Ce nom n'est pas rempli
l&e DOCUMENTS.
des notaires soussignés Pan mil six cent trente sept, le yiigt-ifefivième jour de mais, et ont signé :
N. POGOVEUN. J. POCQUELIN.
Moufle*. LsTiussBUR.
1639. — 18 janvier.
BAH DE l'hOTEL DE BOURGOGNE»
Minute& de M* Turqufit.
Aujourd'hui dix-huitième janvier;, mil six cent trente neuf; par devant etc., furent présents honorahles hommes Philippe Brisseet André de Vauconsains, maîtres et gouverneurs de la confrérie, maison et hôtel de Bourgogne à Paris, tant pour eux que pour les confrères de ladite confrérie auxquels ils promettent en leurs propres et privés noms de faire dans huitaine ratifier le contenu aux présentes, à peine de tous dépens, dommages et intérêts, lesquels reconnurent et confessèrent avoir baillé et délaissé à titre de loyer, du premier jour de janvier dernier jusques à trois années finies et accomplies; et promettent èsdits noms, ledit temps durant, garantir et faire jouir à : Pierre le Messier dit Bellerose, Bertrand Hardouin de Saint-Jacques, Julien et François Bedeaux frères, Adrien Desbarrea dit d'Orgemont, Zacharie Jacob dit Montfleury et autres leurs associés, comédiens entretenus de Sa Majesté, lesdits le Messier, Saint-Jacques, Bedeaux, d'Orgemont et Montfleury preneurs et retenants audit titre, pour ledit temps durant, la grande salle, loges, théâtre et galeries dudit hôtel de Bourgogne, avec la première chambre étant au-dessus de la grande porte dudit hôtel pour eux s'y habiller et y enfermer leurs bardes, ensemble leur passage par la grande montée du côté de ladite grande porte dudit hôtel, sur la.rue Saint-Françoi8,pouren jouir par lesdits preneurs audit titre, ledit temps durant, ety représenter leurs comédies ainsi qu'ils ont accoutumé ; cesdits bail et prise à Loyer fait à la réservation, par lesdits bailleurs de la Loge des anciens maîtres et du lieu étant au-dessus de ladite loge appelé le Paradis, en l'état qu'il est k présent qui demeureront aux maîtres de ladite confrérie, tant poftr eux que pour leurs parents et amis, sans qu'ils en puissent ahoser. ni en prendre argent, à peine de tous dépens, dommages et isrtèrôts, et encore à la réservation faite par lesdits bailleurs des magasins et autres lieux d^ndants dudit hôtel de Bourgogne,, pour, des choses réservées, disposer par lesdits bailleurs ainsi que bon leur semblera, et outre moyennant la somme de deux mille livres tournois de loyer pour et par chacune desdites trois années que lesdits preneurs
ont promis et promettent èsdits noms et en chacun d'iceux, l'un pour l'autre, etc., bailler et payer auxdits bailleurs, etc. Pourront lesdits preneurs bailler, céder et transpo]*ter leurs droits dudit bail à au« très comédiens en demeurant responsables solidairement pour ceux, auxquels il céderont le bail, etc., et ne pourront iceux preneurs avoir, prétendre ou demander aucune diminution ou rabais dudit loyer pendant lesdites trois années, pour l'absence du Roi de cette ville de Paris, ou absence d'eux, ou qu'ils ne représentassent pas, si ce n'est qu'il leur fut défendu par M. le lieutenant civil ou nos seigneurs du Parlement, etc.
1639, — 31 mars.
IlfVENTÀlRE DES THRES ET PAPIERS DE l'BÛTEL DE BOUBfiOGNE.
^ Minutes de M« Turquet.
L'an mil six cent trente-neuf, le dernier jour de mars après-midi et autres jours ensuivants, à la requête d'honorables hommes Pierre Dubout, tapissier ordinaire du Roi notre sire, Guillaume Javelle j marchand maître tireur d'or et d'argent , Antoine Fauveau , marchand épicier, André de Vauconsains, marchand mercier, et Faron Legros , tous bourgeois de P/iris, et à présent savoir, ledit Dubout doyen, et les autres maîtres en charge, gouverneurs, administrateurs et fondateurs de la confrérie de la Passion et Résurrection de notre Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ, fondée de temps immémorial en l'église et hôpital de la Sainte-Trinité', sis rue Saint-Denis, vis-à-vis l'église paroissiale du Saint-Sauveur, et légitimes propriétaires et acquéreurs de la maison vulgairement appelée l'hôtel de Bourgogne , sise en celte ville de Paris, rues de Monconseil et Neuve-Saint-Sauveur, et aussi en la présence de honorables hommes Nicolas Venallot, bourgeois de Paris, ancien doyen, Nicolas Brandon, Pierre Dupont, Guillaume Dufour, Léonard Cierge , Antoine Paquier, Philippe Brisse , Martin Boy vin, Jean Bertrand, Jean Couillard, Henri Legros, Nicolas Bozuin , Robert Butaye , I^colas Desnots, Pierre Dufour, tous bourgeois de Paris et anciens confrères et maîtres, faisant et représen-
I. Le 15 juin 1663, un Louis Poquelin signe comme administrateur de Thôpital de la Trinité une quittance de 500 livres pour un legs fait à cet hà* pital. (Archives de V Assistance publique, N* 105 des cartons de Vhôpital de . la Trinité.) Je dois cette indication à Tobligeance de M. Henri Bordier.
tant la plus grande et saine partie des confrères d'icelle confrérie, et pour la conservation et mémoire des anciens titres, acquisitions, chartes de nos Rois très-chrétiens, arrêts, sentences et autres actes quelconques, tant anciens modernes que nouveaux, concernant le fait de ladite confrérie et propriété d'icelle maison et hôtel de Bourgogne et ses dépendances, par ' .... et Claude Toutain,
notaires et garde-notes du Roi, etc., a été fait inventaire et description sommaire de tous et chacuns lesdits titres, représentés parlesdits Dubout, Javelle, Fauveau, Vauconsains et Legros, etc. *.
