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laires, qui marchent peu et volent mal, ont, dans les grandes espèces, une pulpe graisseuse, blanchâtre, formée de sachets ovalaires ou parfois de lambeaux éguenillés, grèles, entre-croisés, et enlaçant les viscères : cette pulpe est presque nulle dans le Ceroplatus. Ge ne sont que des granules libres, mais abondants dans les Macrocera, Sciara, Mycetophila. Le Rhyphus a une grande quantité de sachets oblongs. La graisse est moins considérable dans le Bibio, insecte plus diurne que les autres. Les Psychoda, qui vivent dans les réduits obscurs des fossés, ont de nombreuses granulations ovales ou arrondies.
Les larves des Tipulaires terricoles, animaux voraces, aveugles et cachés dans les entrailles du sol, sont pourvues d’une assez grande abondance de tissu adipeux : celui-ci se présente sous la forme de nappes ou de larges tabliers épiploiques blanchâtres, criblés de trous arrondis ou de réticulations comme une dentelle. Dans la larve du Ayphura, ce sont des lanières fort étroites, croisées en mailles lâches et irrégulières; celle du Ceroplatus a des lambeaux grisâtres, filiformes, flottants; celle du Mycetophila a de longs rubans déchiquetés où les granules sont disposés sur un même plan.
Dans les Tabamiens, dont les femelles sanguinaires ont une vie très-active sous un soleil ardent, mais qui, dans les temps couverts et frais, sont retirées et souvent forcées à un régime austère, on trouve constamment autour du ventricule chylifique un grand châle épiploïque blanchâtre, formé de sachets enchevêtrés de trachéoles, et indépendamment de cela, si la dissection est heureuse, une membrane hyaline péritonéale, plus ou moins collée contre les parois abdominales. Parmi les Stratiomydes, l'Ephippium, de mœurs assez paisibles, a des granules adipeux libres et des sachets grands assez fournis, tandis que les Stratiomys, plus actifs, n’ont presque pas de réserve graisseuse. Le Vappo etle Beris, assez sédentaires, ont, au-dessous des viscères, des granules détachés assez grands. Dans les Sargus, qui n’ont pas beaucoup de vivacité, on trouve des sachets polymorphes abondants, formant avec les
trachées des espèces de grappes ou de guirlandes. Le Cyrtus a des granules libres nombreux; les Empis, assez volages, ont à peine quelques rares lambeaux d'une graisse jaunâtre; les Asiliques, chasseurs vigilants, le plus souvent en faction, d’un vol brusque , rapide, mais non prolongé, ont le châle ventriculaire des Tabaniens et de larges nappes sous-viscérales recouvertes de sachets. Les Anthraciens et les Bombyliers, dont l'existence aérienne est plus ou moins agitée, ont sous les viscères quelques lambeaux de nappes graisseuses ; mais les premiers, incontestablement moins vifs, ont des granules détachés qui ne s’observent pas dans les seconds. Ces nuances ne sont futiles qu’en apparence. Les Dolichopodes, les Thérévides, les Rhagionides, tous Diptères d’une vie assez active, ont à peine quelques follicules polymorphes et rarement des granules libres; les Syrphides, presque toujours suspendus en l'air et bourdonnants, ont quelques guenilles adipeuses rares; le Scenopinus, au contraire, d’un caractère morose et d’habitudes sédentaires, a abondamment une pulpe granuleuse blanche et des grains détachés, les deux formes du tissu adipeux qui annoncent par leur réunion les propriétés vitales les moins énergiques. Nous ne connaissons pas bien les habitudes des Conopsaires; mais à en juger par l'abondance des granules adipeux pulvériformes, ils ne doivent pas être fort actifs. Les OEstrides m'ont offert dans le Cephalemyia une enveloppe péritonéale aranéeuse, dans l'OŒEstrus quelques granules libres : je parierais que le premier a une vie plus agitée. Les Muscides calyptérées, qui, en général, se font remarquer et par la prestesse de leur vol bourdonnant et par la rapidité de leur marche, ont une pulpe adipeuse médiocrement abondante sous la forme ou de granules libres, ou d’une couche pariétale, ou de grumeaux; mais leur graisse est toujours blanche ou grise. Les Muscides acalyptérées, où les espèces sont presque toutes d'une humeur paisible et sédentaire, peu habiles au vol et à la course, ont une quantité assez considérable de tissu adipeux. Mes procès-verbaux de dissection m'ont donné des résultats singuliers. Les espèces des Sepedon, Tetanocera, Loxocera, 26*
genres riverains ou habitants des plantes marécageuses, ont audessous des viscères une couche pariétale d’une graisse fauve, chocolat ou blonde, et, outre cela, une pulpe grumeleuse blanchâtre située sur les organes ; les Scatophaga et les Sapromyza, dont le genre de vie est bien différent, ont des flocons adipeux uniformément blancs; les Helomyza, amis de l'ombre des forêts, mais non riverains, ont des lambeaux graisseux et des granules libres; le Tephritis, que j'ai souvent rencontré dans les bois pondant ses œufs sur les champignons parasites, a sous les viscères une couche pariétale chocolat, quoique l'espèce ne soit pas riveraine : sa vie privée est encore à étudier. Le Platystoma, habitant grave et sédentaire des troncs d'arbres ombragés, a une abondance singulière de granules adipeux sphériques, libres, blanchâtres, qui rappellent ceux que j'ai signalés dans les Ichneumons et autres Hyménoptères. Le Calobata et V'Ulidia, qui vivent sur les végétaux des bords ombragés des fossés, ont, le premier, une couche sous-viscérale fauve, le second, un ruban de cette couleur le long des flancs et des granules libres, blancs, pulvériformes. Le Lauxania a le ruban latéral de l'Ulidia, mais blond et sans granules; le Lonchæa, genre contigu au précédent, a une couche sous-viscérale épaisse, blanche, et par-ci par-là quelques lambeaux ferrugineux ; lOchiera, malgré sa vie toute riveraine, n’a qu’une pulpe adipeuse grisâtre, et le Notiphila, cohabitant du même rivage, a des sachets ovalaires blancs suspendus aux trachées. Je n’ai aperçu dans le Teichomyza, domicilié des écuries, que des lambeaux polymorphes d’une graisse subdiaphane ; l'Ephydra-ripicole, des lieux ombragés, a une pulpe abondante chocolat, et aussi quelques sachets gris; le Sphærocera, qui se plait dans les crottins des forêts, a des grumeaux abondants, blancs, et une couche sous-viscérale roussâtre; enfin, les Phora, agiles à la course et presque cosmopolites, n’ont que des granules libres. Parmi les Pupipares, dernier groupe de l’ordre, l'Hippobosca a des granules adipeux ronds, souvent contigus en séries moniliformes, et quelques guenilles clair-semées.
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