‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 130 sur 165 · Ce qui est entre [ J est ajouté en marge · texte numérisé non relu

Ce qui est entre [ J est ajouté en marge

Item. Trois portières à trois pentes, de taffetas d'Angleterre bleu et blanc, avec franges de soie de même couleur, cordons et houppes ; le tout prisé ensemble cinquante livres, ci. ,. . . . 1*.

Item. Deux grands rideaux de toile de coton, de cinq lés chacun sur trois aunes de haut, garnis par en bas d'un grand point de Paris et aux côtés d'un moyen, avec deux pentes de pareille toile et point; prisés cinquante livres, ci 1 <*.

Item. Deux porte-miroirs, avec les plaques de fonte dorée' et un cordon à houppes de soie et argent faux; prisés vingt-cinq livres, ci XXV*,

Item. Un grand tableau couché, de quatre pieds de long, d'une famille de Jésus K Deu^ paysages de deux pieds de long, et un autre tableau de F École des maris ', avec leurs bordures, prisés ensemble quinze livres, ci xv*.

Item. Un grand rideau de toile de coton de trois lés, prisé cent sols, ci c*.

Item. Une petite table de racine de noyer, parquetée de filets noirs et d'ivoire, prisée huit livres, ci . viii*.

Ensuit le linge.

Item, Deux douzaines de chemises de toile d'Hollande , à usage d'homme, prisées ensemble quatre-vingt-seize livres , ci. . iiii"xvi*.

Item. Dix-huit chemises de nuit à usa^eMudit défunt, piiséçs ensemble vingt-cinq livres, ci xxv**=.

Item. Quatre camisoles d'Hollande, à usage d'homme, et dix autres camisoles de toile et basin, prisées vingt livres, ci. ..... . xx*.

1. a On avoit autrefois des plaques d'argent magnifiques, mais l'usage en est presque perdu; on faisoit aussi des plaques ayeo des glaces de miroir. » {Furetière.)

2. Le sujet de ce tableau semblerait 'donner quelque poids à une brochure publiée en 1840 et intitulée : Découverte d'un autographe de Molière. D'après cette brochure , on aurait retrouvé derrière un tableau représentant une Sainte Famille où figure saint Jean -Baptiste, une inscription ainsi conçue : Donné par mon ami Seb. Bourdon, peintre du Roy et directeur de V Académie de peinture. -^ Paris, ce vingt quatrième de juin mil six cens sep" tante. J. B. P. Molière.

Plusieurs circonstances doivent faire douter de l'authenticité de cette ins> cription, dont récriture ne ressemble en rien au /ac-5imt7e publié par M.Gharavay, d'après l'original appartenant à M. Ghambry (Bulletin de l'amateur ^autographes, !•' Janvier 1863). L'orthographe n'est pas celle du temps; la signature n'offre aucun rapport avec celles de Molière que l'on connaît ; enfin Sébastien Bourdon n'a jamais été que recteur de l'Académie de peinture.

3. Ce tableau se retrouve dans l'état joint au contrat de mariage de la fille de Molière. (Document n<* LIX) et dans l'inventaire de M. de Montalant. (Do^ cument n» LXV.)

S74 DOCSJUESm.

lUm. DisrlimtcbemîaBs à usage à& femme, tant de toUe jaune fue blanche, dexnl usées, prisées yiogt livros» ci, ....... . xx^.

Item, Six caleçons de toile blanche et deux de ei>tân, prisés douze liyres, ci, . 1. * * • . . xa«.

/tMt. Six antres vieilles chemises à usage d'homiae* prisées six livres, ci. . . ,••... • vi*.

Item. Dix draps de toile blanche fine, de deux lés chacun de long et deux aaines et demie d« large^risés ceiU tivres, cL . • . . . c*.

Item. Vingt-neuf petits draps, les uns de toile nenve, les antres demi usés, et aucuns tels quels, de. deux lés chacun. Le tout prisé ensemble cent livres^ cL « . . . «^.

Iiem> Six douzaines de serviettes de toile janne de dif^ente grsua* deur, prisées trente livres, ci . . xxx^*

Ikm, Treize douzaines de serviettes de toile blanche, de trois quarts de long, deux tiers et demi de large; prisées <|aatre-Yiagts livres, ci iiii***.

Uem. Dix nappes de pareille toile blanche, d^une aune et demie de long, cinq quartiers de large ; trois autres nappes de pareille largeur et de deux aunes de long, plus fines. Le tout prisé ensemble vingtquatre livres, ci xxiiii*.

Item, Deux grandes nappes de toile damassée, Tune de trois aunes de long, Fautre de deux, et deux autres grandes nappes de toile pleine, de deux aunes de long et autant en largeur, prisées vingt livres, ci ^ xx*.

