Le 28 octobre
reur de la maison, sergent et secrétaire desdits sieurs, qui pour cet effet se transportent exprès audit hôtel de Bourgogne, de la somme de quarante-huit à cinquante livres.
Église,
Il est payé annuellement audit hôpital de la Trinité pour la souffrance d'icelle confrérie la somme de trente livres tournois.
Item, Ordinairement il est aussi payé quatre-vingts livres tournois au maître des enfans dudit hôpital de la Trinité et quelquefois plus, tant pour les messes hautes que services, eau bénite , prières pour le Roi, et autres prières qui se. font par chacun dimanche et fêtes de Pannée pour ladite confrérie et autres jours, quand il est décédé quelque maître ou confrère.
Item, Est payé aussi annuellement à celui qui joue des orgues pendant lesdites hautes messes et services la soomie de trente livres tournois.
Item, Tant pour le blanchissage du linge d^église que nettoyement des chandeliers de ladite confrérie la somme de quatre livres douze à quinze sols tournois.
Item. Au pâtissier qui fournit les pains bénits de ladite confrérie, et celui qui se rend , à cause dudit hôtel , en Téglise Saint-Sauveur, et aussi pour les échaudés qui se distribuent le jour du jeudi-saint à l'issue des Ténèbres de ladite confrérie , tant audit maître de la Trinité, enfants, que autres maîtres et gouverneurs, la somme de quarante ou quarante -cinq hvres tournois.
Item, Est fait dépense annuellement de la somme de vingt à vingtdeux livres, tant pour les bouquets qui se présentent à nosdits sieurs de la Justice que j^our mettre sur les pains bénits et sur Tautel es jours de fêtes.
Item, La somme de dix livres ou environ employée par chacun an le jour saint Thomas, aux vêpres qui se célèbrent pour ladite confrérie, à cause de Vô et autres prières qui se chantent.
Item, Pour les offrandes qui se font es messes de requiem célébrées annuellement à Tintention desdits confrères trépassés, la somme de quarante-cinq à cinquante sols tournois.
Item, Se distribue le jour des Rameaux, en'ladite chapelle, du buis pour seize à vingt sols tournois.
Item, Se paye au prêtre qui porte la croix en deux processions de ladite confrérie qui se font annuellement les jours de Quasimodo et de Sainte-Croix, dix sols tournois.
Item, Èsdites deux fêtes lesdits doyen, maîtres et gouverneurs de tout temps donnent à dîner au maître des enfants et prêtres qui assistent au service desdites fêtes, et pour ce est fait dépense de dix à douze livres tournois.
Item. Est fait dépense anssi aonnelleinent de la somme de vingtquatre livres ou environ tant pour les peines de Fadministrateur de ladite Trinité, crieur, porte-verge que autres menas frais le jour que ladite confrérie est annoncée par la ville de Paris.
Item. Est aussi payé audit crieur, pour ses droits, la somme de quatre livres dix sols tournois.
Item. Il se fait olfrandB èsdits jours Sainte-Croô: et Quasimodo, pour faire laqneUe est distribué aux confrères présents vingt-cinq à trente sols tournois par lesdits doyen et maîtres.
iten. Est payé au tapissier trente-six livres tournois pour les tapisseries et tentures qu^il fournit par chacun an pour la décoration de ladite chapelle et audit hôtel pour la réception de messieurs les lieutenant civil et procureur du Roi, et autres ci-dessus nommés, comme aussi pour la tenture qui sert devant ledit hôtel de Bourgogne lèsdits jours de Fête-Dieu.
/leim. Est payé à ceux qui portent les ilandseauK devant le saint sacrement es jours de Fête-Dieu, aux processions qui se font auxdites églises de Saint-Sauveur et de la Trinité, auxquelles de coutume lesdhs maîtres fournissent des flambeaux de cire blanche, douze à quinze sols tournois.
Item. Pour Tentretien des ornements de ladite confrérie il se fait dépense annuellement du moins de la sonmie de dix à douze livres et quelquefois plus.
Charités.
Lesdits doyen et maîtres ont de coutume annuellement, le jour et fête des Trépassés, de visiter les pauvres prisonniers , tant du grand que petit Ghâtelet, Conciergerie du Palais, For-l'JÉvêque que autres prisons de cette ville de Paris, et à chacun d'iceux donner un pain d'un sol, et à aucuns et selon leur graûde nécessité deux, et aussi quelques douzains, de sorte qu'il s' employé et distribue auxdites charités quelquefois jusques à vingt-cinq et trente livres tournois, selon la quantité des pauvres prisonniers.
