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RES

Dans cet échantillon et coupe nous remarquons que les bandes sclérenchymateuses élargies à la base, en massues à l'extérieur, se scindent en leur milieu tout en étant cantonnées par l’endoderme d’une façon continue.

La moelle lignifiée a de grandes cellules et les rayons médullaires ont le lumen de leurs cellules réduit à un point.

Dès la base du piquant la partie Imterne des rayons médullaires ainsi que les cellules externes de la moelle forment un tissu énergique de soutien, aidé par le sclérenchyme péricyclique et la cuticule fortement épaissie.

Par ses nombreux faisceaux libéro-ligneux, le grand développement du tissu chlorophyllien, l'épaisseur cuticulaire, ce piquant est admirablement organisé pour se défendre de la sécheresse et assurer néanmoins son assimilation carbonifère.

U. MICRANTHUS Lancer (Portugal).

Très grand développement du tissu de soutien. La moelle fortement lignifiée est entourée des rayons médullaires bien développés dont le lumen a disparu des cellules. La partie interne des rayons médullaires forme une graine continue de tissu de soutien.

9 faisceaux lhbéro-ligneux très dislincis et bien développés, le bois forme des cônes très importants entre les rayons médullaires. L’endoderme très apparent contourne les bandes de sclérenchyme qui très allongées sont en forme de massue.

Le parenchyme palissadique chlorophyllien est peu développé; l'épiderme, fortement cuticularisé très sinueux.

Vers la pointe, moelle et rayons médullaires ont réduit leur lumen à un point.

U. LURIDUS Nym. Sy. (Portugal).

La moelle et les rayons médullaires très sclérifiés sont fortement réduits. Avec 6 faisceaux libéro-ligneux corres-

M er

pondent 6 bandes sclérenchymateuses très peu développées, et qui de plus n’atteignent pas l’épiderme. L'endoderme est peu distinct en face des bandes sclérenchymateuses.

Le tissu chlorophyllien est constitué par des cellules nettement palissadiques (3 à 4 assises), très dévéloppée: formant au piquant une gaine continue, même en face d sclérenchyme péricyclique.

L'extrémité du piquant est arrondie avec un épiderm formée de cellules allongées et très cuticularisé : la cuticule est deux fois plus épaisse que les cellules épidermiques: les stomates deviennent très rares.

U. SPARTIOIDES Nym. Syir. (Portugal).

Les rayons médullaires sont très fortement sclérifiés dès la base du piquant, la moelle lignifie fortement ses parois, et les cônes du bois sont allongés radialement.

Les bandes sclérenchymateuses sont très radiales et l'épiderme fortement cuticularisé a un contour très sinueux. L'’endoderme est distinet et le tissu chlorophyllien palissa dique.

LAPHYLEUS ENE. (Portugal)

Comme la précédente épiderme à éléments très smueux ei soutenu par de longues bandes sclérenchymateuses radiales qui atteignent l'épiderme, celui-ci est fortement culicularisé L'endoderme, apparent, contourne les bandes sclérenchy

mateuses.

U. MEGALORITES Wux. in Wir. (Andalousie).

Caractérisé nettement par son parenchyme chlorophyl lien très régulièrement palissadique, jamais interrompu entièrement par le sclérenchyme péricyclique. En eflel

celui-ci pas une seule fois ne réunit l'endoderme à l'épiderme parce qu'il est très peu développé.

L'endoderme est très distinct; les faisceaux libéro-higneux

1 nombreux mais larges; les rayons médullaires

la moelle sont notablement réduits. L'épiderme

: un ensemble arrondi est fortement cuticularisé et ue dépourvu de stomates.

\ la pointe du piquant les bandes scléienchymateuses sont de plus en plus réduites tandis que le tissu chlorophylien {oujours très développé est resté nettement palissadique, il est entouré d’un épiderme qui ne contient plus de stomates.

