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sans fluctuations importantes qui Pabaisse de 3 où 4 magnitudes. C’est ce que J'appellerai le premier déclin. À ce moment commence une chute plus lente qui peut être accompagnée d’oscillations périodiques où quasi périodiques ou d’un affaissement de la courbe. C’est le second déclin. Cette phase prend fin à 6 magnitudes au-dessous du maximum environ. À partir de ce moment, l'étoile faiblit très lentement pendant plusieurs années pour revenir à l'éclat qu’elle possédait avant la catastrophe.
Les novæ dites rapides ont certainement un déclin plus accentué que
celui des supernovæ. Le fait est bien mis en évidence par la figure 27,
SUPERNOVAE
Fig. 27. — Courbes de lumière moyennes des supernovæ et des novæ rapides.
construite avec les nombres que J'ai calculés pour établir Le tableau LT. Elle représente, en effet, comme l’a fait W. Baade, la courbe photographique moyenne des supernovæ dans NGC 1003 et IC 4182 et la courbe visuelle moyenne des trois novæ rapides typiques : Nova Perse 1901, Nova Aquilæ 1918 et Nova Lacertæ 1936.
Pour ces dernières, j'ai fait -abstraction des fluctuations survenant pendant la phase oscillatoire. L'indice de couleur étant positif comme nous l’avons vu, dans tous les cas connus, si j'avais représenté la courbe visuelle des supernovæ, elle se serait trouvée placée au-dessus de la courbe photographique, de sorte que la différence envisagée aurait été encore plus apparente. N désigne le nombre de jours comptés à partir du maximum.
Les supernovæ s’apparentent toutefois aux novæ rapides et leur branche
descendante dans la courbe de lumière ne paraît pas comporter de fluctua-
tions. Sur un peu plus d’une dizaine de supernovæ dont on possède la courbe en totalité ou en partie, on ne trouve pas ce qu’on pourrait appeler une supernova lente, restant au voisinage de son maximum pendant plusieurs mois. [l me semble pourtant devoir réserver le cas de SS Ursæ Majoris découverte dans Messier 101, qui est restée 70 jours avec le même éclat. On n’a pu malheureusement observer ni son maximum ni son spectre. Ces renseignements joints à la distance de la nébuleuse, qui elle, est connue, permettraient seuls d’aflirmer qu'on se trouve réellement en présence
d’une supernova à variation lente.