‹ Recherches sur Nova Herculis 1934 et contribution à l'étude comparative des principales novæChapitre 69 sur 127 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

NOVA LACERTÆ 1936.

1. Éclat avant la découverte. — La Nova Lacertæ a été découverte par K. Gomi (Horonobe, Japon), le 18 juin 1936 à 11 T. U., qui l’estime de 4€ grandeur, et indépendamment par un grand nombre d’observateurs. Le premier, après Gomi, Gurjew observait à 16113M, Les autres découvertes se situent à partir de 20h (1).

Il résulte des clichés de l'Observatoire d’Harvard (?), pris de novembre 1917 à novembre 1933, que l’étoile était une faible variable de magnitude moyenne 15,3, dont les variations n’excédaient probablement pas une demi-magnitude. Ce résultat est en accord avec ce que donnent 26 plaques obtenues à l'Observatoire de Moscou (*) de décembre 1899 à décembre 1934. La nova était toujours restée plus faible que la 15° grandeur.

La dernière photographie de la région est due à Bühme. Elle a été posée le 17 juin 1936, 11 heures 30 minutes avant l’observation de Gomi. Comme elle ne montre pas, à l'emplacement où devait surgir la nova, d'étoile plus brillante que la 13€ grandeur, c’est que cette dernière aurait augmenté d’au moins neuf magnitudes en une demi-journée.

2. Courbe de lumière. — Les magnitudes moyennes définitives de cette nova n'ayant pas encore été publiées, Je les ai calculées en partant de toutes les observations visuelles que J'ai pu me procurer, allant jusqu’au 31 décembre 1937. Elles sont au nombre de 3829 et proviennent de 164 observateurs parmi lesquels figurent les Membres des Associations d’Observateurs d’étoiles variables américains et français. Les estimations de ces derniers m'ont été fort aimablement communiquées par M. H. Grouiller, de l'Observatoire de Lyon.

La courbe de lumière est établie sur 197 jours. Pour les 100 premiers, j'ai calculé les moyennes quotidiennes, pour le restant les moyennes de 5 en 5 jours, puis pour finir la moyenne des 9 derniers jours.

(?) €: U. AT, n° 608, 1936.

(CJNH MD. ,-n°9.904 @) €. U. À. I., n° 600, 1936.

Le tableau XXXVIIT donne ces magnitudes. [l commence par des moyennes plus fréquentes calculées quand l’étoile est au voisinage de son maximum. L’ensemble de la courbe est représenté par la figure 24 qui comprend aussi, à une échelle plus grande, la partie voisine du maximum.

TABLEAU XXXVIIT.

MAGNITUDES VisuELLEs DE Nova Lacertæ.

JAUE MEN De TPE ENT RENE STE TR IENT NÉE NS NE SET SONT ONE: k 49,5| 4,91| 43 | 76.,4| 6,71| 45 DORE RS OR || 0 40, 2012210

19 Maximum. OMS O0 10077; 2106781 4-07 gobuns |L3155108,281 081 2428 nil D ee TT OR TT 271887410801 338,2] 3,88| 11 or 5,56| 40 || 79,4 QE 29 62 RE 020055718840 105 38,5| 3,46| 15 DE ee 29 GE) ee. 29 735 7,89|l 28 34,4 O1 NI 310 2. 60 54,5 5,56 48 81,5 6,g1| 26 8,5| 7,79| 34 “ni 8,48 16 30.41 2,61| 38 050) 00 008|1R0270)1R0707|Te 01020 RES 00 10765 rt 39,7| 2,33l 10 56,5 5,74| 44 83,4 7,01 ô 10,4 TRS ORNE IRON) ETS 4o,1| 2,00 7 Ds RO NOT . TO O2) TOR | IT 0 7:91 13 || 40 39 31 40,5| 2,43| 5o 68410 0150 ons 7:07 19812 0) 00) 08) 8,49 46 41,6l 2,85| 51 Jr 6,06 45 ee Tout "i 13,5 es 11 6 CN 007 42,4] 3,34] 93 SOU 6,06| 56 cp DA 20e |INP O0 FO 0) T2) e0S 7e 40 On 41R0 102 RSS 6 So 7 00) tro ||N6O 8,83|" 39

hocnbie AG SE a , SA oem ECS Co 63,116, 18102")10061N7;39|57 17 417081022910 8,94| 16