1402. Décembre. — Lettres de Charles VI pour la fondation de la confrérie de la Passion,
IJilS. 1«' mars. — Confirmation desdites lettres par François !«•.
1543. 20 septembre. — Édit de François I«' députant des commissaires pour la vente des hôtels de Bourgogne, Artois, Flandres et autres.
1543. 20 décembre. — Vente par les commissaires du Roi de l'hôtel de Bourgogne et homologation de ladite vente.
1548. 30 août. — Contrat d'acquisition passé devant Jean Allard et Philippe Palanquin, notaires, par les maîtres de la confrérie d'un terrain de dix-sept toises de long sur quinze toises de large, « au lieu dit l'hôtel de Bourgogne. »
1548. 17 novembre. — Arrêt de la cour de Parlement par lequel est permis aux maîtres de la confrérie « de pouvoir représenter jeux profanes, honnêtes et licites, et défend à toutes personnes de jouer ou représenter, sinon au profit de ladite confrérie et sous le nom d'icelle. »
1554. Janvier. — Lettres de Henri II, confirmatives des privilèges de la confrérie.
1559. Mars. — Lettres confirmatives de François II.
1563. 25 novembre. — Lettres confirmatives de Charles IX.
1574. 6 novembre. — Extrait des registres du Parlement par lequel les maîtres et gouverneurs de l'hôtel de Bourgogne « sur la plainte contre eux faite par M® René Benoist, curé de Saint-Eustache, avoir été condamnés de faire ouvrir les portes de la salle dudit hôtel pour la représentation des comédies à trois heures sonnant et non plus tôt. »
1575. Janvier. — Lettres de Henri III, confirmatives des privilèges de la confrérie.
1578. 22 juillet. — Marché fait entre lesdits maîtres et Agnan Sarat, Pierre Dubuc et autres compagnons comédiens, par devant Marchand et Bruguet, notaires, « par lequel iceux compagnons comédiens pro-
1. Je n*ai pas cru devoir reproduire textuellement cet inventaire trèsétendu et dans lequel les pièces sont classées par ordre de matières, dans des liasses intitulées: Chartes f Acquisitions , Baux, Procédures y etc. J'ai préféré rétablir dans Tordre chronologique les actes qui y sont analysés , et qui présentent, sous cette forme, un véritable résumé de l'histoire de rhô tel de Bourgogne, depuis le quinzième siècle jusqu'à la première moitié du dix-septième.
mettent de représenter comédies moyennant le prix mentionné audit marché. ;»
1583. 22 février. — Requête présentée à M. le lieutenant civil parlesdits maîtres et de lui répondue, portant permission auxdits maître» de faire saisir et arrêter ce qu'ils pourront trouver appartenir à Baptiste Lazaret, Italien, pour sûreté de ce qu'il leur pouvoit devoir, à cause de demi-écu par chacune semaine qu'il leur avoit été ordonné être payé par lui ; en fin de laquelle requête est un exploit fait en vertu d'icelle le 22 février 1583.
1596. 11 décembre. — Signification faite à la requête desdits maîtres à Nicolas Potrau et ses compagnons, comédiens fraoçois, à ce qu'ils eussent à venir représenter jeux et farces audit hôtel de Bourgogne, ainsi qu'ils y étoient obligés par le marché fait entre eux.
1597. Avril. — Lettres de Henri IV, confirmatives des privilèges de la confrérie.
1597. 12 avril. — Requête présentée au lieutenant civil par lesdits maîtres et de lui répondue « par laquelle il leur est permis de faire à présent comédies en l'hôtel de Bourgogne, les jours ouvrables. »
1597. 12 avril. — Requête présentée par lesdits maîtres à M. le prévôt de Paris ou son lieutenant civil et de lui répondue « par laquelle il leur permet de faire publier à son de trompe, même afficher tant au dehors que dedans et contre les portes dudit hôtel de Bourgogne, les défenses à toutes personnes de faire aucunes séditions ni empêcher les représentations des comédiens dudit hôtel. »
1598. 15 janvier. — Lettres de relief d'adresse obtenues pour la vérification des droits et privilèges de ladite confrérie au parlement de Paris.
1598. 25 mai. — Bail fait par les maîtres de ladite confrérie à c Jehan Sehais, comédien anglois, de la grande salle et théâtre dudit hôtel de Bourgogne, pour le temps, aux réservations^ et moyennant les prix, charges, clauses et conditions portées par icelui » passé par devant Huart et Claude No*urel, notaires.
1598. k juin. — Sentence du Châtelet donnée au profit de ladite confrérie à rencontre desdits comédiens anglois, tant pour raison du susdit bail que pour le droit d'un écu par jour, jouant par lesdits Anglois ailleurs qu'audit hôtel, o
1598. 6 juillet. — Marché fait avec Claude Porcher, maître vitrier à Paris, passé devant Haguemer et Huait, notaires, pour faire une vitre au-dessus de la chapelle de l'église de la Trinité.
1598. 15 décembre. — Procès-verbal de Patelle, huissier en la Cour, de la visite par lui faite en la maison et hôtellerie de la Bastille, près l'église Saint-Paul, en laquelle étoient logés des comédiens, auquel lieu il auroit fait les défenses y mentionnées.
1599. 21 avjil. — Bail fait à M« Fiacre Boucher, bourgeois de Paris, d'une loge des dépendances dudit hôtel, moyennant le prix et
aux charges et conditions portées par ledit bail passé par devant Haguemer et Huart, notaires.
