GS H5— CH? — C = C — CH
La purification entraîne une perte de 5o pour 100 environ. Le phénylbutine vrai est un liquide incolore, bouillant à 1899-1919 sous 760MM, très réfringent, de densité 0,9375 à o°, Son analyse m'a donné les résultats suivants : Calculé Trouvé. pour CH,
MADOULATOO LR ES reset 7,84 7,69 CÉDOILRELOD EMI PER A rates 92,51 92,30
La combustion doit être conduite lentement et à température relativement basse si l’on veut obtenir tout le carbone.
C.-N. Rüber (1) a publié, postérieurement à ma Note parue dans le Bulletin de la Société chimique, une étude du A; phénylbutène. Pour lui, le carbure obtenu par Aronheim est le A: phénylbutène C6 H5—CH?—CH = CH — CH ; il appuie cette opinion sur quelques réactions peu concluantes pratiquées par Aronheim lui-même.
J’ai préparé un carbure possédant le même point d’ébulhtion que celui d’Aronheim et je l’ai transformé en carbure acétylénique vrai. Ce fait laisse croire, au contraire, que c’est bien le A3 phénylbuiène qu'avait obtenu cet auteur. Rüber omet de le signaler. À son tour, il décrit le A, phénylbutylène qu'il obtient en condensant ie chlorure de benzyle avec le bromure d’allyle au moyen du sodium. L'iodure d’allyle fournit, dit-il, un carbure difficile à obtenir complètement exempt d’iode; j’ai pu vérifier moi-même l'exactitude de ce dernier fait. L’auteur n’a pas cru devoir indiquer le point d’ébullition à la pression normale; celui qu’il donne est de 60° sous 1oMM, J’ai indiqué 1769-1789 sous 756mm et 730-760 sous 14m, Rüber conclut que J'ai obtenu un produit à peine pur. Sans m'être attaché à obtenir rigoureusement pur un composé qui n’était pour
(:) Berichte, t. XLIV, 1911, p. 2391.
RM. Due
moi qu’un produit intermédiaire, je considère comme fort exagérée l'affirmation de l’auteur allemand. Le produit, purifié par contact prolongé avec du sodium en fil et complètement exempt d’iode, bout à 720-739 sous 15% et à 1970-1980 sous 754MM, sa densité à 0° est de 0,8091.
Pour être complet, j’ajouterai que Klages (1) a préparé le A, phénylbutène et qu’il indique pour ce composé les points d’ébullition suivants : 1769 sous 7965Mm, et 760 sous 18mMm, Ces températures sont très voisines de celles que j'ai obtenues pour le composé A; qui m’a servi à préparer le phénylbutine vrai.
Comme on le voit, les phénomènes d’isomérie des différents phénylbutènes paraissent très compliqués et nécessitent de nouvelles recherches. ù
Isoheptine CN )CH — CH? — CH — C= CH. — La méthode qui m'avait servi à préparer le phénylbutine vrai m'a permis de préparer également un carbure acétylénique de la série aliphatique, l’isoheptine, en passant par l’isohepiène. J’ai obtenu ce dernier corps par condensation du chlorure d’isobutylmagnésium et de l’iodure d’allyle.
Le chlorure d’isobutylmagnésium s'obtient facilement par la méthode habituelle. On le prépare dans un ballon de grande capacité qui permettra de faire toutes les opérations sans démonter l'appareil. Lorsque l’attaque du magnésium est terminée, on fait arriver goutte à goutte la quantité théorique d’iodure d’allyle dissoute dans son poids d’éther anhydre. La réaction est violente : chaque goutte, en tombant dans la solution du composé organomagnésien, provoque un bruissement, le mélange s’échauffe, il convient d'opérer lentement et avec précaution. Une combinaison complexe des deux composés mis en réaction se sépare au fond du ballon sous la forme d’un liquide dense, insoluble
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(*) Berichte, 1. XXXVII, 1904, p. 2317.
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dans l’éther. Après l'addition de tout l’iodure d’allyle, on chauffe doucement à reflux pendant 2 heures.
La décomposition par l’eau glacée doit s’opérer en évitant le plus possible toute évaporation, le carbure cherché est volatil et facilement entraînable par la vapeur d’éther. On fait arriver l’eau froide goutte à goutte au moyen du tube à brome sans démonter l'appareil. La décomposition est assez vive, on peut la conduire aussi lentement qu’on le désire. Lorsqu'elle est terminée, on verse le contenu du ballon dans une ampoule à décantation contenant un peu d’eau légèrement acidulée par l’acide chlorhydrique. On sépare la liqueur éthérée surnageante, elle est assez fortement colorée en Jaune par de l’iode; on la sèche sur de la potasse en menus morceaux, qui la décolore, et on la soumet à la distillation fractionnée.
Cette partie de l’opération est longue et délicate. Il s’est formé, en même temps que l’isoheptène