LT LENS
fraction à la surface du noyau, on ajoute l'indice c à la lettre représentant le précédent élément de la trajectoire”. Par exemple, la phase S,P,S désigne une onde qui, partie transversale de l’épicentre, devient longitudinale en se réfractant dans le noyau, puis redevient transversale après réfraction dans les couches supérieures.
Voici comment Gülenberg rend compte des différentes sortes de trajets que peuvent suivre les ondes longitudinales issues d’un épicentre O; les rayons sont supposés partir du foyer d’abord horizontalement, puis on fait croître progressivement leur inclinaison initiale, jusqu’à atteindre la verticale,
2. Gütenberg a d’abord utilisé l'indice 4 pour montrer qu'il s'agissait de la 4° des surfaces de discontinuité qu'il distinguait. Le nombre de ces surfaces étant douteux, il a préféré ultérieurement remplacer le chiffre 4 par la lettre c, initiale du mot latin cor (cœur).
io de
1° Le rayon Or est tout entier dans les couches supérieures (trajet direct, ondes P normales).
2° Le rayon O2, tangent au noyau, se scinde en deux branches, dont l’une suit le trajet continu O2 et dont l’autre, après s'être réfractée dans le noyau, vient aboutir en 3.
3° Le point d'arrivée des ondes suivantes rétrograde ensuite en 5, puis en 6, jusqu'à un point 4. Cela résulte de l'hypothèse faite par l’auteur d’une brusque diminution de la vitesse des ondes lorsqu'elles pénètrent dans le noyau. Si l’on admeltait que celte vitesse reste constante, ou qu’elle augmente brusquement, ou qu'elle subit une variation progressive, les calculs conduiraient à des résultats très différents : la rétrogradation prévue par Gütenberg n'’existerait plus.
La trajectoire des ondes, à l’intérieur du noyau, possède une certaine inclinaison par rapport à la verticale passant par l’épicentre (07). Cette inclinaison augmente depuis le rayon O3 jusqu'au rayon O4. |
4° La zone 2-4 est une zone d'ombre : il n’y parvient (en 8 et en 9, par exemple) qu’une quantité insignifiante d'énergie. La plus grande partie est transformée en ondes superficielles se propageant à la surface du noyau.
5° Le point 4 est un foyer (Brennpunkt). L'inclinaison de la trajectoire dans le noyau passe par un maximum pour le rayon O4, elle décroît ensuite, et les extrémités des rayons suivants se rapprochent du point 7. La zone 4-7 est appelée par Gütenberg zone focale. Entre 3 et 4, à chaque distance correspondront deux trajectoires d'ondes longitudinales qui parviendront l’une après l’autre, car elles ont parcouru des chemins différents. Le point 4 est situé à 16000 km. de O; il doit correspondre à un maximum pour les ondes longitudinales.
D’après les notations indiquées plus haut, ces ondes devraient être désignées par le symbole P,P,P : on écrit plus simplement P'; les deux groupes prévus seront appelés P', et P',. Il y a identité entre les Pet les [P] de Turner.
Gütenberg admettant d’autre part que les ondes transversales peuvent traverser le noyau, les ondes S directes disparaîtront
Sabiee
à une certaine distance; il devra y avoir également des ondes S,S,S, ou S', qui de même se diviseront en S', et S',.
L'auteur distingue en outre des ondes S,S, P,P qui se sont simplement réfléchies une fois sur le noyau. Par réfraction avec changement de nature à la surface de séparation prendront naissance des ondes S,P,S,S,P,P,P, SP, etc. Les ondes P,P,P,P se sont réfractées deux fois sur la surface de séparation et se sont réfléchies une fois sur cette dernière. Plus tard, Gütenberg a distingué’ encore les PS, P,S, comportant une réflexion à la surface du globe, et les S,P,P,S, comportant une réflexion à la surface du noyau. D'autres phases ont été encore introduites, que je laisse de côté à cause de leur moindre importance. |
L'auteur a tracé des courbes représentatives pour ces diverses phases, en réunissant, d’une part, des résultats d'observation, et de l’autre, se laissant guider par des considérations théoriques. Le degré de certitude de chacune d'elles est donc assez variable.
Depuis, de nombreuses tables ont été dressées, et de nouvelles courbes ont été tracées, soit à l’occasion d’études particuculières, soit à la suile de travaux d'ensemble. Je citerai celles de Klotz”, de Visser*, de S. Mohorovicic*, de Byerly”, de Jeffreys*, et de Macelwane”’.
Il serait vain de chercher à établir quelles sont les meilleures d’entre elles : telles tables s’adaptant à merveille à un tremblement de terre donné seront tout à fait discordantes pour un autre. En réalité, à chaque séisme correspond son réseau de courbes : cela tient à l'influence de la profondeur du foyer, et probablement aussi de causes locales : hétérogénéités possibles en certains points, etc.
1, 8, p.226 et 9, p.x5t
DM SD 20: