‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 97 sur 165 · A FRANÇOIS POMMIER · texte numérisé non relu

A FRANÇOIS POMMIER

Minutés de M* Durant.

Furent présents Jean-Baptiste Poquelin, Germain Clérin, Nicolas Desfontaines, Denis Beys, Georges Pinel, damoiselles Madeleine Béjard, Madeleine Malingre, Catherine Bourgeois et Geneviève Béjard, tous associés pour faire la comédie sous le titre de Tlllustre Théâtre, entretenue par Son Altesse Royale, lesquels confessent devoir bien et loyaument l'un pour l'autre, chacun d'eux seul et pour le tout, sans division ne discussion, renonçant aux bénéfices et exceptions desdits droits, à François Pomm er, bourgeois de Paris*, et Catherine GauviUj sa femme, qu'il autorise pour l'effet des présentes, à ce présents et acceptants, la somme de trois cents livres tournois, pour cause de pur et loyal prêt d'argent fait par lesdits créanciers auxdits detteurs pour subvenir à leurs urgentes affaires, si comme dont à payer et rendre ladite somme de trois cents livres tournois auxdits créanciers ou au porteur, en cette ville de Paris, à la volonté et première requête desdits créanciers, sans préjudice d'autres dûs; pour faciliter le payement de ladite somme, lesdits detteurs ont consenti et accordé que lesdits créanciers les prennent et reçoivent des premiers deniers qui leur reviendront de la comédie , tant des chambrées , visites que autrement , en quelque sorte et manière que ce soit , desquels il leur font dès à présent cession et transport jusques à la concurrence desdites trois cents livres tournois; et pour l'exécution des présentes et dépendances, lesdits detteurs ont élu leur domicile inévocable en cette ville de Paris-, en la maison de M<^.... Triton*, procureur au Châtelelde Paris, sise rue Neuve-Saint-Martin, auquel lieuprometta it, obligeant l'un pour l'autre, chacun d'eux seul et pour le tout, sans division ne discussion, corps et biens, renonçant, etc. Fait et passé à Paris, es études, l'an mil six cent quarante-quatre, le dix-

1. On lit au dos : Obligation de trois cents livres à moi faite par la troupe de l'Illustre Théâtre.

2. La profession de Pommier n'est indiquée dans aucun des documents qui saivent; il demeure, en 1644, rue Comtesse-d'Artois {Document n" XV), et, en 1646..rueMoacon<eil (Docwwentn» XXI II), c'est-à-dire toujours à proximité de riiôtel de Bourgogne.

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