CHAPITRE CINQUIÈME
de plusieurs enfants, et tous les étés elle va à Upton passer quelques semaines chez son vieux père qui jouit d'une excellente santé et possède encore toutes les manières gracieuses qu'on retrouverait chez un homme instruit et prospère, dans la cinquantaine.
Le mariage de M. Harris et de Mlle La Rose fut célébré en 1873. Grâce à cette femme de notre race, M. Harris avait vécu pendant trentecinq ans dans une atmosphère catholique.
« Elle fut sa digne compagne, dit un des biographes du grand homme qui n'est plus, elle fut l'inspiration constante de son mari. Grâce à son énergie, à sa vivacité et à ses vertus domestiques, elle le conduisit sur la route du succès en cette vie et dans l'autre, (by her energy, vivacity and house^ifely quahties, she brought him the way to succès in this life and next).
Le 24 juin 1908, jour de la Saint-Jean-Baptiste, au cours de sa dernière maladie, ]\I. Harris se fit baptiser par un prêtre de l'Église catholique romaine, dont il avait étudié la doctrine pendant de nombreuses années. Il embrassa la foi cathoUque et mourut peu après avec les consolations de notre sainte rehgion.
Au témoignage de son directeur spirituel, qui l'avait connu intimement pendant ce temps, M. Harris avait été « catholique de croyances et de conduite » les six dernières années de sa vie, et « sa connaissance des vérités de la foi catholique l'emportait beaucoup sur celle de beaucoup de cathohques ».
Sa lecture favorite était les œuvres du cardinal Newman.
Pierre La Rose, gradué de l'Université Harvard, il y a quelques quinze ou dix-huit ans, et
qui pendant plusieurs années fut rédacteur au « Harvard Lampoon », était natif de Albany, N.-Y., et le petit-fils de M. La Rose, de Upton.
Le Soleil, 1908.