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INTRODUCTION

En 1882, Roserr Kocx découvrait le Bacille de la Tuberculose, l'isolait, le cultivait, le retrouvait dans des lésions identiques chez l’homme, la vache, le coq. L'unicité du Bacille chez toutes les espèces fut immédiatement admise, mais Srraus et Würrz ayant échoué dans des tentatives d'infection de la poule par les crachats de phtysiques, d'innombrables discussions commencèrent au sujet de cette unicité. Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, après les travaux de DE Joxc, ARLOING, WoLrr, BEHRING, MOELLER, SPRONCH, Krause, CALMETTE, etc., la théorie de l'unicité est uni-

versellement admise.

Si le Bacille est unique, il n’en est pas moins vrai que les différentes souches isolées chez les mammifères, chez les oiseaux et chez l'homme présentent des variations dans leurs caractères culturaux, microscopiques, et dans leur sensibilité envers les différentes

espèces animales.

Nous rappellerons brièvement ces caractères dans notre chapitre I. Cette adaptation des bacilles à l'organisme des mammifères ou à celui des oieaux a suffisamment marqué ceux-ci pour que l’on puisse presque toujours rapporter à l’un ou à l’autre des types les

bacilles isolés d’un animal, quelconque. Le bacille aviaire qui nous intéresse plus particulièrement se retrouve en effet non seulement chez tous les oiseaux, mais encore chez de nombreux mammifères et chez l’homme. La présence et la fréquence de ce type chez les différntes espèces fera l’objet de notre chapitre I.

Depuis longtemps, un point a attiré l'attention des chercheurs : l'œuf pondu par la poule tuberculeuse n'est-il pas un véhicule de l'infection?

Marrucci, BAUMGARTEN, Koch et RABINOWITSCH, Weger et BorINGER, MiLGaNER, PRABIGER, et plus récemment Siva, Frrcn, LUBBEHUSEN et Dickmans, sont parmi ceux qui cherchèrent à élucider ce problème. Nous verrons dans notre chapitre II combien les résultats obtenus par ces différents auteurs sont loin de se rejoindre, les pourcentages d'œufs infectés issus de poules tuberculeuses variant de 1 % (Frrcn LuBseuusEN et Dickmans) à 100 % (MoLrer et WAsuBURN).

Nous avons joint à ce chapitre quelques observations

qu'il nous à été donné de recueillir au cours de nos études à l’Ecole d’Alfort.

Dans nos conclusions, nous essaierons de faire ressortir l'importance et la gravité de la Tuberculose aviaire non seulement au point de vue hygiénique, qui est à considérer, mais principalement au point de vue économique, cette maladie pouvant être la cause de pertes sérieuses pour l'élevage.

Ce travail nous a été inspiré par Monsieur le Professeur VERGE qui voudra bien trouver ici l'expression

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