Item. Quand il arrive que quelques-uns des anciens maîtres ou confrères viennent en nécessité et n'ont moyen de gagner leur vie, lesdits doyen et maîtres, après le consentement et avis de ladite confrérie, assistent iceux pauvres confrères selon le possible et fonds de ladite confrérie, ainsi que pour preuve de ce il se pratique envers un pauvre ancien maître et confrère fort caduc, auquel pour ce est payé vingt sols par chacune semaine, annuellement.
Et outre tout ce que dessus est encore dû au couvreur dudlt hôtel trois ou quaitre oeuts livres, coznme aussi au tapissier deux ou tzois aimées de ses gages.
Item^ A messieurs de la Trinité deia années de la souffrance seulement.
Item, Pour se libérer par iceux doyen et maîtres envers Amoult et Delespine, charpentier et maçon qui ont constniit de neuf ladite maison de Saint-Lôonard, de la somme de douze cents livres qn'ils leur doivent de reste de la somme de trois mille six cents livres à laquelle ils avoient convenu pour ce, iceux doyen et maîtres se seroient obligés, par acte reçu par devant ledit Toutain, de leur payer quatre cents livres au jour et fête de Noôl dernier passé, ce qu'ils n'ont encore pu faire, et pour les huit cents livres tournois restant lesdits maîtres ont fait bail d'icelle maison auxdits Amoult et Deles-* pine pour trois années commencées audit jour de Noël dernier, ainsi que plus au long est porté par ledit acte en date du 19® octobre 1639.
De sorte qu'il se voit, par le moyen de tout ce que dessus, que ladite confrérie ne peut pas faire grande épargne ou fonds, quelque bon ménage qu'elle puisse faire, y ayant des années où il se fait bien plus de dépense aux unes qu'aux autres, et ainsi l'épargne de Tune est dépensée par l'autre.
Et de plus si les comédiens sont quelque quartier ou temps sans représenter comédies audit hôtel, ils font perdre le loyer dudit temps auxdits maîtres, ainsi que de fraîche mémoire il apparolt par le bail daté au premier article de recette ci-devant, par lequel ils ont eu diminution de quatre cents Jivres par an et n'ont payé que cent livres pour un quartier, au lieu de six cents livres qu'ils dévoient, qui fait en tout, tant pour ledit rabais de loyer que diminution, dix sept cents livres de perte pendant ledit bail qui est de trois années.
Aujourd'hui sont comparus par devant les notaires et garde-notes du Roi notre sire en son Ghâtelet de Paris, soussignés, honorables hommes Pierre Dubout, André de Vauconsains et Jean Leleu, en leurs noms qui se fsûsant forts de Antoine Fauveau et Faron Legros, tous boiirgeois de Paris et à présent; savoir : ledit Dubout, doyen, et les autres maîtres, gouverneurs et administrateurs en charge de la confrérie de la Passion et Résurrection de notre Sauveur et Rédempteur Jésus-Ghrist, maison et hôtel de Bourgogne, lesquels ont dit et déclaré, même affirmé en leurs âmes, es mains desdits notaires, que le contenu en l'état de recette et dépense ci- devant transcrit contient entièrement vérité, et que annuellement elle se fait ainsi qu'il est, comme dit est, spécifié, et pour le certifier plus amplement à nos seigneurs de la Chambre souveraine des amortissements, si nosdits seigneurs le désirent^ offrent iceux doyen et maîtres de faire voir leurs comptes rendus par les derniers receveurs, ensemble les quittances et mémoires y mentionnés, et ce toutes fois et quantes qu'il leur sera commandé, dont et de tout ce que dessus, iceux doyen et maîtres ont requis acte auxdits notaires qui leur ont octroyé le présent pour leur servir et valoir ce que de raison, élisant leur
domicile audit hôtel de Bourgogne , au lieu qu^occupe leurdit concierge étant au-dessus de la grande porte dMcelui. Ce fut ainsi fait, dit, déclaré, requis et octroyé à Paris, es études desdits notaires, Tan mil six cent quarante, le sixième jour de mars ayant midi, etc.
1643. — 10 mars et 10 juin.
RENONCIATION DE MARIE HERvA , POUR SES ENFANTS , A LA SUCCESSION DE JOSEPH BÉJÀRD, LEUR PÈRE.
Archives de TEmpire. Minutes du Châtelet. Y 3912.
