Virginibus bacchate lacsenis
Taygeta
Virg., Georg,, ii, v. 487-488.
acheiée, Stilicon put iespérer de réduire bientôt son ennemi par la famine.
Malheureusement le blocus se prolongea, au grand détriment de la discipline, car les soldats, trop voisins de Pise, quittaient à chaque instant leur poste pour aller piller. Stilicon lui-même se relâcha de l'activité qui convenait à un général, et qu'on vantait au reste chez lui comme une de ses principales qualit/és. Cette molle patrie des voluptés païennes exerçant sur Tépoux de Séréna ses séductions dangereuses, le quartier prétorien regorgea de courtisanes et d'histrions que le pays fournissait en abondance, et le chef passait les nuits en divertissements, tandis que les soldats désertaient^ Alaric profita de l'incurie générale pour se procurer des vivres par les côtés de la montagne qui se trouvèrent les plus mal gardés ; il put même recevoir dans son camp, à l'insu des assiégeants, des émissaires d'Eutrope qui lui apportaient des propositions d'arrangement au nom de l'Empereur. Ces propositions le remplirent de joie : elles contenaient l'octroi de tout ce qu'il avait désiré et demandé jusqu'alors, de tout ce qiii avait été le motif ou le prétexte de sa prise d'armes, c'est-à-dire son élévation à la maîtrise des milices.
Arcadius lui offrait cette fonction dans le département de rillyrie orientale, à la condition qu'il cesserait la guerre et se rendrait tout de suite en Épire, où un cantonnement lui serait délivré. Le gouvernement promettait en outre^de lui fournir des vivres et d'organiser