‹ Recherches sur les variations de la fragilité leucocytaire dans le cours de certaines maladiesChapitre 18 sur 32 · PLEURÉSIES · texte numérisé non relu

PLEURÉSIES

OgservaTion XX VI PersonxeLze (Service de M. le Prof. ArNozAN) Pleurésie aiguë

Etienne D..., âgé de vingt-six ans, manœuvre, entre le 29 janvicr 1913, salle 15, lit 3, pour une douleur dans le côté droit sur la ligne

axillaire et de la gène de la respiration.

Il fait remonter le début de sa maladie à quinze jours avant son entrée. Il ressentit froid et, depuis ce jour, il était obligé de se couvrir pendant son travail. L’appétit avait diminué. La douleur dans le côté augmentait de jour en jour et le malade s’essouflait facilement. Il avait, le soir, des frissons.

Aucun antécédent héréditaire. Six frères et sœurs. Parmi eux, nous ne trouvons qu’une sœur de vingt-huit ans qui a actuellement une tuberculose au troisième degré.

Aucun antécédent personnel; le malade a jusqu’à présent joui d'une parfaite santé, ne s’enrhumait pas facilement. Il a fait son service dans les garnisons de l'Est où il n’a jamais été malade. Aucune maladie vénérienne.

Il paraît robuste, bien constitué, néanmoins son facies est pâle. IL présente de la dyspnée et se tient plutôt sur le côté droit, le décubitus latéral gauche augmentant sa dyspnée. Y

A l’examen du thorax, en avant, nous voyons que le côté droit respire d’une façon moins ample que le gauche. A la percussion, la matité remonte jusqu'à la clavicule. Le murmure vésiculaire est très diminué, sans bruits anormaux toutefois.

En arrière, nous trouvons tous les signes d’un épanchement pleural du côté droit remontaut jusqu’à trois travers de doigt au-dessus de la pointe de l’omoplate; au-dessus, la sonorité n’est pas tout à fait normale, il y à une légère submatité.

La ponction ramène du liquide citrin présentant la réaction de Rivalta.

Le poumon gauche respire d’une façon normale.

Rien du côté des autres appareils. Rien au cœur. Pas de déplacement appréciable de la matité. Le pouls, rapide, est cependant bien frappé. L’élat général semble bon.

Quelques crachats expectorés par le malade ont été examinés. Pas de bacilles de Koch.

En résumé, il s'agit d'une pleurésie aiguëe survenue chez un malade jusque là en parfaite santé.

Le malade est traité par des diurétiques, de la révulsion et des toniques. Le liquide n’est point évacué,

Il diminue peu à peu; en même temps la fièvre baisse. Les sueurs nocturnes disparaissent,

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Obs XXVI

CrOOrE Le 5 mars, le malade, qui n’a plus de fièvre depuis longtemps, se sent complètement rétabli. Il travaille sans gène, ne tousse pas, le liquide

pleural est complètement résorbé.

En avant, les sommets respirent normalement.

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Onservarion XX VII PERSONNELLE (Service de M. le Prof. Avcné) Pleurésie aiguë

Blanche D... âgée de quinze ans, lisseuse, entre le 149 mars 1913, salle 3, lit 2, pour une douleur dans le côté droit avec gène de la respiration.

Père et mère bien portants. Un frère et deux sœurs bien portants.

Antécédents personnels, aucune maladie. Pas de toux habituelle ; les rhumes ne durent point longtemps. Pas de sueurs nocturnes.

Trois jours avant son entrée, la malade fut prise brusquement d’une douleur dans le côté droit augmentée par la respiration. Pas de grand frisson.

Son facies est pâle, elle se plaint de son point de côté, a de la dyspnée. La respiration est à type costal supérieur.

L'examen de l'appareil respiratoire révèle, en avant, du skodisme sous la clavicule droite, matité au-dessous de la quatrième côte, on trouve le signe du dénivellement. A l’auscultation, aucun bruit anormal au sommet droit, rien à gauche.

En arrière, à droite, matité remontant jusqu'à une ligne passant par l’apophyse épineuse de la septième vertèbre dorsale, On trouve du souffle doux à ce niveau, de l'obscurité au-dessous. Signe du sou positif. Egophonie et pectoriloquie aphone.