L'an mil six cent quarante-trois, le mardi dixième mars,, par devant nous Antoine Ferrand, etc. • est comparue Marie Hervé, veuve de feu Georges ■ Béjard, vivant huissier des eaux et forêts de France à la tahle de marbre à Paris, ou nom et comme tutrice de Joseph, Madeleine, Geneviève, Louis et une petite non baptisée, mineurs dudit défunt et elle ; laquelle nous a dit et remontré que la succession dudit défunt son mari est chargée de grandes dettes et que n'y a aucuns biens en icelle pour les acquitter, et craint que si elle appré-
1. Ses titres, d'après d'autres actes émanant de ce magistrat, sont : « conseiller du Roi et lieutenant particulier civil et assesseur criminel en la ville, prévôté et vicomte de Paris»; son hôtel était rue Serpente.
3. Ce prénom est une erreur, ainsi que le prouvent tous les autres actes relatifs à Joseph Béjard , entre autres celui passé devant le lieutenant civil Moreau, et dont voici un extrait : « L'an mil six cent trente six, le jeudi dixième janvier, vu par nous, Michel Moreau, etc., la requête à nous présentée et Laillée par écrit par Madeleine Béjard, fille émancipée d*age , procédant sous l'autorité de Simon Courtin, bourgeois de Paris, dépositive qu'elle se seroit rendue adjudicataire d'une petite maison et jardin, sise au cul de sac de la rue de Thorigny, moyennant la somme de quatre mille dix livres etc. , laquelle somme ladite exposante n'a quant à présent et lui convient de trouver la somme de deux mille livres pour payer le prix de l'adjudication de ladite maison et jardin; mais d'autant qu'elle trouve personnes qui lui veulent prêter ladite somme en le faisant consentir de ses parents et amis, elle auroit requis notre ordonnance pour faire appeler par devant nous ses parents et amis; laquelle nous lui aurions octroyée etc., suivant laquelle sont comparus : sieur Joseph Béjard , huissier ordinaire du Roi, père, » Pierre Béjard, oncle paternel, Raoul du Guerner, chef du gobelet du Roi, allié, Denis Cordelle, avocat en Parlement, Pierre Baret, bourgeois de Paris, Antoine Grumière, fourrier du corps du Roi, Simon Bedeau, amis, auxquels avons fait faire le serment de nous donner avis sur le contenu ci-dessus, lesquels après serment « sont d'avis que ladite Madeleine Béjard, assistée de son curateur, emprunte la somme de deux mille livres, etc. » (Archives de l'Empire. Minutes du ChdteleU Y 3903.)
hende icelle pour sesdits enfants qu'elle ne leur soit plus onéreuse que profitable, icelle désireroit de y renoncer pour sesdits enfants, ce qu'elle douté pouvoir valablement faire sans Tavis des parents et amis desdits mineurs qu'elle a requis s'assembler pour donner [sic] sur ladite renonciation; suivant laquelle requête est comparu Gabriel Renard , sieur de Sainte Marie , M« Pierre Pillon , procureur
au Ghâtelet, M« Berenger», procureur audit Chàtelet,
M« Pierre Béjard, procureur audit Chàtelet, oncle paternel, Simon Bedeau, maître sellier lormier * à Paris, subrogé tuteur desdits mineurs, M«« Jacques Buyars ? Jean Freyal , maître tailleur d'habits, Jean Fourault, bourgeois de Paris, amis, auxquels avons fait faire le serment de donner bon et fidèle avis sur ladite renonciation , lesquels, après serment par eux fait ont dit qu'ils sont d'avis que ladite veuve renoïice pour lesdits mineurs à la succession dudit défunt leur père, comme leur étant icelle plus onéreuse que profitable.
Sur quoi nous ordonnons qu'il en sera fait rapport au conseil.
Il sera dit par délibération du conseil qu'il est permis à ladite veuve, audit nom de tutrice desdits mineurs, de renoncer pour eux à la succession dudit défunt leur père, comme leur étant icelle plus onéreuse que profitable, attendu les dettes dont elle est chargée, et ce suivunt l'avis desdits parens et amis; la renonciation qui sera faite avons approuvé et homologué.
Â. Ferrand.
Et le mercredi x juin audit an 1643 est comparue ladite Hervé, laquelle, audit nom de tutrice des enfants mineurs dudit défunt et d'elle, après avoir pris le consentement ci-dessus, a renoncé à la succession dudit défunt, leur père, comme leur étant icelle plus onéreuse que profitable.
Marie Herué.
1643. — 28 décenibre.
MARCHÉ PASSÉ ENTRE LÉONARD AUBRY ET LES COMÉDIENS DE l'illustre théâtre.
Minutes de M* Durant.
Fut présent Léonard Aubry, paveur ordinaire des bâtiments du Roi, demeurant à Paris, rue Ghamp-Fleury, paroisse Saint-Germain de