A.VA NT -PROPOS. XXIX
littéraire qui en indique la moindre trace au delà de cette époque. Ceci m'a donc conduit à examiner si la connaissance seule d'une telle période , en la considérant comme établie par l'observation réelle des levers héliaques, pourrait être donnée pour une preuve d'une astronomie très-ancienne , à cause du temps présumable qu'il aurait fallu employer pour la reconnaître, et pour en fixer les limites extrêmes avec la précision que l'on trouve à celle-ci dans les écrivains qui nous l'ont transmise. Je fais voir qu'une centaine d'années d'observations , même très-grossières , suffisent pour cet objet ; et il en faut incomparablement moins si l'on veut supposer, comme cela est très-vraisemblable, que cette détermination a été précédée par la connaissance de l'année tropique de 365jf. Ainsi, de quelque côté qu'on envisage cette période célèbre, elle ne porte en elle-même aucune' trace de la iiaute antiquité qu'on lui avait supposée. Et par conséquent on ne peut pas s'en servir pour donner une pareille antiquité aux monumens astronomiques de Denderah et de Latopolis , quand même on admettrait qu'elle est emblématiquement figurée sur ces monumens.
Mais cette dernière supposition est -elle réelle? Pour le prouver, M. Fourier établit uhe analogie hypothétique entre la manière diverse dont les