‹ Récifs au soleil, poèmesChapitre 3 sur 31 · TRADUCTION DE L'ANGLAIS · texte numérisé non relu

TRADUCTION DE L'ANGLAIS

De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts, de Thomas de Quincey.

(Mercure de France, 190 M Cinq poèmes de John Keats. (Edit. de Poésie, Toulouse, 1906), épuisé. L'Amour Moderne, poème de George Meredith. (Edit. de la Phalange,

Sans doute est-il superflu d'expliquer un recueil de vers, et d'attirer l'attention du lecteur bénévole sur sa signification, sur sa structure intime. Celui-ci, par ses subdivisions, découvre assez l'intention symbolique qui s'y prétend inclure. D'une zone sombre, agitée, incertaine, presque désespérée — les âmes y figurent de tristes récifs perdus dans l'océan immense de la vie — je ne sais quel souffle heureux, printanier, élève — Incipit Vita Nova — l'enchantement de lumineux et caressants prestiges. Désormais, où règne le Soleil, extase et fête ! une sérénité paisible s'est établie : qu'importe si ce sont des jardins ruinés, imaginaires, qu'importe que ce soient des récifs, du moment qu'en transfigure l'apparence l'éclat durable et vivifiant du Soleil ;... qu'ils s'offrent à jamais confiants et chaleureux, ces clairs RÉCIFS

au Soleil ?

Les poèmes n'ont pas besoin de glose si ce n'est pour attester quelques particularités qu'il sied au poète de faire connaître.

Les plus anciens par la date ont été écrits plusieurs années avant la longue tourmente, le plus récent ne remonte qu'à 1918. Presque aucun ne se réfère aux choses, aux souvenirs, aux désastres de la Guerre. Le poème intitulé LA Guerre précisément a été, par suite de quelles appréhensions ou prévisions secrètes, composé en 1913, et parut, le 15 novembre 1913, dans le Mercure de France. Au contraire LA Paix, reflétant un état d'esprit qu'enflamme

un large espoir, et LA Danse DES HEURES, essai de symphonie rythmique, se penchent sur les catastrophes, les désastres, aussi les pensées austères et fécondes de la douloureuse période.

Le souvenir de figures amicales parmi les plus belles, les plus proches, les plus nobles que le poète durant son existence ait vu à son côté sourire, est évoqué, ô Poètes morts si tôt, Pierre Quillard dès 1912, Stuart Merrill en 1 9 1 5, au seuil du livre par la dédicace, et leurs visages se retrouvent, avec celui du grand Verhaeren, dans un poème de ferveur affectueuse et pieuse, à l'époque reconquise de la sérénité.

Hélas, que de visages... / D'Aquarelle encore, sur une composition exquise du délicieux Henry-Edmond Cross, l'artiste, peu de semaines avant que le prît le trépas, exprimait dans une lettre par la souffrance interrompue, sa joie amicale et sa satisfaction...

Et, désir de témoigner, du début à la fin, une dévotion envers la mémoire et l'exemple de Paul Verlaine, ce nom s'inscrit deux fois dans le livre, au seuil dans ÉVOCATION, au faîte — rappel et couronnement — dans INVOCATION, qu'accueillit, en 1910, /'Hommage apporté à son monument par la voix de cent poètes divers.

La Librairie de France a très récemment édité de l'auteur de RÉCIFS AU Soleil un petit volume formé de cinq odes et d'un sonnet, L'Allée des Glaïeuls, qui date néanmoins d'une époque plus récente.

Mais l'inspiration du Poète ne dépend pas même des circonstances qui la provoquent, lorsqu'elle est pure et sincère. Les poèmes présentés ici, qui la plupart ont paru dans des revues, gagneront-ils, à se trouver réunis, une signification, un éclat plus certains et plus forts ?

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