Item. Une douzaine de serviettes de toile damassée, de trois quarts et demi de long, avec une nappe de deux aunes et quart; trois autres douzaines de serviettes dessorties? et quinze nappes de différente grandeur et façons, prisées vingt-quatre livres, ci. . xxiiii*.

Item. Un paquet de dix mouchoirs de nuit, dix-huit coiffes de nuit, douze mouchoirsde poche, neuf taies d'oreillers, deux peignoirs, trois toilettes, huit autres mouchoirs de poche, une camisole de basin, sept paires de chaussons de coton ; prisé ensenable vingt livres, ci. . xx*.

Item, Trois douzaines de chaussures et un drap de toile de chanvre; prisé dix livres, ci. »... ^ .• ^ •*..•••.*. ^ . x**

Item, Deux douzaines et demie de torchons et quinze tabliers de cuisine ; le tout prisé ensenable six livres, ci yi*.

item. Un sac de treillis? prisé vingt-cinq sols, ci xxv*.

Item, Trois devants de chemise, un rabat et deux cravates et deux paires de manchettes de point de France ; deux autres rabats, Tun de point de Paris, l'autre d'Aurillac *; un autre de point de Paris;

I, Dans la première scène [de Zélinde^ Argimoat, msxchaod de dm» telles de la rue Saint«I>eni8, dit à Orianti ; « Si vous voules avoir un besji iK)int d'Alençou, ie vous en vais montrer un, que Ton pr«odroit pour un point de Venise. — Le patron ne m'en plaît pas, » répond Oriane. -* « Voulez-vous un point d'Aurillac»? lui demande Argimont. -« «Montrez, r»>

DOCDlfiaTTS. fTC

trois palms de maaehfifttes^ ^tre JXiooeJieteifK^ deoltelk. Le tout piisé «Qfi^nbkdBqvumte liinres, d. « • « . ^ « ^ « « . . . 1*

rnstiwent les ftaôits de théàtn.

Item. Une manne dans laqoeHe il y a un habit pour laTepré* sestation du Bourgeak GetUMomme^ «onsàstant en mse robe de chambre rayée, denblée de taffetas sarore et Tert, nn haut-de-chansses de panne rouge^ une csamisoi« de panne bleue ^, un bonnet de nuit et une eQÂffe% des chausses et uim éeharpe de toile peinte à Tindienne, une veste à la Turque et un turban, un saJ>re, des cliausses de brocart aussi garnies de r<d)an8 vert et aurore, et deux points de Sedaou Le pourpoint de taffe^s garni de dentelle d*ai^nt faux. Le eenitoirao, des bas de soie v^rts et des gants, avec un chapeau gam! deplnmesauraFe«tveTt;pnsé ensemble soixante-dix Hvres, ci. . Ixx*.

Item. Une boite dans laquelle est un habit pour la représentation de Powcecmgnac, consistant en un haut-de -chausses de damas rouge garni de dentelle, un juste-au-corps de velours bleu garai d*or faux, un œinturon à frange, des jarretières vertes, un chapeau gris garni d'une plume verte ^ Fécharpe de taffetas v)ert, une paire de gants, une jupe de taffetas vert garni de dentelle et un manteau de taffietas noir, une paire de souliers ; prisé trente livres , ci xxx^.

Itenu Une autre boite où est Fhabit de la représentation de rAmphiùryen , contenant un tonnelet ^ de taffetas vert avec une petite, dentelle d'aigent fin, une chemisette de même taffetas, deux cuissards do satin rouge, une paire de souliers avec les lassures * garnies dHm galon d'argent, avec un bas de soie céladon ", les festons, la ceinture et un jupon, et uja bonnet brodé or et a]:;gent fin, prisé soîxaoie livres , ci ^ ..•-.- *. k*.

hem. Une autro batte où ei^ l^balÂt de ht représentation du Ter» inffe^ consistant en pourpoint, chausse et manteau de vénitienne noire, le manteau doublé de tabis.et garni de dentelle d'Angleterre, les jarretières et ronds de souliers et souliers, pareillement garnis ; prisé soixaale libres, ci» ......... . — ............... Ix*.

nreni Oms», l«s sens de qualité «a portent encore, mais il faut qu'a soît Ittendair.» {ZéUnée, comédie, Paris, 1663, in-12, page 3.)

1. Ge4oit être wie errsor <k l'httMsi«r-|urKetirv dans hifleconde scène du BmvffeoU ^nt&Jtemme r }L J«ufdain numiiA à son. nadtm de musitiae son Jbaut de oiiaiiSBes éteoild^ veloars rooi^ et ta eamÂtole de vetoin-s ceri^

2. lAùoifk «flt la garailurt dtt.beiHietdQBaBt«qa'oa change^ dit Fuser tièse, qujwd «aie est Mie* »

3« XâfMMLlfli; « parti»d!im: luJwt sntiquav •qui se ^disoit des manek&k et éets lamhsaqiûaA; on k dûnit ausii âai« les cacBOosels d*sa pou^nt plissé;, enflé et tourné en rond, » (Furetière.)