1599. 28 avril. — Sentence du Ghâtelet de Paris entre lesdits maîtres, d^une part, et c les soi-disant comédiens italiens du Roi, d'autre ^ par laquelle, entre autres choses., est fait défenses tant auxdits comédiens italiens que autres, de jouer ni représenter ailleurs qu^audit hôtel de Bourgogne, s'ils n'ont exprès pouvoir de ladite confrérie, comme aussi est fait défenses à tous bourgeois de Paris de louer es maisons à aucuns comédiens ; au dos desquelles pièces sont des significations faites aux comédiens tant françois que italiens. »
1599. 28 avril. — Cinq baux faits par ladite confrérie « à la troupe des comédiens italiens, de la grande salle dudit hôtel, moyennant le prix et aux charges, clauses et conditions portées par iceux baux, tous passés par devant Huart et Haguemer le premier en date du 28® avril 1599 et le dernier en date du 8® avril 1614. »
1599. P^'.mai. — Bail fait à Valleran Lecomte et ses compagnons, comédiens françois ordinaires du Roi, aux réservations et moyennant les prix, charges, clauses et conditions y portées, passé par devant Haguemer et Huart.
1599. 2 octobre. — Accord et composition entre lesdits maîtres et ledit Valleran Lecomte pour rachat dudit bail, icelui accord passé par devant Huart et Haguemer.
1599. 6 octobre. — Permission de faire dresser des barrières « au devant de la porte et entrée d'icelui hôtel, pour empêcher la pression du peuple lorsqu'on y veut jouer. »
1600. 30 octobre. — Marché passé entre lesdits maîtres et Robert Guérin et autres comédiens françois, passé par devant Haguemer et Huart, « par lequel iceux comédiens promettentde jouer et représenter comédies, aux charges et moyennant la somme portée audit marché. »
160(k. 7 février. — Bail fait à Thomas Poirier dit la Vallée, et ses compagnons, comédiens françois, passé par devant Haguemer et Huart.
1604. 11 août. — Procédures contre Jean Dubois, valet de chambre du Roi. Trente pièces qui sont procédures faites entre lesdits maîtres et ledit Dubois, pour raison de la conciergerie et d'une loge qu'il prétendoit audit hôtel de Bourgogne en conséquence des lettres qu'il disoit à cet effet avoir obtenues de Sa Majesté ; èsquelles pièces est une sentence rendue au Ghâtelet le 11« août 1604, par laquelle ledit Dubois est débouté de l'effet et entérinement desdites lettres, comme il est porté par ladite sentence ; les deux dernières pièces sont un arrêt du conseil privé en date du 12® juin 1620, rendu entre lesdits maîtres et ledit Dubois, par lequel, sur les requêtes et prétentions dudit Dubois, les parties auroient été mises hors de cour et de procès, et une commission du grand sceau pour mettre ledit arrêt à exécution, en date du 12e juin 1620.
1608. 26 janvier. — Procès-verbal de M® Poussepin, conseiller an
Ghâtelet de Paris, d'une a comparution faite chez lui par lesdits maîtres, etc., et Mathieu le Febvre, dit Laporte, touchant les différends qu'ils avoienit ensemble à cause de ladite grande salle dudit hôtel de Bourgogne que ledit Laporte avoit occupée comme associé avec Valleran Lecomte ; à la suite duquel procès-verbal sont c deux exploits laits audit de Laporte, » un « avertissement donné par lesdits maîtres à M. le {)révôt de Paris, pour y avoir égard, en la cause d'entre eux et ledit de Laporte » et un « inventaire des pièces produites pac îceux maitrea en ladite cause. »
1609. -*- 27 janvier. — Requête présentée au lieutenant civil par Les habitans de la rue de Tb^tel de Bourgogne et signiâée ^uzdits maîtres, par laquelle il leur est enjoint a de. faire jouer les. comédies à trais heures précises. »
1610, 10 mars. — Sentence du Châtolet par laquelle Claude Husson, dit LoDgueval, et autres comédiens « jouant lors es faux-bourgs Saint-Germain -des-Pr es avoir été condamnés à payer auxdits maîtres soixants sols par jour de représentation de comédies, »
1610. 1 3 mars. — Sentence du Châtelet, rendue entre lesdits maîtres d'une part, c Mathieu le Febvre dit Laporte et dam^e Marie Venier, sa femme, et leurs compagnons comédiens, d'autre, par laquelle appert iceux comédiens qui jouoient lors en la maison appelée Thôtel d'Arç;ent, avoir été condamnés payer solidairement aux demandeurs soixante sols par chacun jour qu'ils avoient représenté et représenteroient audit hôtel d'Argent, et icelle sentence être déclarée commune avec tous les autres comédiens qui pourroient jouer ci-après en cette ville de Paris, v
16 J 0. 2k mars. — Comparution faite chez le lieutenant civil par lesdits maîtres et ledit de Laporte et ses compagnons, par laquelle, main levée est faite auxdits maîtres des défenses qu'avoient obtenues lesdits comédiens et ordonne que ladite sentence du 13 mars 1610 soit exécutée.
1610. 2^ mars. — Sentence du Châtelet par laquelle Claude Husson, dit Longueval , et autres comédiens jouant es faux-bourgs Saint- Germain des Prés, sont déboutés du recours par eux prétendu par devant le bailli de Saint-Gennain-des^Prés et condamnés es dépens.
1610.. 27 octobre. — Sentence du Châtelet entre lesdits maîtres et kedit Longueval et ses compagnons, c par laquelle lesdits ccHnédiens^ pour avoir contrevenu aux sentence et arrêt de la Cour obtenus par liesdits maîtres, auroient été condamnés payer la somme de quinze livres d'amende applicables, moitié envers le Roi et moitié envers îceux maîtres, et en outre leur auroit été fait défenses de plus r^réseater aucunes comédies sans le consenÉement deadits flsiaUies. >
1611. 4 février. — Sentence du Châtelet portant t défeiuies à toos pages, laquais et à quelques personnes de quelque qualité et condition qu'ils soient, de forcer et faire aucunes insolences aux portes dudit hôtel de Bourgogne » avec le certificat du juré-crieur en date
du 6 février 1611, par lequel il certifie avoir lu et publié ladite sentence par les carrefours de Paris.
