‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 37 sur 165 · Document n» XXVII · texte numérisé non relu

Document n» XXVII

2. Lettres y Instritctions et Mémoires de Colherty publiés par M. Pierre Clément. 1861 , in-8, tome I, page cliv.

apportant comme dot la même somme de cinq mille livres attribuée à tous les* enfants de Jean Poquelin. Déjà en 1634, une cousine de Marie Cressé, Agnès Asselin, s'était retirée au monastère des Bénédictines de Montargis, « voulant prendre rhabit en ladite religion*. » Les registres des Visitandines et des Bénédictines de Montargis ne se trouvent ni au greffe du Tribunal civil de cette ville, ni aux archives de la préfecture du Loiret à Orléans; peut-être ces registres auraient-ils donné les dates de mort de la sœur utérine et de la petite cousine de Molière ; peut-être auraient-ils indiqué si ces couvents avaient pour habitude d'envoyer dés sœurs quêteuses jusqu'à Paris*. Ces questions se présentent à l'esprit lorsqu'on se reporte aux derniers moments de Molière racontés par Grimarest d'après le témoignage de Baron : « 11 resta, dit-il, assisté de deux sœurs religieuses, de celles qui viennent ordinairement à Paris, quêter pendant le carême et auxquelles il donnoit l'hospitalité. Elles lui donnèrent à ce dernier moment de sa vie tout le secours édifiant que l'on pouvoit attendre de leur charité, et il leur fit paroître tous les sentiments d'un bon chrétien, et toute la résignation qu'il devoit à la volonté du Seigneur. Enfin il rendit l'esprit entre les bras de ces deux bonnes sœurs; le sang qui sortoit par sa bouche en abondance Tétouffa'.» Cette circonstance est confirmée dans la requête adressée par la veuve de Molière à l'archevêque de Paris*. Il ne serait donc pas impossible que

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