G. OU
phique. On trouvera à la fin de ce chapitre une série de mesures relatives à la comparaison du rayonnement de l'uranium, et de celui du sulfate uranico-potassique. Le tableau III donne les dernières séries faites par la méthode précédemment employée, puis bientôt abandonnée, en plaçant les corps à l'intérieur de l'électroscope. Ils ont été
cités pour montrer que malgré l'imperfection de la méthode les résultats peuvent être comparés à ceux que donnent les dispositions meilleures employées dans la suite.
Les nombres de ce tableau mettent bien en évidence la défectuosité expérimentale. La vitesse de la décharge
est une fonction de l'écartement a des feuilles d'or; dt
d'une part cet écartement n'est pas proportionnel au potentiel, et, d'autre part, suivant la valeur de l'angle a les feuilles d'or sont à des distances très variables de la surface rayonnante. Cependant en comparant les durées qui correspondent à des variations d'angles identiques, on trouve des nombres très comparables donnant des vitesses de déperdition en moyenne 3,66 fois plus grandes pour l'uranium que pour le sulfate double.
Pour éviter l'un des principaux inconvénients qui viennent d'être signalés l'expérience fut disposée de la manière suivante : au lieu de la disposition représentée plus haut (fig. i), le couvercle fut remplacé par un tube ouvert, en fer ou en cuivre, sur lequel on plaçait la surface rayonnante; celle-ci agissait alors sur la boule de l'électroscope, ou, comme on le verra plus loin, sur l'air entourant ce conducteur (fig. 2). En faisant reposer les surfaces actives sur des plaques métalliques épaisses percées d'une ouverture on réalisait des surfaces radiantes rigoureusement égales, et à des distances constantes de la boule électrisée de l'électroscope.
Dans une première série, le 20 mai 1896, le rayonnement traversait une ouverture rectangulaire de (2e, 6 X 2e, 2) pratiquée dans une mince lame de cuivre, et la surface active
3o RECHERCHÉS
était à 2imm,5 de la boule de l'électroscope. La compa-
ilrt
raison des vitesses — a donné, pour le rapport de l'action
de l'uranium et du sulfate à surface égale, le nombre 3,67,
presque identique au précédent.
Pour bien montrer le perfectionnement qui correspond
à cette seconde disposition, je rapporterai quelques séries faites avec un disque de fonte d'uranium contenant quelques centièmes de carbone et mesurant 67 millimètres de diamètre sur 5 millimètres environ d'épaisseur moyenne. Ce disque était soutenu par un tube en ferblanc de 65 millimètres de diamètre et de o,5 millimètres de hauteur; la surface était à 2imm,5 de la boule qui avait i5mm,8o de diamètre. Ces séries avaient pour but d'établir
définitivement si une excitation par la lumière du soleil se
traduisait par une variation dans l'intensité de l'émission. Les nombres du tableau suivant (tableau IV.) montrent
que cette influence est inappréciable. Ce tableau fait
encore voir que, dans ces ttOuvelîes conditions, la vitesse du
rapprochement des feuilles d'or, — -, esl à peu près indé-
pendante de la valeur de l'angle a, et sensiblement constante, sauf pour les faibles valeurs de a-
Diverses autres séries, faites en plaçant le disque d'uranium à différentes distances de la boule de l'électroscope, et dont on ne donne pas le détail, ont conduit à des conclusions identiques.
Les tableaux suivants sont relatifs à la comparaison des
Fis. 2.
SUR U;\E PROPRIÉTÉ NOUVELLE DE LA MATIÈRE. 3l
effets produits par l'uranium métallique et par le sulfate double uranico-potassique, à surfaces égales.
TABLEAU IV (21 MAI 1896). — disque d'uranium
Angles
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(l'nr.