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CHAPITRE III

DESCRIPTION de l'APPAREIL et de la TECHNIQUE EXPÉRIMENTALE EMPLOYÉE

4. J'ai montré au chapitre précédent que le choix d’une méthode optique pour éludier les sillages, est un compromis : on renonce à la facilité avec laquelle on interprète les résultats obtenus par la méthode des particules flottantes, afin de déterminer avec plus de précision, le centre giratoire des tourbillons. Cette possibilité est évidemment d’une grande importance tt justifie, en général, la construction compliquée et parfois coûteuse d’un tel appareil optique de précision, adapté au but signalé à l'instant.

Mais ce compromis n’est ni le seul ni le plus important. La construction de l’appareil à rayons aberrants nous oblige à renoncer à certaines de ses qualités, qui nous seraient {outes précieuses, comme la sensibilité, la luminosité, l’acuité des images et d’autres encore; qualités qui ne peuvent être obtenues dans le même appareil que les unes au détriment des autres (1). Cette circonstance doit être bien méditée, puisque le prix de revient élevé de ses organes (en premier lieu des objectifs) nous interdit de les changer à tout moment. L'appareil à rayons aberrants n’est donc pas plus universel que les autres : vouloir lui demander foutes les qualités ou les améliorer toutes, quand on en construit un nouveau, serait une prétention irréalisable. Le vrai problème de l’application de la méthode optique à l’étude de la surface libre de l’eau, est donc bien celte difficulté-ci: quelles qualités peuvent être négligées, voir sacrifiées, pour en améliorer d’autres, plus utiles aux buts précis qu’on s’est posés.

L'installation optique, dont j'ai fait usage dans mes expériences, est la reproduction à grande échelle (sensiblement homothétique, de rapport 1:4) de l'appareil, dont H. BÉNARD s’est servi à Lyon dès 1906, pour étudier les tourbillons alternés (2). L’excellent résultat qu'il a pu tirer de cet appareil l’a déterminé à en concevoir un nouveau, qui l’améliorerait sur le point jugé insuffisant : le champ cinématographié restreint. Celui-ci est déterminé uniquement par la grandeur des objectifs principaux, qui avaient dans l'appareil de Lyon 6,4 cm de diamètre. On voit sur les films de H. BÉNARD, qu'avec un

(1) Voir page 27 et suivantes.

(2) Comptes rendus, t. 147, 1908, p. 970.

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