‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 118 sur 251 · Nesciat hoc Tibris · texte numérisé non relu

Nesciat hoc Tibris

Claud., in Eutr., i, y. 436.

Paient sous les aigles \ En assistant à cette revue, pûle mage des temps où Rome était puissante et révérée lans le monde, les députés du Gapitole se sentirent îmus et eurent peine à retenir leurs larmes.

Ce qui se dit entre eux et l'Empereur, ou plutôt entre eux et le vrai souverain, Stilicon, nous ne le savons îue par la bouche d'un poète ; mais celui-ci n'était pas lin vulgaire versificateur chantant les grands par ouïlire et n'apercevant que de loin les lambris de la cour. Glaudien, tribun d'une légion par la faveur de Stilicon, assistait peut-être à cette audience ; en tout cas, il put la connaître dès le jour même par le récit de son protecteur. Quoi qu'il en soit, il nous en fait, suivant l'habitude des poètes, une narration allégorique, )i!i la déesse Rome représente la députation de la ville éternelle et adresse à l'Empereur un discours, celui sans doute que lui tinrent les envoyés. C'est du moins le genre d'arguments, c'est la suite des idées que l'orateur du sénat et du peuple de Rome put exposer au jeune homme qui tenait en ses mains, sinon la destinée, du moins la dignité du consulat.

Puisant son exorde dans le spectacle inattendu qui venait de frapper ses regards, Torateur — on peut supposer que c'était lui — récapitulâmes gloires de Théo-

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