CHAPITRE QUATRIÈME
beaux types notés, à la fois, pour l'intelligence, pour l'endurance et pour l'adresse.
Dans une courte étude sur ce même sujet, M. Benjamin Suite disait : Des trois groupes qui forment ce que nous appelons « les Anglais », le plus ancien au Canada et le plus remarquable est le groupe écossais. Pour nous, Canadiens- Français, il est aussi le plus sympathique.
Les montagnards highlanders arrivèrent les premiers, formant le noyau solide de l'armée de Wolfe en 1759. A la paix, on les licencia, ils prirent des terres autour de Québec ; leurs familles sont encore là, nombreuses et agissantes, mais ne parlant pas ni la langue gaélique ni l'anglais : la mère canadienne a imposé sa langue. Ils se sont fondus parmi nous et vivent de nos sentiments. Les uns se nomment Clendenning, McQuiyre, Fraser, jMacfarland, etc., les autres ont pris des noms français ; en un mot, ils se sont fondus en un même peuple avec nous. Tous ceux-là sont cultivateurs ou l'étaient, car de nos jours les Écossais se sont assujettis à une grande variété de professions.
Le deuxième contingent arriva par familles isolées, peu après le traité de 1763 qui cédait la colonie de la Grande-Bretagne, et cette immigration s'est prolongée jusque dans notre siècle. Ces gens étaient des Lowlanders. Ils apportaient la connaissance de l'industrie. Nous leur devons le relèvement merveilleux du Bas- Canada au lendemain des désastres de la conquête. Très sympathiques à notre élément, ils n'ont jamais été en désaccord avec nous.
Revue populaire. Je.\n Lève que