. Sans faire d'hypothèse sur la nature de cette 1° phase, Turner l’a désignée par un symbole nouveau [P] (1923). Il lui a fait correspondre une formule empirique, et a étendu de la sorte la table des [P] de 130° à 180°.°