4. lamtrs^ se dit des mbaas qn'cm: laça queèqvtfois autour des balats, des oiAoches el des hauts de chastsaos. {Fureiière^

b. Céladon , vert pâle tiraot aor la eoukur ds ttule.

Jtem. Une boite dans laquelle sont les habits de la représentation de George Dandin, consistant en haut-de-chausses et manteau de taffetas musc, le col de môme ; le tout garni de dentelle et boutons d'argent, la ceinture pareille; le petit pourpoint de satin cramoisi ; autre pourpoint de dessus, de brocart de différentes couleurs et dentelles d^argent, la fraise et souliers. Dans la même boite est aussi Phabit du Mariage forcé qui est haut-de-chausses et manteau de couleur d'olive, doublé de vert, garni de boutons violets et argent faux, et un jupon de satin à fleurs aurore, garni de pareils boutons faux, et la ceinture ; prisé soixante livres , ci Ix*.

Item. Une autre boite où sont les habits de la représentation du Misantrope^ consistant en baulrde-chausses et juste-au-corps de brocart rayé oretsoie gris, doublé de tabis, garni de ruban vert; là veste de brocart d'or, les bas de soie et jarretières; prisé trente livres, ci. . • xxx^.

Item. Une boite des habits de la représentation des Médecins *; consistant en un pourpoint de petit satin découpé sur roc? d'or, le manteau et chausses de velours à fond d'or, garni de ganse et boutons; prisé quinze livres, ci !.. zv*.

Item. Uue autre boHe [des habits] de la représentation de V Avare, consistant en un manteau, chausses et pourpoint de satin noir, garni de dentelle ronde de soie noire, chapeau, perruque, souliers ; prisé vingt livres, ci xx*.

Item. Un habit du marquis des Fâcheux^ consistant en un rhingrave* de petite étoffe de soie rayée bleue et aurore, avec une ample garniture d'incarnat et jaune, de Golbertine, un pourpoint de

1. Les contemporains désignent souvent sous ce titre V Amour médecin. On a pensé que dans cette comédie Molière avait personnifié toute la faculté, sous le nom de Filerin, que l'on a fait venir du grec 9CX0; êpEêeo;, ami de la mort. J'ai trouvé parmi les minutes de M. Durant, àla date du Igaoût 1667, c'est-à-dire deux ans après la première représentation de l'Amour médecin, le contrat d'une vente faite par André Fillerin, maître en fait d'armes, à Pierre Glémeot, apothicaire ordinaire de la chancellerie de France. Il me parait évident qu'en représentant un de ses médecins sous la figure d'un personnage qui apprenait à «tuer un homme par raison démonstrative», qu'en lui donnant le nom d'us mattre d'armes très-probablement connu à la Cour et à la ville, Molière était certain que cette plaisanterie serait saisie par tous les spectateurs. C'est peut-être pour que personne ne s'y trompe, que Lisette vient dénoncer aux médecins « l'insolent qui a eu l'effronterie » d'entreprendre sur leur métier, et qui, sans leur ordonnance, « vient de tuer un homme d'un grand coup d'épée au travers du corps. » (Acte III , scène 11.)

J'ai aussi rencontré plusieurs actes notariés concernant des personnages portant les noms de M. Dimanche, de M. Jourdain et de M. Fleurant, à l'époque môme où Molière composait Don Juan , le Bourgeois gentilhomme et le Uàlade imaginaire.

2. Bhingrave^ culotte ou haut de chausses fort ample, attachée au bas avec plusieurs rubans, dont un rhingrave ou prince allemand a amené la mode en France il y a quelque temps. (Furetière.)

toile Golbertine, garni de rubans ponceau, bas de soie et jarretières. .L'habit de Garitidès de la même pièce, manteau et chausses de drap, jgami de découpures et un pourpoint taiiladé. Le juste-au-corps de chasse, sabre et la sangle, ledit juste-au-corps garni de galons d'argent fin, une paire de gants de cerf, une paire de bas à botter de toile jaune ; prisés ciuq[uante livres, ci • . . 1«.

Dans une manne.

Item: [Un habit] servant à la représentation des Femmes savantes, composé de juste-au-corps et haut-de-chausses de velours noir et ramage à fond aurore, la veste de gaze violette et or, garnie de boutons, un cordon d'or, jarretières, aiguillettes et gants ; prisé vingt livres, ci. xx*.

