‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 97 sur 180 · ART. XV. CONVERSION DE UPALI ET DE 500 PRINCES · texte numérisé non relu

ART. XV. CONVERSION DE UPALI ET DE 500 PRINCES

Le roi, aussitôt après son retour au palais, rassembla tous les princes de la famille et leur tint ce discours: «Si mon fils Siddhartha ne se fût pas fait ermite, il serait maintenant sur le trône; maintenant il a atteint la dignité de bouddha et n'a encore pour disciples que des brahmes : cet état de choses ne me paraît pas conforme à sa dignité royale; il convient que des princes de la famille régnante coupent leur chevelure et se constituent ses compagnons. — Que devons-nous faire tout d'abord? répondirent les princes. — Quelques-uns d'entre vous, me semble-t-il, devraient quitter leur famille; par exemple: sur cinq frères, deux ou trois pourraient quitter le siècle; une famille qui compte quatre enfants en donnerait deux, celle qui en a trois, en fournirait un. Les fils uniques devront rester dans le monde, sans quoi notre famille serait éteinte. — S'il en est ainsi, dirent les princes, que Votre Majesté donne une proclamation officielle, puis ceux d'entre nous qui voudront suivre le prince, donneront leurs noms.»

500 jeunes princes de la famille des Çakyas inscrivirent leurs noms, se dépouillèrent de leurs bijoux de leurs riches vêtements, et résolurent de les donner en toute propriété au jeune Upali, leur coiffeur. Ce dernier, après réflexion, refusa de les garder en sa possession: «Ces princes de noble race, pensa-t-il, abandonnent leurs bijoux, se dépouillent de leur riche costume, quittent leurs fonctions honorables pour se mettre à la suite de Bouddha: pourquoi ne les imiterais-je pas?» Pendant que les princes allaient annoncer à leurs parents la résolution qu'ils avaient prise, Upali se présenta devant Bouddha et lui dit: «Je désire vous suivre et quitter ma famille.» Le Très Honoré du monde l'admit pour son disciple. Les princes, après avoir pris congé de leurs parents, revinrent trouver Suddhodana et lui dirent: «Grand roi, nous voici prêts. Veuillez nous présenter au Vénérable du siècle. Il a quitté sa famille : il est juste que nous l'imitions et que nous le suivions.» Suddhodana conduisit lui-même les 500 princes et les présenta à son fils;

tous lui firent la révérence et se rangèrent à ses côtés. Le roi prit la parole en ces termes: «Votre Altesse n'a pour compagnons que des brahmes : c'est une anomalie qui doit cesser. Voici 500 princes de votre famille qui désirent suivre votre loi et se mettre sous votre conduite; j'espère que vous accueillerez leur demande. » Bouddha leur adressa quelques mots, puis exigea que tous fissent la prostration devant Upali et devant les 500 bonzes ses disciples. Suddhodana lui-même dut se conformer à l'étiquette. Le Vénérable du monde leur dit ensuite avec une grande majesté: «Descendants de la race royale, déposez aujourd'hui votre orgueil, brisez la morgue des Çakyas (1) !»

ARTICLE XVI

R/VHUI/V El' l-A LÉGENDE.

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