1612. Décembre. — • Confirmation f faite par le Roi notre sire, à présent régnant, de tous les privilèges, franchises, libertés, exemptions et autres droits, octroyée à ladite confrérie de la Passion, maison et hôtel de Bourgogne par les feu Rois ses prédécesseurs, et d'abondant avoir donné congé et licence aux maîtres de ladite confrérie de jouer ou faire jouer et représenter tous jeux, mystères profanes, honnêtes et licites, soit en leurdit hôtel de Bourgogne que Sa Majesté reconnoit appartenir à ladite confrérie, que en tous lieux et endroits qu'ils jugeront à propos et pourront; zvec défenses à tous joueurs, comédiens ou autres de jouer ne représenter dans la ville de Paris, faux-bourgs et banlieue d'icelle, ailleurs que audit hôtel de Bourgogne sinon sous le nom et congé de ladite confrérie et au profit d'icelle, selon et ainsi qu'il est porté par lesditcs lettres i avec l'extrait des registres du Parlement du 30 janvier 1613 portant le registre desdites lettres.
1613. Mars. — Sentence du Cbâtelet par laquelle les nommés Robert Guérin, François Vaultray et leurs compagnons comédiens, sont condamnés payer auxdits maîtres la somme de trente-six livres.
1613. 27 juin. — Arrêt du Parlement à raison de la c cérémonie des Trois Rois et des Trois Mages qui avoit accoutumé de se pratiquer, comme il est porté audit arrêt, n
1614. 2 avril. — Procédures contre Nicolas Joubert, sieur d'Angoulevant. Trente-quatre pièces qui sont toutes procédures faites entre lesdits maîtres et ledit Angoulevant tant au Ghâtelet qu'en la cour du Parlement, comme exploits, sentences, défenses, salvations, répons, acquêts et arrêts, comme aussi y sont compris vingt-deux extraits de baux » faits par lesdits maîtres à des comédiens par devant Haguemer et Huart, notaires, ce faisant le tout pour raison des prétentions qu'avoit ledit Angoulevant sur ladite maison et hôtel de Bourgogne en qualité de prince des Sots ; la dernière desquelles pièces est une transaction passée par devant Legay et Leroy, notaires, le 2 avril 1614, entre lesdits maîtres et ledit Joubert, pour raison de quelques frais et dépens mentionnés en icelle, par laquelle appert iceux maîtres demeurer quittes envers ledit Angoulevant de tous frais et dépens qu'il eût pu prétendre contre eux.
1614. 8 avril. — Bail aux comédiens italiens, passé devant Huart et Haguemer. (Voir au 28 avril 1599).
1614. 27 juin. — Bail de la grande salle, loges et théâtre de l'hôtel de Bourgogne à noble homme Mathieu de Roger, sieur de Champluisant, moyennant le prix et aux réserves y portées, passé par devant Haguemer.
1614. 9 décembre. — Procès- verbal de M« Ferrand, lieutenant particulier au Chàtelet de Paris, de comparution dans l'hôtel dudit
sieur par leàdits maîtres d'une part, et Claude Husson, dit Longueval, tant pour lui que pour ses associés et pour noble homme Mathieu de Roger; avec lequel procès-verbal sont procédures faites entre lesdits maîtres et lesdits comédiens, et un inventaire des pièces mises par devant le prévôt de Paris ou son lieutenant civil par lesdits maîtres, à rencontre de Mathieu de Roger, sieur de Champluisant, Claude Husson, dit Longueval, et ses compagnons.
1615. 2 janvier. — Sentence du Châtelet intervenue entre lesdits maîtres et ledit Husson, dit Longueval, Nicolas Gastrau et autres, leurs associés, comédiens ordinaires de Monsieur le Prince, par laquelle, iceux Longueval, Gastrau et consorts, sont condamnés payer auxdits maîtres le loyer de Thôtel de Bourgogne depuis le l»' octobre 1614 jusques au 22 novembre audit an, et ce à raison de 1400 livres, à compter depuis ce jour 1«' octobre jusques au samedi du dimanche de la Passion ensuivant.
1615. 10 janvier. — Exploit de commandement fait en vertu de ladite sentence portant refus par les comédiens de payer la somme y mentionnée.
1615. 16 janvier. — Sentence obtenue par lesdits maîtres au Châtelet de Paris à rencontre de François Vaultray, Hugues Guéru dit Fléchelles, et autres comédiens du Roi, par laquelle il est ordonné que lesdits comédiens payeront le loyer de ladite maison et hôtel de Bourgogne au prix porté par le bail fait par lesdits maîtres auxdits Longueval et ses associés.
1619. l*'' février. — Sentence du Châtelet entre lesdits maîtres et Claude Aduet et ses associés, par laquelle « icelui Aduet est condamné p^yer auxdits maîtres soixante sols par jour qu'ils ont joué, voltigé sur la corde et représenté plusieurs choses facétieuses, comme il est porté par icelle sentence. »
1619. 2 décembre. — Arrêt de la cour de Parlement donné entre M« Claude Giroust, président k Soissons, et les officiers du présidial dudit lieu, par lequel est fait défenses de plus élire un prince de la Jeunesse.
1620. 12 juin. — Arrêt du conseil privé contre Jean Dubois. (Voir au 11 août 1604.)
1621. 13 octobre. — Onze pièces qui sont procédures fuites entre lesdits maîtres et Etienne Robin, maître paumier, demeurant rue Bourg-FAbbé, pour raison de son jeu de paume qu'il avoit loué à une troupe de comédiens au préjudice des privilèges desdits maîtres ; les deux dernières sont deux sentences du Châtelet des 13 octobre 1621 et 4 mars 1622 par lesquelles est défendu audit Robin et à tous autres de louer leur maison à des comédiens, et de souffrir être dressé théâtre chez eux, à peine d'amende.
1622. 16 février. — Sentence du Châtelet entre lesdits maîtres, d'une ^art, et Etienne Rufin dit la Fontaine, Hugues Guéru dit
Fléchelles, Robert Guéria, Henri Legrand et autres assbciés, comédiens ordinaires du Roi, d'autre part, par laquelle iceux comédiens auroient été condamnés payer auxdits maîtres à raison de soixante sols par chacune journée qu*ils avoient représenté ou représenteroient comédies en la ville de Paris, hors du<Ut hétel de Bourgogne, avec laquelle sentence sont un avertissement et un inventaire de production fait par lesdits maîtres pour parvenir à ladite sentence.