2428 CHR Solo 07002 10e 0 08 RToN||870 9,05| 16 2004107 00 200 RO SSI OR O2 IE 0) rl ro 0) 08 7e ES 0 9,09! 35 894182,401. 660860 416,361 5880357; 601 20%1120,5158;02 781085 9,06! 27 Oo 4125707 GT IRC AT 06 Re 07 I 92188;03 12268) a0 9,20| 13 PUIR25 6015 680 40) 05472 23 22 11000) 95 9,19| 19 42,4| 3,34| 93 || 69,4| 6,46] 42 || 96,5] 7,60! 28 || 23,4] 8,09| 29 ||500 0) 22 4 FM A OAI OO OS OA MEN REA OI dE F0 201mer7 7 RO CE a MOTO MX MOT OI EST) RG OO EE 027 IT RSA ISO NE AN TA CO | EC OI EE DT 260,418 27|008||15 9401 RTS A6 TON | AIO C0 AIS EL SIP 27 00,302 004) 120 9,39! - 16

A0 IR 0017087470 180700 TT Et 0 SO RE 0 4 IES 35 1870) RS 9,24| 20 CPP TON |IB7 "0 RO 757 DPI CR 20541R 00710 ES CRIS 9,90! 12

Entre le 18 et le 19 juin, la pente de la courbe correspond à une montée de 1M,4 par Jour. Cette pente fablit brusquement entre Juin 19,6 et Juin 19,9, où elle prend la valeur de 0,3 par jour. Puis la montée devient à nouveau rapide jusqu’au maximum, avec un taux d’augmentation quotidien de oM,7.

Le maximum est très aigu et arrive à la date de juin 20,6 (T. U.). L'étoile est alors de grandeur 2,00 (7 observations).

Le premier déclin est très rapide et sans fluctuations notables. Du 20 juin au 2 juillet, c’est-à-dire en 12 jours, l'étoile baisse de 3M,10, soit à un

taux journalier de 0,26. Puis la pente devient plus douce avec quelques fluctuations irrégulières et de très faible amplitude, dues peut-être en partie aux erreurs d'observation. La nova faiblit ainsi jusqu’au 18 octobre 1936, de 3M,27 en 108 jours, pour atteindre la magnitude 8,8 environ. Dans cette seconde phase de déclin, le taux de variation est donc de oM,050 par jour. La pente devient ensuite encore plus faible. Le taux quotidien de variation est en effet de oM,0o9 seulement, jusqu’au 28 décembre 1956, où la magnitude est égale à 9,50.

T Le — D T— a [eo Juin 1 Juil. 10 20 1 Août 10 20 1 Sept. 10 20 1 Oct 10

NOVA LACERTAE 1936

Maximam

(] Indice de couleur

Fig. 24. — Courbe de lumière et indice de couleur de Nova Lacertæ 1936.

En résumé, on voit que la courbe de Nova Lacertæ a été très régulière : pendant les 100 jours qui ont suivi le maximum, Péclat de létoile a perdu 6,39 et, pendant 100 autres jours, 1l a encore perdu 1%,11. Depuis cette époque, la nova a continué à faiblir très lentement et d’une manière continuelle. À la fin de 1937, d’après W. H. Steavenson (1), elle était

de 12€ grandeur, et M. Beyer (?) la trouvait de 13€ grandeur, au début

3. Courbe de lumière photographique et indice de couleur. - — Je disposais, pour l'étude des magnitudes photographiques, de quatre séries d’obser-

A: 408.100 020 dt

Le LE

vations effectuées respectivement par J. Lagrula (1, E. Rybka et J. Mergentaler (?)}, W. Zonn (3), et enfin R. K. Marshall (4).

Pour avoir une idée des variations affectant la magnitude photographique, en utilisant toutes les observations, J'ai traité cet ensemble comme suit. Les observations effectuées à la même date fournissent des moyennes provisoires qu’on compare aux valeurs individuelles. Les écarts correspondants sont portés sur un graphique, en fonction du temps, pour chaque observateur et, au travers des points obtenus, on fait passer une courbe adoucie. Les écarts relevés sur ces courbes permettent alors de corriger, des erreurs systématiques propres à chaque observateur, les observations individuelles.

Le tableau XXXIX donne, en général, de 3 en 3 jours, la moyenne des magnitudes photographiques ainsi corrigées. Les indices de couleur qui s’en déduisent par comparaison avec la magnitude visuelle sont reproduits dans la colonne intitulée T et reportés sur la figure 24. N désigne le nombre d'observations dont on a formé la moyenne.

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