Les coupes des piquants d'Ülex que nous venons d'examiner, d'âge et de provenance divers, ont été faites malgré tout à des hauteurs différentes. Aussi le nombre indiqué des faisceaux libéro-ligneux et bandes sclérenchymateuses est-il discutable. Toutefois de leur observation nous pouvons tirer quelques conclusions qui ne font que confirmer celles de M. Lhotelier.

uite du climat maritime, de leurs coupes successives el de leur Jeunesse les rameaux piquants d Ulex europæus de la variété queue de renard, de l'U. Gallii Plauch. etc. nt leur appareil de défense mécanique peu développé la roclle et rayons médullaires sont le plus souvent à peine Hgntiées ou sclérifiées, et les bandes sclérenchymateuses atieignent presque toutes l’épiderme dont elles ne sont éparées que par un endoderme distinct. La cuticule est peu épaisse et les stomates nombreux dans les sillons, au noms à la base du piquant. Et le tissu chlorophyllien, interrompu nettement par les bandes sclérenchymateuses n est palissadique que dans ses assises externes.

Vivast"lans des climats plus secs, d'éclairement intense les Hier : densus Welw. ex Webb., Jussiæi Webb., Welwischionus Planch., Wilkommii Webb., africanus Webb. que nous avons examinées, et pourvus de feuille ont la

re

moelle et rayons médullaires très développés, les bindes sclérenchymateuses atteignant jusqu'à l'épiderme sont en moins grand nombre. Le tissu chlorophyllien est plus developpé et palissadique. |

La cuticule est épaissie et les stomates moins nombreux dans les sillons.

Les caractères précités ne font que s'accentuer dans les autres Ulex observés qui, plus âgés, n'ont pas de feuilles.

Ces piquants par leur importance assimilatrice ont un üussu chlorophyllien très développé et palissadique, qui quelquefois même forme une gaine continue (U. megalorites Willk., U. luridus Nym. Syll.). L'épiderme dépourvu de stomates vers la pointe qui est arrondie et fortement cuticularisée.

e) Organes reproducteurs

PÉraALE. — La coupe transversale se présente sous l’aspect suivant :

Un épiderme papilleux sur les deux faces entoure un parenchyme formé de cellules isodiamétriques arrondies, ces cellules laissant entre elles de nombreux méats qui forment un tissu au milieu duquel se distinguent quelques faisceaux (fig. 10).

FIG. 18 — Coupe transversale d’un pétale d’Ulex europæuse

EramiNe. — La coupe transversale de l’anthère d'une étamine d'Ulex europæus présente une symétrie bilatérale très nette; au centre de la section un mince faisceau libéro-ligneux est entouré du parenchyme du connectil

ee dont es cellules isodiamétriques laissent entre elles quelques méats.

li épiderme formé de cellules allongées n'est papilleux ‘en face le parenchyme. L’assise mécanique est fortement paissie el ses cellules sont allongées perpendiculairement

our Lil):

Le]

F1G. 19. — Coupe d’une anthère après la déhiscence.

Ovaire. — La feuille carpellaire également symétrique est recouverte d'un épiderme à cellules peu allongées. Le parenchyme constitué par des cellules pentagonales est pourvu d'un faisceau lhbéro-hgneux-médian dont l'endoderme est peu distinct et de quelques autres faisceaux de moindre importance (fig. 12).

F1G. 20. — Coupe de la graine d'Ulex europæus.

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GRAINE. — Coupée transversalement, cette graine présente de dehors en dedans :

1° Un épiderme, composé d'une rangée de cellules cubiques, disposées en palissades, allongées radialement, à parois fort épaisses et à lumen très rétréci dans sa partie supérieure et notablement élargi dans la partie inférieure. Ces cellules, environ quatre fois plus longues que larges, sont recouvertes par une cuticule assez épaisse.

2° Une rangée de celiules, dites « cellules en sablier ». Ces cellules, qui sont munies de parois fort épaissies, sont étranglées en leur milieu et ne contractent d’adhérence avec les cellules voisines que par les exlrèmités de leurs branches, de telle sorte qu'elles laissent entre elles des méats très larges et de grandeur variable.

3° Un parenchyme peu développé et formé de cellules irrégulières, de dimensions variables. Dans ce tissu qui

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