1622. k mars. — Sentence du Chât^et contre Etienne Robin. (Voir au 13 octobre 1621.)
1624. \k février. — Procédures contre Nicolas Guéru, jardinier des jardins du château du Louvre, et Laurent Hubault qui se disoient prince et lieutenant des Sots. Six pièces : la première desquelles est une sentence rendue au Châtelet le 14« février 1624 entre lesdits maîtres, d'une part, et lesdits Nicolas Guéru et Hubault, d'autre part, par laquelle entre autres choses est dit qu'iceux Guéru et Hubault sont déboutés de l'effet et entérinement des lettres qu'ils avoient obtenues de Sa Majesté , que défenses leur sont faites à l'avenir de se dire et qualifier prince et lieutenant de la Sottise, comme aussi défenses sont faites atixdits maîtres de l'hôtel de Bourgogne de permettre d'être représenté sur le théâtre dudit hôtel aucunes comédies qui contreviendroient à la civilité et honnêteté, à peine d'en répondre en leurs propres et privés noms. — La deuxième est un arrêt de la cour de Parlement, en date du 5« septembre 1624, par lequel l'appel interjeté de ladite sentence est mis au néant et ordonné qu'icelle sera exécutée, nonobstant opposition ou exploits quelconques. — La troisième est aussi un arrêt du Parlement, en date du 7« décembre 1627, par lequel ledit Guéru est débouté de l^entérinement des lettres par lui reçues et ordonne qu'icelle sentence du 14« février 1624 sortira sonplain et entier effet, et auroit été ledit Guéru condamné es dépens. — Les quatrième et cinquième sont des expéditions de ladite sentence et la sixième un autre arrêt de la cour de Parlement, daté du 29* janvier 1628, par lequel la Cour, sans s'arrêter aux lettres <Mdnues par ledit Guéru, avoir ordonné que ladite sentence du 14» février 1624 sortira son plain et entier effet. (Voir au 31 janvier 1629.)
1 624. 3 septembre. — Sentence duGhâtelet renouvelant les défenses du 4 février 1611 de faire insolences aux portes dudit hôtel de Bourgogne , et quittance des jurés-trompettes du Roi du 28 septembre de la somme de 15 livrés pour avoir crié et publié lesdites défenses.
1624. 5 septembre. ■— Arrêt du Pariement contre Nicolas Guéru et Hubault. (Voir au 14 février 1624).
1625. 7 janvier. — Sentence du Châtelet par laquelle est ordonné que lesdits maîtres pourront faire ouverture de l'hôtel de Bourgogne les jours ouvrables à telle heure que bon leur semblera, et les dimanches et fêtes ne pourront qu'à trois heures.
1625. 3 août. — Trois baux faits aux comédiens du prince d'Orange,
passés par devant Haguemer et Huart, le premier du 3 août 1 625 et le dernier du 9 juillet 1629 « avec lesquels baux est la requête présentée par lesdits comédiens à M. le lieutenant civil pour avoir permission de représenter audit hôtel. »
1625. 13 août. — Exploit fait à la requête des comédiens de la troupe royale auxdits maîtres pour voir avouer qu'ils loueroient telle maison qu'il leur sembleroit pour représenter leurs comédies.
1625. Ik août. — Procès-verbal d'une comparution faite chez M. le lieutenant civil par lesdits comédiens du Roi et lesdits maîtres, dans lequel est ordonné que les comédiens du prince d'Orange jouiront du bail qui leur avoit été fait par lesdits maîtres , est fait défenses auxdits comédiens du Roi de les troubler ni de jouer autour de la maison et hôtel de Bourgogne « ains au quarreau de la rue Saint- An thoine » en payant auxdits maîtres les droits accoutumés.
1627. 7 juillet. — Cinq pièces : la première est un exploit d'assignation fait à la requête desdits maîtres auxdits comédiens de la troupe royale pour eux voir faire défenses de ne plus représenter de comédies à heure indue, à peine de prison. La deuxième est une ordonnance du commissaire d'Aubray portant mandement d'assigner témoins pour déposer vérité, à la requête desdits maîtres contre lesdits comédiens. La troisième est une sentence du Châtelet en date du 7* juillet 1627 rendue entre lesdits maîtres et lesdits comédiens, par laquelle il est fait défense à iceux comédiens de plus faire les violences y mentionnées et de représenter comédies à heure indue, à peine de prison. La quatrième est un exploit fait auxdits maîtres à la requête desdits comédiens poiir voir rabattre ladite sentence ; et la cinquième est une sentence du Châtelet du 3 août 1627 portant défaut auxdits maîtres à rencontre desdits comédiens et qu'ils seroient réassignés.
1627. 17 novembre. — Requête présentée par lesdits maîtres à M. le bailli du Palais, tendant à ce qu'il fut fait défenses aux nommés Désidières, Descombes et autres, qui se disoient Grecs de nation, de représenter et jouer aucunes comédies, farces et ballets.
1627. 18 novembre. — Sentence par extrait rendue audit bailliage, par laquelle est ordonné que les parties écriront et produiront, avec laquelle est l'inventaire de production desdits maîtres par devant ledit sieur bailli, à l'encontre desdits opérateurs grecs.
1627. 7 décembre. — Arrêt du Parlement contre Nicolas Guéru (voir au 14 février 1624).
1627. 9 décembre. — Sentence rendue par le bailli, du Palais par laquelle lesdits maîtres sont maintenus en leurs droits et privilèges, et défenses à toutes personnes de les troubler en la jouissance d'iceux, et condamne Hiérôme Lecomte et Georges, Grecs de nation, aux dépens ; avec laquelle sont deux requêtes répondues dudit sieur bailli du Palais, tendant à ce que M® Bruslé, procureur desdits Grec» soit contraint.
