Document n* LXV, cote vingt-neuf
4. Histoire de Molière^ par M. ïaschereau, $• édition, page 265. Le seul témoin mentionné dans Tacte de décès est « André Pothron , maçon de la maison » Un descendant de la famille Pothron habite encore (avril 1862) la rue de Calais à ArgenteuiL L'église dans laquelle la fille de Molière avait été inhumée vient d'être démolie.
Gagnait, procureur au Parlementa M. de Montalant Gt ensuite construire, à la place de la plus petite maison de la rue de Calais, à côté de celle dans laquelle la fille de Molière était morte, une chapelle sous l'invocation du Saint-Esprit, et obtint de l'archevêque de Paris la permission « de dire la messe dans ladite maison^ » On peut supposer que M. de Montalant voulut ainsi consacrer un pieux souvenir à celle qui avait reçu, lors de son baptême les prénoms d'Esprit-Madeleine, et qui s'était unie à lui malgré son âge avancé et sa position précaire. La donation de deux contrats de rente faite de son vivant, le II janvier 1726', par M. de Montalant à Philippe de Loménie, « porte manteau de S. A. R. Mgr le duc d'Orléans », aurait été inspirée par un sentiment analogue s'il était prouvé , comme cela paraît probable, que ce Philippe de Loménie était un parent, peut-être le petit-fils du premier mari de Geneviève Béjard*.'
Il y avait eu aussi rapprochement entre M. de Montalant et quelques-uns des membres de la famille Poquelin. Dans un testament fait en 1734, Claude de Rachel « donne et lègue à la damoiselle Poquelin, femme du sieur Pierre Chapuis, bourgeois de Paris, une action et troiis dixièmes d'action sur la compagnie des Indes, avec le grand portrait de la défunte femme dudit sieur testateur qui étoit cousine germaine de ladite damoiselle Chapuis, » et il fait encore un autre legs m à la dite damoiselle Chapuis et à la damoiselle Poquelin, sa sœur, fille majeure". » Ces deux personnes étaient sans doute les filles de Jean-Baptiste Poquelin, avocat en Parlement et neveu de Molière. Par le même testament, après divers legs parmi lesquels on remarque celui du « portrait de feu M. Molière » donné à un sieur de Saint-Gelais, M. de Montalant, nommait pour sa légataire universelle « la dame veuve des Lèzes, sa nièce. »
Le 5 juillet 1736 M* de Montalant, afin d'assurer la con-