Item. Un habit de Glitidas*, consistant en un tonnelet, chemisette, un jupon , un caleçon et cuissards, ledit tonnelet de moire verte, garni de deux dentelles or et argent; la chemisette de velours à fond d'or; les souliers, jarretières, bas, festons, fraise et manchettes, le tout garni d'argent fin ; prisé soixante livres, ci Ix*.

Item, Un habit d'Espagnol*, chausses, manteau de drap et le pourpoint de satin , le tout garni de broderies de soie ; .prisé quinze livres, ci xv*.

Item. Un habit du Sicilien, les chausses et manteau de satin violet, avec une broderie or et argent, doublé de tabis vert, et le jupon de moire d'or, à manches de toile d'argent, garni de broderie et d'argent, et un bonnet de nuit, une perruque et une épée; prisé soixante-quinze livres, ci Ixxv*.

Item. Un jupon d'étoffe rayée violet, le bonnet, manchon et~ cuissards, une paire de souliers, un bonnet de même étoffe que le jupon, une toque de brocart d'or, une ceinture; le haut-de-chausses de satin à bande de moire verte; prisé vingt-cinq livres, ci. . . xxv*.

Item. Un jupon de satin aurore, une camisole de toile à parements d'or, un pourpoint de satin à fleurs du Festin de Pierre. Deux panetières, une fine, l'autre fausse; une écharpe de taffetas ; une petite chemisette à manches de taffetas couleur de rose et argent fin. Deux manches de taffetas couleur de feu et moire verte, garnies de dentelles d'argent ; une chemisette de taffetas rouge, deux cuissards de moire d'argent vert; prisé ensemble vingt livres, ci xx*.

Item. Une chemisette et un haut-de-chausses à la Turque , garni de dentelle d'argent fin ; prisé dix livres, ci x^.

Item. Un paquet, consistant en quatre manches, deux cuissards d'or, des découpures, une panetière, des bas,* une bourse et une

1. Dans les Amants magnifiques. — 2. Sans doute celui de Don Garde de Navarre.

efààturtyvsm paire âe ^nli, on ceintartift €ft p«rto-6p§ev6f w text-

dtiliauiwii, on bonnet; le tout prité en aen i blehwit Imm^ d. Irai*].

Unit. Ub lttal^«<iBRMcs de ntimnoir, prisé trai» fifres, ci. Ht*

Ue ftdt, fassignafloxi continuée I demain huit heures dn malîa, et ont signé :

AfiUARDEGnxSXnDB GUinDE ESLISABIT Bkxârt.

A. BOUDET

Du mercredi avant midi, quinzième jour dudit mois de mars et «I mil six eeat soûante-tiene, k ki reqnèlB et préaeace qoe-deasus^ aété ivTCDtoné ce qui eBHiifc :

hem. Un eoffre de bahut rond, dans lequel se sont trouvés les habits pour la représentation du Médecin malgré lui^ consi^nt en pourpoint , haut*-de-chausses, col, ceinture, fraise et bas de laine et escarcelle, le tout de serge jaune garnie de radon vert; une robe de satin avec un haut-de-chausses de velours ras ciselé. Un autre habit pour VÉcoU des maris, consistant en haut-de-chausses, pourpoint, manteau, col, escarcelle et ceinture, le tout de satin couleur de musc. Un autre habit pour VÉtourdi, consistant en pourpoint, hautde-chausses, manteau de satin. Et encore un autre habit pour le Cocu imaginaire y haut-de-chausses, pourpoint et manteau, col et souliers, le tout* de ^atin rouge cramoisi. Une petite robe de chambre et bonnet de popeline, prisés ensemble vingt-cinq ïïvres, ci. xzv*.

Ensuivent lu habits de viUe à usage dudit défwa.

Item. Un juste-à-corps •, un haut-de-chausses de petite étoffe, avec une veste de satin doublée de ouate et un bas de soie, prisé quinze livres, ci XV*.

Item, Un jxtste-an^-corps et chausses de drap d'Hollande noir, une pure de bas de soie; prisé dix livres, ci x*.

ftem. Un juste-à-corps et chausses de droguet brun*, ledit justcau-corps (sic) doublé de taffetas noir, une paire de bas de laine et une d'éstame ; prisé quinze Kvres, ci xv*.

Item. Un juste-à-corps de rhîngrave , de drap d'Hollande musc, avec une veste de satin de la Chine blanc, les jarretières et bas de soie, avec une garniture de satin ; prisé vingt cinq livres, ci. xxv*.

Item. Une robe de chambre de brocart rayé, doublé de taffetas bleu, prisée vingVcinq Ihnres, ci xxv*.

Ensuivent les habits de théâtre pour ladite damois^ Deuoe. ■

Item. Les habits pour la représentation de Psyché ^ consistant en

1. Jwte-aU'CorpSj espèce de veste qui va jusqu'aux genoux, qui serre le corps et montre ht taille. {Purefière.)

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