1628. 22 janvier. — Exécutoire dudit bailliage pour les dépens èsquels lesdits Lecomte et Georges, Grecs, auroient été condamnés par ladite sentence.
1628. 29 janvier. — Arrêt du Parlement contre Nicolas Guéru. (Voir au 14 février 1624.)
1623. 30 septembre. — Quatre baux faits aux comédiens du Roi « représentés par Valleran Lecomte et ses compagnons, et par Hugues Guéru, Henri Legrand, Pierre le Messier et autres, » passés par devant Haguemer et Huart, le dernier en date du dernier jour de septembre 1628.
1629. 31 janvier. — Vingt-huit pièces, vingt-quatre desquelles sont poursuites et procédures faites entre lesdits maîtres et lesdits Nicolas Guéru et Hubault, comme défenses, exploits, etc.; la vingt-cinquième est une démission faite par ledit Guéru au profit de la confrérie de la Passion de tout ce qui pouvoit appartenir à la principauté de la Sottise , icelle démission passée devant Plastrier et Chapelain, notaires, le 31« janvier 1629; la vingt-sixième est un brevet du Roi en date du 11 mars 1629, par lequel Sa Majesté a accordé et approuvé ladite démission; la vingt -septième sont des articles signés dudit Guéru et de plusieurs maîtres de ladite confrérie' pour terminer les différends qu ils avoient ensemble, et la vingthuitième est une transaction passée par devant Haguemer et Huart le 20« juin 1629 entre ledit Guéru et lesdits maîtres, par laquelle entre autres choses est porté que ledit Guéru promet auxdits maîtres de leur mettre es mains le brevet et le noble don qu'il avoit de Sa Majesté de la principauté des Sots et de passer tels arrêts que besoin seroit pour Tabolition de ladite principauté, moyennant et aux charges portées par ladite transaction.
1629. 7 mars. — Exploit portant assignation donnée aux comédiens du Roi « en parlant à Hugues Guéru dit Fléchelles, Tun d'iceux, tant pour lui que pour ses compagnons, » à la requête desdits maîtres pour se voir condamner au payement de la somme de 210 livres pour un mois du loyer de ladite maison et hôtel de Bourgogne.
1629. 6 juin. — Bail fait aux comédiens du Roi par lesdits maîtres, passé devant Haguemer et Huart.
1629. 9 juillet. — Bail fait par lesdits maîtres aux comédiens du prince d'Orange. (Voir ^u 3 août 1625.)
1629. 29 août. — Sommation faite à la requête desdits maîtres aux nommés Legrand, Belle ville, Fléchelles et autres associés, comédiens ordinaires de Sa Majesté à ce qu'ils eussent à déclarer s'ils vouloient parachever le temps restant du bail qui leur avoit été fait par lesdits maîtres.
1629. 12 octobre. — Requête présentée au conseil privé par lesdits comédiens, tendant à ce que lesdits maîtres fussent tenus de mettre es mains de Tun de messieurs des requêtes les tilres qu'ils
ayoient, en vertu desquels ils possédoîent ladite maison et hôtel de Bourgogne, ladite requête répondue à Fontainebleau.
1629. 26 octobre. — Acte signé de plusieurs desdits maîtres par lequel ils déclarent que lesdits comédiens ne sont personnes capables pour faire demande de titres; ledit acte signifié à Guérin, dit la Fleur, Guéru, Legrand et le Messier, comédiens.
1629. 27 octobre. — Extrait des registres de la chambre des Comptes au profit de la confrérie de la Passion « pour pouvoir par icelle tenir perpétuellement et à toujours ladite maison et hôtel de Bourgogne. »
1629. 7 novembre. — Information faite à la requête desdits maîtres contre lesdits comédiens de la troupe royale.
1629. 8 novembre. — Copie signifiée auxdits maîtres à la requête desdits comédiens d'un arrêt du conseil privé en date du 7 novembre 1629 par lequel est ordonné que lesdits maîtres mettront leurs titres es mains du commissaire à ce départi.
1629. 17 novembre. — Acte par lequel lesdits maîtres déclarent auxdits comédiens que , pour satisfaire à l'arrêt du conseil , ils auroient mis au greffe du conseil les titres justificatifs du droit qu'ils ont audit hôtel de Bourgogne, avec lequel sont procédures faites entre lesdits maîtres et lesdits comédiens, au privé conseil, comme ordonnances de M. de Thou, exploits, etc.
1629. 19 novembre. — Deux exploits faits à la requête desdits maîtres auxdits comédiens pour le payement des lojers dudit hôtel de Bourgogne, le dernier portant exécution faite sur les biens meubles de Hugues Guéru dit Fléchelles, faute de payer lesdits loyers.
1629. 29 décembre. — Arrêt du conseil rendu entre lesdits maîtres et lesdits comédiens, par lequel auroit été ordonné que lesdits comédiens « jouiroient pour le temps et espace de trois ans de la salle dudit hôtel de Bourgogne et loges étant en icelle,. fors et excepté de celle des anciens maîtres qui demeuroit aux maîtres de ladite confrérie, tant pour eux que pour leurs parents et amis, moyennant la somme de 2W0 livres de loyer par chacune année, en outre aux charges et conditions portées audit arrêt donné à Paris , par lequel arrêt iceux comédiens sont condamnés à donner auxdits maîtres bonne et suffisante caution.
1630. k janvier. —Requête présentée au lieutenant civil par lesdits comédiens aux fins de faire visiter ladite maison et hôtel de Bourgogne et exploits à cause de ce.
1630. 26 janvier. — Acte signifié auxdits maîtres à la requête desdits comédiens par lequel iceux comédiens somment lesdits maîtres de leur bailler les clefs dudit hôtel de Bourgogne, conformément à Tarrêt du conseil du 29 décembre 1629.