Une ponction exploratrice ramène du liquide.

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Le cœur n'est pas déplacé, pas de bruits anormaux.

Les divers appareils sont normaux. Pas d’albumine.

On pratique une ponction évacuatrice qui ramène 500 grammes d’un liquide citrin présentant la réaction de Rivalta.

Peu à peu les signes s’améliorent, l’épanchement diminue. Une ponction exploratrice, le 42 avril, reste sans résultat.

A son départ, le 29 avril, l’état général est satisfaisant; l'examen de ses sommets reste négatif: c’est à peine si la respiration y est un peu

rude.

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Osservarion XX VIII Personneze (Service de M. le Prof. ARNOZAN)

Pleurésie chez une tuberculeuse probable

Jeanne D.., âgée de vingt-six ans, porteuse de pain, entre Île 47 mars 1913, salle 6, lit 26, parce qu’elle est gènée pour respirer et crache du sang.

Père mort à trente-cinq ans d’une maladie de cœur, mère bien portante. Trois frères bien portants, Un frère mort à dix-huit ans des suites d'un accident. Deux sœurs mortes en bas âge, l’une à neuf mois de crises convulsives et l’autre du croup.

Dans les antécédents de la malade nous trouvons une diphtérie assez grave il y a cinq ans. Elle ne s’enrhumait pas très facilement. Elle a toujours eu un embonpoint dénolant une bonne santé.

Son mari est tuberculeux; il tousse constamment, a beaucoup maigri et a été soigné pendant sept mois à l'hôpital Saint-André.

Ils ont eu sept enfants en cinq couches ou grossesses gémellaires, trois fausses couches. Quatre enfants sont vivants et bien portants. Les autres sont morts : l’un des suites de l’accouchement, un autre du croup et un autre de bronchite à dix-huit mois, il avait beaucoup maigri. -

I yaun mois et demi, la malade, en portant le pain, fut mouillée par la pluie; elle sentit froid et eut des frissons durant trois jours. Puis apparut un point de côté à droite, la toux ne survint que huit jours après.

Quinze jours après le début de la maladie la malade cracha des filets de sang. Ces petites hémoptysies durèrent quinze jours. Elles cessèrent quatre ou cinq jours après l'entrée de la malade à l'hôpital.

A son entrée, la malade a toutes les apparences d’une bonne santé. Sa température est élevée : 37°6.

Au sommet droit, en avant, la respiralion est un peu rude avec un peu de submatité à la percussion et de l’exagération des vibrations vocales. Pas de craquements. Rien du côté gauche.

En arrière, nous trouvons tous les signes d’un épanchement pleural siégeant du côté droit : malité, souffle, égophonie, pectoriloquie aphone, signe du sou. Immobilité de la paroi thoracique à droite. La matité

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remonte jusqu’à deux travers de doigt au-dessus de la pointe de l'omoplate.

Quelques râles de bronchite du côté gauche.

La malade étant dyspnéique, une ponction est pratiquée qui ramène un litre de liquide citrin présentant la réaction de Rivalta.

Rien du côté des autres appareils. Pas d’albumine.

Sans qu'on soit obligé de pratiquer d'autre ponction évacuatrice, le liquide qui s'était reproduit après la première ponction diminue peu à peu et la guérison survient.

Obs XXVIII

Leucocytes détruits :

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Contrairement à ce que nous avons observé dans les courbes précédentes, ici la courbe monte, mais il ne faut pas oublier que le début de la maladie s’est produit d'après l’histoire qui nous à été racontée un

mois avant l'entrée de la malade.

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Secousse

Il est très probable que le stade de descente s’est produit; nous n'avons pas pu le constater.

La pleurésie nous paraît suspecte de tuberculose à cause de l’état du mari qui est tuberculeux, à cause des hémoptysies que la malade a présentées, à cause de l'obscurité du sommet droit. La pleurésie ellemême a évolué d’une façon torpide, sans grande réaction fébrile.

Dans la courbe que nous avons recueillie, nous signalons le peu de tendance à l'ascension qu’elle présente et le faible degré de fragilité. Or nous verrons que dans l’état de tuberculose que nous avons pu

observer les courbes avaient précisément ce caractère.

Osservarion XXIX Personvezze (Service de M. le Professeur Cassaër)

Pleurésie purulente

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