1630. 19 juillet. — Requête présentée à M. le lieutenant civil par lesdits maîtres, portant permission auxdits maîtres « de faire saisir et
arrêter ce qu'ils pourroient trouver appartenant aux nommés du Rossay, Beaupré et leurs associés, » comédiens de Monseigneur le duc d'Angoulème représentant es faux4)ourgs Saint-Germain, et ce pour sûreté du payement de soixante sols par jour à eux dus lorsqu'ils représenteroient, en suite de laquelle sont deux exploits en vertu de ladite permission portant saisie faite es mains de Guillaume Massiot, archer du prévôt de Pile, portier pour lesdits comédiens.
1630. 20 juillet — Sentence du Ghâtelet par laquelle, sur le différend d'entre lesdits maîtres et lesdits comédiens du Roi,, est ordonné que les parties se pourvoiront par devant Sa Majesté, ainsi qu'elles aviseroient bon Ôtre.
1630. 30 juillet. — Sentence du Ghâtelet portant adjudication auxditB maîtres du droit de soixante sols par jour à rencontre desdits du Rossay, Beaupré et leurs associés, en outre que la saisie faite à leur requête es mains de Guillaume Massiot, archer du prévôt de 111e, est bonne et valable.
1630. 9 août — Quittance de la somme de 600 livres, payée parla confrérie de la Passion pour employer au payement des gens de guerre levés pour le service de Sa Majesté.
1630. 20 août. — Procès-Terbal du commissaire examinateur au Ghâtelet par lequel appert que sur les réquisitions desdits maitrps, il s'est transporté en la chambre de Hiérôme Scelerier, comédien, demeurant èsfanx-bourgs Saint-Germain, et qu'il y aurait donné las assignations y mentionnées.
1630. 22 août. — Sentence du Ghâtelet par laquelle ledit Scelerier et ses associés, comédiens de Monseigneur le Prince, représentant es fauxrbourgs Saint-Germain, sont condamnés payer auxdits maîtres quarante-cinq livres pour quinze jours qu'ils ont représenté comédies, et outre de continuer pareil payement de soixante.sols par chacun jour qu'ils joueront
1630. 29 août. Exploit signifié auxdits maitires à la reqpiète de Robert Guérin dit la Feur, Huges Guéru dit Fléchelles ,' Pierre le Messier ditBellerose, et autres associés comédiens ordinaires du Roi, intervenant au procès d'entre lesdits maîtres et les comédiens de Monseigneur le Prince représentantes faux-bourgs Saint Germain, avec lequel sont cinq pièces de procédures faites par lesdits maîtres, lesdrts comédiens du Roi et ledit Scelerier, comédien de Monseigneur le Prince, tant au Ghâtelet de Paris, par devant nos seigneurs du Parlement qu'au conseil privé du Roi, pour le payement desdits -soixante sols par jour.
1630. 9 novembre. — Acte de caution fait par Pierre Gottau, bourgeois de Paris, pour lesdits comédiens du Roi, passé par devant Gamus et Roussel, notaires, avec lequel sont deux exploits faits par lesdits maîtres audit Cottau.
1631. 25 février. — Exploit d'assignation fait à la reqaète desdits
maîtres à Lenoir, comédien, et ses associés pour comparoir par devant le lieutenant civil « pour eux voir condamner à payer six vingt quinze écus pour six vingt quinze journées . qu'ils avoient représenté comédies hors dudit hôtel de Bourgogne, » avec lequel sont cinq pièces de procédures faites entre iceux comédiens et lesdits maîtres»
1631. 29 avril, — Procédures faites contre Philippe Gaultier, imprimeur; vingt-six pièces. La première est une information faite par le commissaire du Roi à la requête desdits maîtres à rencontre de Philippe Gaultier, maître imprimeur libraire à Paris, à cause d'un libelle diffamatoire que lesdits maîtres prétendoîent qu'il avoit imprimé contre eux, en date du 29 avril 1631; la deuxième est un décret de prise de corps donné contre ledit Gaultier le 7 mai' 1631 ; la troisième est une requête répondue de M. le lieutenant civil, sur laquelle est un exploit fait, en vertu d'icelle sur les biens dudit Gaultier; la quatrième est Tinterrogatoire dudit Gaultier subi par devant M. le lieutenant civil; les cinquième jùsques à la vingt- cinquième sont procédures faites au Ghâtelet contre Gaultier, et la vingtsixième et dernière est la sentence rendue entre lesdits maîtres et la veuve de Gaultier, par laquelle est ordonné que ledit libelle diffamatoire seroit brûlé devant la porte de la maison dudit feu Gaultier par Texécuteur de la haute justice, que ladite veuve payeroit quatrevingts livres parisis d'amende envers le Roi- et pareille somme auxdits maîtres avec dépens, conune il est plus amplement porté par ladite sentence datée du ^ mai 1632.
1631. Ik mai. — Sentence du Ghâtelet entre lesdits maîtres et lesdits comédiens du Roi par laquelle est fait inhibitions et défenses auxdits comédiens de relouer l'hôtel de Bourgogne à qui que ce soit et est fait défenses aux comédiens qui l'auroient loué de se servir du bail qui leur auroit été fait, à peine d'amende et d'être emprisonnés en cas de contravention, et aux dépens*
1632. 10 février. — Sentence du Ghâtelet entre lesdits maîtres, Lenoir et ses associés, et Robert Guérin dit la Fleur, Hugues Guéru dit Fléchelles, Henri Legrand dit Belleville, Pierre le Messier dit Bellerose, et autres comédiens ordinaires du Roi, par laquelle il est ordonné que lesdites parties écriront et produiront, avec laquelie sentence sont dix autres pièces, savoir: autre sentence du Ghâtelet, par laquelle lesdits comédiens sont condamnés à produire dans trois jours, inventaire de production, avertissements et procédures; la dernière est une sentence par laquelle appert que lesdits Lenoir et ses associés seroient solidairement condamnés payer auxdits maîtres la somme de 405 livres pour six vingt quinze jours qu'ils auroient représenté comédies en cette ville de Paris, au jeu de paume de Berthault, comme aussi à leur payer un écu par chacun jour qu'ils y joueroient ci-après, et, au regard de l'intervention desdits comédiens
de rhôtel de Bourgogne , auroient été icelles parties mises hors de cour, lesdits Lenoir et ses associés condamnés es dépens.
1632. 28 mai. — Sentence rendue entre lesdits maîtres et la veuve Gaultier. (Voir au 29 avril 1631.)
1632. 2 juin. — Deux livres imprimés, l'un couvert de parchemin, * intitulé : Recueil des principaux titres concernant V acquisition de la propriété des masures et place où est bâtie la maison appelée vulgairement Vhôtel de Bourgogne, en fin duquel est une collation manuscrite faite aux originaux par messire François-Auguste de Thou, conseiller du Roi en' ses conseils et maître ordinaire des requêtes de son hôtel, ladite collation datée du 2 juin 1632 ; l'autre livre imprimé contenant addition desdits principaux titres audit recueil.
1632. Juillet. — Procès-verbal de M. Moreau, lieutenant civil, qui auroit, pour exécution de Tarrêt du conseil du 29 décembre 1629, mis en possession les comédiens du Roi des lieux y mentionnés dépendant dudit hôtel de Bourgogne.
1632. 5 août. — Bail fait à « Robert Guérin dit la Fleur, Hugues Guéru dit Fléchelles, Henri Legrand dit Belleville, Philibert Robin dit le Gauchçr, Pierre le Messier dit Bellerose, et Louis Gallien dit SaintrMartin, tous comédiens ordinaires es gages de Sa Majesté, ce acceptant par ledit de Saint-Martin, en vertu de la procuration qui lui avoit été passée pour cet effet par les susnommés, par devant Ferrand, notaire à Saint-Germain en Laye, le 5 août 1632, de ladite grande salle, théâtre, loges et galeries de ladite maison et hôtel de Bourgogne pour le temps de trois ans, moyennant la somme de deux mille quatre cents livres tournois de loyer par chacun an, et ^ux réserves, clauses et conditions portées audit bail, et en outre à la charge que les preneurs ne pourront prétendre aucune diminution ou rabais dudit loyer, soit pour l'absence du Roi de cette ville, ou absence d'eux, ou qu'ils ne représentassent pas, pour raison de quoi ils auroient renoncé dès lors à toutes actions, jugements et arrêts qu'ils eussent pu obtenir pour raison de ce, moyennant lequel bail lesdites parties se seroient départies de tous procès et jiiscords pendant entre eux tant au conseil privé du Roi qu'ailleurs, pour raison de la propriété de ladite maison et hôtel de Bourgogne, à tous lesquels droits de propriété que lesdits comédiens prétendoient avoir et leur appartenir sur icelle maison et hôtel de Bourgogne icelui de Saint- Martin es dits noms auroit renoncé au profit desdits bailleurs et s'en seroit désisté et départi, comme il est porté audit bail fait en la présence et par l'avis de monsieur Françoia-Auguste de Thou , conseiller du Roi et maître des requêtes ordinaires de son hôtel, et par devant Pierre Huart et Charles Favenselle Saint-Vaast, notaires au Châtelet de Paris, le 5« jour d'août 1632, et sur lequel est le transcript de ladite procuration. »
1634. 8 mars. — Bail fait par des particuliers aux comédiens qui
représentent au jeu de paume du Marais, passé par devant de Monhenault et son collègue, notaires.
1635. 10 septembre. — Bail fait à « Pierre le Messier dit Bellerose, Charles Lenoir, Bertrand Hardouin de Saint- Jacques, Julien et François Bedeaux frères, Henri Le^and dit Belleville, Louis Gallien dit Saint-Martin et autres leurs associés, comédiens de la troupe royale, de ladite grande salle, loges, etc., de Thôtel de Bourgogne pour le temps de trois ans moyennant pareille somme, etc., » passé par devant Haguemer et Huart, notaires.
1636. 19 et 21 août. — Deux pièces. Tune signée Jean Maret, par laquelle il promet aller servir le Roi en ses armées pour lesdits maîtres, et Tautre par laquelle est certifié que suivant l'ordonnance de Sa Majesté, il a été fourni par le concierge dudit hôtel de Bourgogne un homme avec l'épée et le baudrier pour faire le nombre de trente ordonné être fourni par chacune compagnie.
1638. 25 février. — Exploit d'exécution fait sur les biens meubles de Bellerose et autres comédiens, faute de payement des loyers dudit hôtel de Bourgogne.
1638. 15 octobre. — Sentence du Châtelet entre lesdits maîtres et lesdits comédiens, avec laquelle sont dix autres pièces. La première est un acte d'appel fait par lesdits maîtres de ladite sentence ; la seconde une protestation faite par lesdits maîtres par devant Toutain, notaire, le 15 octobre 1638, que la quittance de la somme de 600 livres qu'ils étoient consentis donner à Bellerose et ses associés en recevant ladite somme, conformément à ladite sentence, ne peut nuirô ni préjudicier à l'appel qu'ils avoient interjeté de ladite sentence ; la troisième est un appel en la cour de Parlement du !«• décembre 1638 ; les quatrième, cinquième et sixième sont procédures faites en la cour de Parlement; les septième et huitième sont copies des quittances données aux comédiens des loyers dudit hôtel ; la neuvième est un inventaire des pièces mises et baillées es mains de M. le président Viguier, suivant l'ordonnance de Monseigneur le Cardinal, contre les comédiens du Roi ; la dixième est une requête au Roi et à nos seigneurs de son conseil pour empêcher les comédiens de faire faire aucuns ouvrages aux bâtiments de l'hôtel de Bourgogne.
1639. 18 janvier. — Écrit en forme de bail passé à Pierre le Messier, dit Bellerose, etc. " .
Ce fait tous lesdits titres, papiers, enseignements et autres choses mentionnées au présent inventaire sont demeurés es mains et en la possession desdits sieurs Dubout, Boy vin, de Vauconsains, Javelle et Leleu, es noms et qualités portés à l'intitulation du présent inventaire, etc.
166 DOCUMïa«ïTS,
VU
1640 — 10 mars.